Au quotidienCôté maman

Éducation bienveillante et brin de culpabilité

posted by mamanlouve 24 juin 2016 33 Comments

Quand je suis devenue maman, je n’avais jamais entendu parler de ce concept d’éducation bienveillante, je faisais tout un peu au feeling, sans rien forcer. C’est aussi tout naturellement que j’ai opté pour la motricité libre, sans même encore une fois connaître cette pratique. En réalité la crèche dans laquelle est little G pratique cette motricité libre, donc j’ai pris cela comme seul modèle de référence. Ne pas l’asseoir tant qu’il ne sait pas le faire seul, ne pas l’aider à se retourner, ne pas forcer la marche, tout s’est fait assez spontanément et j’ai aimé l’idée de respect du rythme de l’enfant. Je suis assez partisane du « il a le temps » alors j’ai vite stoppé toute angoisse sur son développement, il ira à son rythme, que ça plaise ou non. Puis un peu avant ses un an, j’ai commencé à être confronté à autre chose, quelque chose qui est arrivé bien plus vite que je ne le pensais : l’éducation.

***

Ba oui, c’est bête mais je le trouvais encore bébé et je me disais que j’avais le temps, mais non ! J’avais d’ailleurs écrit mon désarroi dans un billet qui s’appelait éduquer son enfant, ça commence quand ?. J’étais alors totalement perdue, confrontée d’un coup au vrai rôle de maman, sortir du maternage pur et dur pour aussi lui inculquer les limites et avoir comme responsabilité son éducation entre les mains. Je me mets sans aucun doute beaucoup de pression pour faire bien les choses, mais alors son éducation c’est vraiment quelque chose que j’ai peur de foirer.

De ses 10 à 18 mois j’ai donc appliqué les conseils qu’on m’a donné. J’ai réorganisé mon appartement pour que rien de dangereux ou trop tentant soit à sa portée et j’ai appliqué le « si ce n’est pas dangereux laisse faire », ça m’a tellement soulagé. D’un coup fini la vieille hystéro qui reprend son enfant toutes les deux secondes, je pouvais laisser little G se mouvoir sans l’interrompre et n’intervenir que lorsque c’était nécessaire. Il m’a donc fallu apprendre le self control, parce que oui voir ma bibliothèque se vider quatre fois par jour sous mes yeux ce n’était pas facile pour moi, mais bon avec le temps j’ai compris que c’était ça ou ma santé ! Alors j’ai laissé faire ce que je jugeais bon et j’ai fini par trouver tout cela tellement plus simple à vivre, pour tout le monde.

MamanLouve-educationbienveillante

Puis il a eu 18 mois et là c’est une autre facette que j’ai découvert : colère, crise et caractère. Il a presque deux ans aujourd’hui et je sens que ça s’accentue au fil des mois, je reparlerai du terrible two dans un autre billet mais là où je veux en venir c’est justement sur ce point : l’éducation, qui plus est bienveillante. Lorsque little G a commencé à vraiment s’opposer, à me tester, j’ai de nouveau cherché des solutions pour savoir comment réagir. Très vite j’ai vu que sur la toile, ce qui était très en vogue c’était « l’éducation bienveillante », alors j’ai lu, je me suis documentée là dessus et j’ai trouvé cela tellement attirant. J’ai beaucoup appris sur le fonctionnement des enfants, sur leur cheminement intérieur, sur pourquoi ils réagissent de telle ou telle façon et sur le « laisser libre court à l’expression de leur colère ». Oui tout ceci est passionnant, mais voilà, je trouve cela difficile à appliquer en toutes circonstances.

***

En réalité, et cela ne concerne que moi, je trouve ces concepts géniaux mais les solutions apportées parfois pas assez poussées. Typiquement : quand son enfant fait une bêtise, plutôt que de le punir ou le mettre au coin, il faut lui expliquer pourquoi il n’a pas le droit de faire ça. Mmmmm ok, très bien, c’est noté, et après? Oui parce que le mien voyez-vous il n’en a rien à taper du pourquoi, il va refaire la même bêtise inlassablement. J’ai un escalier chez moi, une mezzanine, il n’a pas le droit de monter seul, on lui a expliqué, 1 fois, 2 fois, 3 fois, 118 fois, 6549 fois, il retournait devant l’escalier et mettait son pied sur la première marche en nous regardant avec un grand sourire. Donc là concrètement on fait quoi? Je n’ai toujours pas la réponse, enfin si, vous pouvez toujours utiliser la technique du : « oh regarde là, il y a un truc incroyable » ou alors la faiblesse ultime : « tu veux un gâteau? ». Et voilà, on tombe là où je tente d’en venir depuis le début : la culpabilité face à l’échec.

Entre les principes et la réalité il y a parfois une petite faille, et ce n’est pas toujours facile à accepter. Quand je lis tous ces témoignages et ces articles, je rêve d’être une maman comme ça, jamais un mot au dessus de l’autre, qui prend le temps de tout, et qui garde un contrôle sur elle même à toute épreuve. Mais au lieu de ça, il y a parfois ce que je voudrais faire et ce que je fais. Alors oui je tente d’être au maximum la maman bienveillante car je suis convaincue du bienfait de cette éducation et qu’elle me parle vraiment beaucoup mais tant pis si je n’arrive pas à l’atteindre à chaque fois. À partir du jour où je me suis dit que c’était le modèle vers lequel je souhaitais tendre et non pas le modèle à suivre j’ai commencé à ne plus culpabiliser quand je n’y arrivais pas.

***

Aujourd’hui j’ai réussi à prendre un peu du recul et je sens que je fais de plus en plus au feeling , comme je le sens, je me sépare un peu de la théorie pour inventer ma pratique. Il y a pleins de petits conflits que je ne sais toujours pas trop comment régler mais que je tente de désamorcer de la façon la plus intelligente possible. Mais voilà nous sommes humains et il nous arrive tous de craquer, de crier, d’avoir envie de toute envoyer balader…tâchons de se rappeler que ce n’est pas grave, et encore une fois d’être un peu indulgent envers nous…On peut bien en lire des bouquins sur l’éducation mais il n’y a que nous pour appliquer nos règles alors faisons nous confiance, on en revient toujours au même point non? Et puis dans le fond…je suis persuadée que ce n’est pas ça qu’ils retiendront de leur enfance…!

MamanLouve-educationbienveillante

Bon week-end à tous,

Je vous embrasse

*** Flore ***

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33 Comments

chacha 24 juin 2016 at 8 h 54 min

Si il y avait une recette miracle ça se saurait non? J’applique au mieux le principe : j’explique, je préviens et si besoin je sanctionne.
Le coin étant la sanction. Parfois je perds patience, il faut aussi se dire que c’est humain après tout, ça devient n’importe quoi.

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Sarah 24 juin 2016 at 8 h 54 min

Merci Flore pour cet article déculpabilisant ! Ma fille vient d’avoir deux ans, et je vois que nous sommes toutes dans la même « galère » et que nous avons les mêmes interrogations quant aux conséquences de nos paroles et de nos actes en terme d’éducation.

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Melanie .L 24 juin 2016 at 9 h 15 min

Je suis aussi dans les 18 mois pas de crise mais des pétites colères et du caractère beaucoup même. Ici on crie tres peu on ne hurle jamais, le papa n’était pas là la semaine je gère ça va. Je ne lui cède pas mais comme toi je le laisse si ce n’est pas dangereux ou que Ca ne casse pas (si Ca casse je lui retire des mains sans crier en disant « faut pas toucher à Ca  » . Pour les escaliers on a eu le coup aussi, il a tenter seul deux marches (on était pas LOin) et s’est retrouver bloquer pour re descendre seul. Je monte les marches avec lui en le tenant et descendre c’est pareil et depuis il n’a jamais tenter seul. Pas facile toi avec ton escalier. Super article

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DeboBrico 24 juin 2016 at 9 h 17 min

Ah l’éducation positive et bienveillante!!! Tout un programme! Je fuis toutes ces méthodes éducatives qui ressemblent à des doctrines et qui n’ont comme seul objectif de faire culpabiliser les mères… Ce qui m’agace dans la tendance actuelle où la mère n’est jamais assez bonne c’est que le rôle de mère doit devenir professionnel… et ça ça m’irise le poil. Je revendique justement de ne pas être une professionnelle de l’enfance. Pour moi l’éducation, ce n’est pas une science avec des méthodes c’est plutôt une façon d’être en fonction des personnalités et des stations. Je n’ai absolument pas envie de tenir un nouveau rôle chez moi, chez moi j’ai besoin d’être naturelle, sans me questionner à chaque action, sans culpabiliser, car c’est absolument normal de perdre patience. Je n’applique que des règles simples: être cohérente et régulière/ prendre le temps de l’explication/ respecter l’enfant/ sanctionner si besoin et sans culpabilité. Chez nous nous mettons au coin si besoin et je trouve pas du tout que ça ressemble à de la maltraitance, de même pour mon grand il nous arrive de confisquer des jouets car le coin n’a plus trop d’effet, et je ne crois pas qu’il en soit traumatisé. Surtout il faut toujours garder en tête qu’il y a des cycles, que c’est normal les périodes où tout d’un coup ils re testent toutes les limites, je vois ça comme des mises à jour un peu, que ce n’est pas contre nous et que tout ce que nous avons mis en place en amont n’est pas vain, que c’est juste comme ça!! Et pendant ces périodes il faut éviter d’être dans des trop grands rapports de force, qu’il faut prendre les choses avec un peu d’humour et de légèreté tout en étant très fermes sur les limites par contre…
Et rien à voir mais sur ton article des flaques, je t’avais mis en commentaire que ça m’inspirait mon propre article: le voilà en ligne: https://debobrico.com/2016/06/24/les-parents-decomplexes-du-drame/

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MrsLeg0 24 juin 2016 at 9 h 36 min

Amen !

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Mamaravo 25 juin 2016 at 12 h 21 min

Ah la la, Amen aussi ! 😀

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Camille 1 juillet 2016 at 19 h 19 min

Vous n’imaginez pas le bien que votre commentaire fait à la jeune mère que je suis. Merci!

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Lena 24 juin 2016 at 9 h 26 min

J’aurais pu écrire ça d’un bout à l’autre…et pourtant trois fois j’ai faillis, trois fois j’ai fessé…
Trois fois je me suis excusée, j’ai expliqué, et accepté que je suis un être humain en plus d’une maman maternante et bienveillante

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Emy 24 juin 2016 at 9 h 31 min

Je me retrouve tellement dans ce que vous écrivez ! Moi aussi j’ai un little G, un peu plus grand, 3 ans et demi …. Et cette éducation bienveillante me correspond également mais pas facile à appliquer tout le temps ! Mais comme vous le dites si bien ce n’est pas grave et nous ne sommes que des humains après tout ! Mais ce qui me gêne parfois, même si j’essaie de m’en détacher, ce sont les remarques des autres face à cette éducation ! Toujours devoir se justifier devant un  » tu le laisses faire ça ! Avec moi ça ne passerait pas !  » …. J’avoue que parfois ces remarques me font un peu culpabiliser !

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Morgan 24 juin 2016 at 9 h 48 min

Mon petit bout n’a pas encore 6 mois mais je retrouve dans ton article les convictions que j’ai (pour le moment) en matière d’éducation. Je pense comme toi qu’il ne faut pas suivre au pied de la lettre la théorie qui ne colle parfois pas aux situations de la vie réelle (il y a tellement de choses intriquées, des paramètres non pris en compte dans les bouquins ou articles…).
Se remettre en question (mais pas trop), se faire confiance et faire confiance à mon bout de chou, s’accorder avec tous les membres de la famille et noter le positif dans chaque situation… Un bon début ? (j’essaye de me rassurer comme je peux 😉 )

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Lily 24 juin 2016 at 10 h 31 min

Merci de cet article qui décomplexe un peu sur l’éducation bienveillante 😉 Il est vrai qu’on ne s’attend pas à devoir les « éduquer » si tôt… Dur dur, le coup de l’escalier dangereux…
Ici c’est pareil, on le laisse faire beaucoup de choses du moment que ce n’est pas dangereux et/ou que ça ne concerne pas des objets qui cassent (le plus difficile, je trouve, c’est d’être cohérent dans les interdictions)… Sinon, on explique, et quand il essaie de pousser sa chance (en nous regardant avec un grand sourire, il est fort pour ça lui aussi), on hausse le ton pour réellement marquer l’interdiction… Doudou, 22 mois, se met alors à pleurer, se jette par terre en tapant ses petits poings : on réexplique le pourquoi de l’interdiction, en lui disant bien qu’on comprend sa colère (éducation bienveillante blabla), mais que là c’est non (je ne sais pas s’il nous entend ou s’il est trop occupé à écouter les modulations de ses lamentations…), puis on le laisse digérer sa frustration tout seul… Il passe vite à autre chose !…
Pour la nourriture par contre c’est une autre histoire, et je lâche un peu les armes (il ne se laissera pas mourir de faim)… Mais là, c’est la famille qui s’offusque de ce que cet enfant ne mange pas à table ><…
Ca s'arrête quand le terrible two ?

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Aurelie 24 juin 2016 at 11 h 12 min

Ca s´arrête avec « fucking four » ! haha !

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Aurelie 24 juin 2016 at 11 h 00 min

Tout pareil ici. Je me suis énoooormément documentée sur la parentalité bienveillante, positive, les pédagogies alternatives, le maternage proximal et j´en passe. Et malgré tout je me suis vue plusieurs fois m´énerver sur mon fils à force de le voir « me chercher » alors même que je savais très bien que ce n´était pas le cas en réalité. Est-ce que tu as lu « J´ai tout essayé ! » d´Isabelle Filliozat ? (ou encore « Il me cherche ! » justement lol). Ces ouvrages ouvrent l´esprit de sorte qu´on ne se cantonne pas à reproduire machinalement la façon dont nous mêmes avons été éduqués, mais bien entendu il faut faire à notre sauce ! Et puis ce rôle de parent, on s´y forme aussi avec le temps, ca vient pas d´un coup malheureusement. Mon fils a 1 mois de différence avec Little G. et plus le temps passe, plus les choses sont faciles et naturelles alors même que lui s´affirme et que cela devrait être plus difficile. Le lâcher-prise aussi ca fait un bien fou. Et dommage pour ceux et celles qui voient cela comme du laxisme..!

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Louna 24 juin 2016 at 11 h 34 min

Ah ben je vois qu’encore une fois, nous avons toutes les deux une approche vraiment similaire : moi aussi, je suis très attirée par cette éducation bienveillante dont on nous parle, parce que ça correspond à mes convictions profondes qu’un enfant, même si jeune, est une personne à part entière qu’il faut respecter. Et le respect commence avec la communication.
Mais comme toi, ce concept rencontre régulièrement des limites, et il faut alors essayer de trouver sa propre recette, celle qui marche avec son enfant à soi, dans cette situation bien précise. Et ça, ben…. Il n’y a pas de recette miracle : on expérimente chaque jour, on rate, on recommence, on réussit et on retente. Bref, on gère au mieux, quoi ! Mais je suis persuadée qu’on tient le bon bout ! 😉

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Ragnagna 24 juin 2016 at 14 h 18 min

Elle est encore cool ici mais malgré ça je perds patience parfois et m’énerve en l’entendant geindre pour la millième fois tandis que j’essaye de passer l’aspi/faire les poubelles/écrire un commentaire sur ton blog… En ce moment elle zappe les siestes et je suis donc en non-stop avec un bébé fatiguée. Bref on fait de notre mieux, de toutes façons on ratera forcément quelque chose à un moment alors autant essayer de rester détendues !

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Camomille 24 juin 2016 at 14 h 45 min

Je te rejoins complètement. L’éducation bienveillante c’est très beau sur le papier. Au quotidien, je ne m’y retrouve pas. Je défends le principe de la juste punition. Quand un enfant sait qu’il fait une bêtise, il faut aussi qu’il sache qu’il va y avoir des répercussions. Car toute action a ses conséquences, et ça ne me semble pas « malveillant » de leur leur apprendre au plus tôt.

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Calouve 24 juin 2016 at 16 h 03 min

Si je devais collet une étiquette sur la manière dont on essaie d’éduquer nos enfants, je pense me rapprocher de cette éducation « bienveillante »… Mais à ma sauce, parce que comme tu le dis, je suis humaine, et il m’arrive de crier, d’être à bout de nerf et moins à l’écoute. Mais j’essaie de lui expliquer, répéter, que ce qu’il fait, ce n’est pas possible pour telle ou telle raison… Maintenant qu’il est plus grand, je trouve que ça commence à porter ses fruits. J’ai moins besoin de répéter… Mais c’est un travail de longue haleine parfois épuisant… Moi aussi, quand il était plus petit, il a eu une phase où il nous mettait des tapes sur la joue… Et ca le faisait rire (j’enrageais à l’intérieur) j’essayais de lui expliquer qu’il ne fallait pas faire ca, que ça faisait mal, j’essayais de lui montrer comment faire des caresses à la place… Tu parles… Bon, ca a fini par passer, et il a préféré les caresses 😉
Mais il n’y a pas de solution miracle, chaque enfant est unique, il faut faire au feeling… Le seul truc essentiel, je trouve, c’est de prendre le temps d’expliquer pourquoi il ne doit plus faire ca.

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didoune 24 juin 2016 at 17 h 33 min

je suis tout à fait d’accord avec toi et certaines ici dont Calouve ! Ici aussi je suis absolument pro-bienveillance mais il m’arrive des fois d’hurler sur mon fils de 20 mois ou d’avoir des gestes brusques, il m’est même dejà arrivé de lui mettre des tapes. Dans ces moments là en plus je me rends toujours compte qu’il n’était pas le plus affreux mais que c’est moi qui ai perdu patience plus vite que d’habitude. Du coup, quand il m’arrive de déraper et de sortir de la bienveillance, je m’excuse auprès de lui. je lui dit que j’ai crié et que je n’aurai pas du et lui dit pardon. mais je ne culpabilise pas pour autant de crier ou de sortir de mes gongs car nous sommes juste humaines. je me dit que l’essentiel est que je sois calme avec lui la plupart du temps et que je lui explique ou m’excuse quand je dérape; et puis, je me donne aussi le droit de le punir quand il depasse les limites mais en écrivant je réalise que cela fait très longtemps que je ne l’ai pas puni. Au contraire du terrible two, j’ai l’impression que plus il grandit plus ma relation avec lui se perfectionne. (mais j’ai eu des débuts difficiles avec un nourrisson qui pleurait en continu …)

voila mon vécu !

bises et merci pour tes beaux articles

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Je ne suis pas une poule 24 juin 2016 at 19 h 56 min

Super article. Il résume bien ce que je pense. Le feeling il n’y a que ça de vrai. Bébou est comme ton fils. Tu peux redire les choses mille fois en expliquant, en étant bienveillant, mais elle va aller vraiment cherche où sont les limites… Et il faut qu’elle les trouve. Il n’y a rien de plus sécurisant que des limites clairement définies… Tant pis si pour cela je dois la punir, voir lui mettre une mini fessée. Je l’aime suffisamment pour le faire.

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Damanne 24 juin 2016 at 20 h 51 min

Merci Flore pour cet article sincère qui vient du coeur. Mon petit bout est encore loin derrière (10 mois) mais ça y est on commence à dire « non ». C’est le début non ?
Bon courage, je pense que ça ne sera jamais simple… t’imagine l’adolescence ce que ça va donner ? 😉 bisous !!

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sifene stimmi 24 juin 2016 at 22 h 52 min

Pardon ne le prend pas mal surtout mais…je t’adore car en lisant ton article je me suis marrée parce que « j’ai le même à la maison » …

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L'Atelier de la Malie 25 juin 2016 at 11 h 24 min

Je suis actuellement dans la phase « motricité libre ».. Au début, je lisais sur internet ce qu’un bébé devait savoir faire à tel ou tel mois mais j’ai vite laissé tomber.. ça me stressait : et si mon bébé n’arrive pas à faire ça, ou il est en retard. Du coup, j’ai décidé de ne plus regarder et de laisser faire à son rythme, je sais très bien qu’il se tiendra assis, fera ou pas du 4 pattes et marchera quand ? j’en sais rien mais ce qui est sûr c’est qu’il marchera quand il sera prêt
j’appréhende un peu la phase two avec ce que je lis, je verrais ça en temps voulu, j’ai encore quelques mois devant mois (mon petit garçon a 7 mois et demi)
merci pour ton article et ton expérience que tu partages..
Marie

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Maman Kawazu 26 juin 2016 at 13 h 49 min

Je me retrouve vraiment dans ton article, j’ai découvert la bienveillance plus tard mais je me suis rendue compte qu’instinctivement j’essayais déjà de l’appliquer.

Je crois qu’un enfant à besoin de découvrir. Je n’ai jamais eu envie de le punir de tout, de l’enferme dans un parc et de faire attention à ce qu’il ne bouge pas d’un pouce pour que rien n’arrive. Je dégageais ce qui était dangereux, encore aujourd’hui d’ailleurs, et je le laissais faire son petit bazar et ses découvertes.

J’aimerais être une maman toujours toute douce qui trouve la solution à tout mais comme tu dis on est humains.. il m’arrive de crier d’épuisement, de gronder pour rien, de dire des choses que je ne pense pas. Mais après je m’excuse auprès de lui, je lui rappelle que je l’aime et que j’ai mes failles. Je refuse de le frapper, de l’humilier, certaines punitions, mais j’essaie de lui imposer des limites et quand les explications ne mènent à rien parfois… le chantage entre en ligne de compte, ou le détournement d’attention.

Longtemps j’ai culpabilisé parce que pour ceux n’étant pas pour une éducation bienveillante je suis considérée comme trop laxiste, à la merci de mon fils, et pour les bienveillants j’avais l’impression d’être mauvaise dès que je faisais un pas de travers comme une punition ou un haussement de ton… Et puis j’ai décidé de me suivre, de m’écouter et de faire au feeling. Tant que j’ai l’impression d’être sur le bon chemin, que je respecte mon fils et que je lui fais comprendre que je ne suis ni parfaite, ni infaillible (comme la plupart des gens)… ça me convient.

http://www.mamankawazu.com

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Salomé 26 juin 2016 at 15 h 39 min

Nous, on fait au feeling.

J’ai de moins en moins le temps de fouiner sur les blogs. La motricité libre, l’éducation bienveillante, je pense que tout cela, c’est aussi un peu un phénomène de mode.

Tout ce que je vois, c’est que notre bébé devient du haut de ses 20 mois un petit garçon au caractère bien trempé.

On ne lui a jamais parlé comme un bébé, on s’efforce de tout lui expliquer quand on fait quelque chose. En ce moment oui, on tente le coin. Parce que quand il essaye de nous mordre pour montrer son mécontentement, pour moi, ça, c’est rédhibitoire. Et punir dans sa chambre, non, je veux que cette pièce reste son endroit de repos, pas celui où il finit tout seul.

Milo ne parle pas encore mais comprend très bien les choses … Et sait se faire comprendre. Et quand il a une idée en tête, il ne l’a pas ailleurs …

Je trouve ça extrêmement difficile d’être parent en ce moment. Entre les philosophies, les avis des uns et des autres, il n’est pas évident de trouver sa place.

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Mlle Frisette 26 juin 2016 at 22 h 48 min

Merci pour cet article. Je suis du même avis et je me retrouve dans beaucoup de commentaires. C’est très rassurant pour une Maman qui trouve son « rôle » parfois très difficile 🙂 Mon fils Arsène a 20 mois et j’ai également trouvé que l’éducation est arrivée bien trop vite (vers 13 mois chez nous) ! A chaque crise ou bêtise, j’explique patiemment (plus ou moins selon mon état de fatigue) puis je passe à la punition si besoin. Souvent c’est le coin, je le laisse finir sa colère puis se calmer, je me mets à l’écart, je le laisse gérer ses émotions. Puis on passe à autre chose, je lui propose un jeu, regarder le chat, le divertir pour tourner cette (foutue) page ! Belle soirée à toutes les Mamans !

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juste1maman 28 juin 2016 at 9 h 53 min

Ha ! tu m’as perdue au « tu veux un gâteau? » ! Mais c’est tellement ça !!! Toujours trouver un truc incroyable à lui montrer, ha !
Mes grands moment de solitudes ont lieu quand belle-maman est là. Pourquoi veut-il bien manger avec elle, et fait la comédie avec nous ?? Qu’ai-je donc fait de mal pour mériter cela ? Il me déteste ? Et belle-maman passe pour une sainte, et vous une mère atroce quand, à bout de nerf (étape qui précède la folie), vous le punissez…. Je vous épargne les détails des mises au point avec la belle famille pour leur faire comprendre que quand on dit non au pain pour remplacer le repas, c’est NON !
Merci Flore, j’adore tes textes 🙂

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Laetitia 30 juin 2016 at 9 h 04 min

Eh oui pas toujours facile… L’éducation bienveillante est également mon « modèle » même si parfois il n’est pas facile de s’y tenir à 100%… J’essaye de faire de mon mieux et faire tout pour le bien être présent et futur de ma pitchounette.

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Mams A 3 juillet 2016 at 11 h 55 min

Ton article me parle tellement! Nous venons de passer les 18 mois… Le caractère s’affirme de plus en plus! Je sui moi aussi très admirative de l’éducation bienveillante et positive… Mais moi aussi je perds patience parfois… Alors oui le coin au bout de la troisième explication. 5 minutes puis de nouvelles explications sur le pourquoi du passage au coin!
C’est compliqué mais comme tu le dis, ce n’est pas ça qu’ils retiendront… Alors que nous, nous nous laissons bouffer par ces moments que nous n’avons su gérer comme on l’aurait voulu…
Etre parent s’apprend chaque jour un peu plus! C’est un « métier » évoluant au rythme de l’enfant!

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Zunzun 7 juillet 2016 at 23 h 51 min

Bonsoir ! Je découvre ce blog via une sélection sur Pinterest et je suis bien contente. Ce que j’y trouve me parle beaucoup. Je partage tout à fait ton billet et notamment ta conclusion, à savoir que si on considère que l’éducation bienveillante est ce vers quoi on tend et non pas le modèle à suivre, alors les choses vont mieux dedans et dehors. Dès lors qu’on est conscients de pourquoi c’est important, on fait les choses dans cet esprit. Mais il est effectivement inutile de chercher à atteindre une sorte d’accomplissement sans faute, c’est impossible, tout simplement parce qu’on est aussi régi par notre histoire, notre enfant intérieur, et tant d’autres choses…et que la parentalité c’est parfois tellement épuisant qu’on ne peut pas toujours avoir les ressources pour décoder toutes les situations. L’important pour moi c’est de chercher, de savoir qu’on a cette volonté de comprendre. Mais c’est aussi de savoir « lâcher prise » (selon le terme consacré et ô combien galvaudé ! ) quand on sent qu’on n’a plus de billes, pour ne pas rentrer dans un conflit intérieur qui finit par nous bouffer…Se sentir cohérents, humains, en accord avec soi-même, c’est essentiel pour se sentir bien dans sa relation à l’enfant je pense. Et savoir, accepter, admettre que des erreurs, on va en faire, quoiqu’il arrive.

Coïncidence, je découvre ton blog quelques jours après avoir moi même rédigé un billet sur ce thème (mais dans une autre optique, l’idée étant de rétablir certains choses sur des idées reçues associées à cette éducation), et l’une des phrases qui a apparemment marqué pas mal de gens c’est « Il n’y a pas de « j’ai pris conscience et désormais je fais tout bien ». Il y a surtout « j’ai pris conscience et maintenant je travaille tous les jours pour mettre en application ce que j’ai compris. Et je tombe, et je me trompe, et parfois je me perds en réadoptant l’attitude contre laquelle je lutte, et je me relève, et j’apprends à reconnaître mon erreur et à expliquer à mes enfants pourquoi c’en était une, et ce que j’aurais du faire ». Je crois que ça fait pas mal écho à ce que tu dis là. On tend vers quelque chose et comme pour tout chemin, il y a parfois des bosses 🙂

A bientôt !

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Marie 12 juillet 2016 at 10 h 32 min

Très joli article, avec les bons mots comme toujours.
Ici ma fille n’a que trois mois et j’essaie aussi de lui laisser le temps de grandir comme bon lui semble, à son rythme.
J’avoue Que je suis également un peu perdue dans l’océan de toutes ces méthodes éducatives.
Au fond la bienveillance, n’est-ce-pas tout simplement l’instinct maternel ?

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Minnie 13 juillet 2016 at 18 h 32 min

Coucou Flore!
Je comprends bien ta position, bien que je n’aie pas encore vécu la situation en tant que parents.
Côté bienveillance, de nombreuses personnes tombent très rapidement dans la soumission et le laisser-faire. On fuit le conflit et c’est la cata. Si tu trouves le temps (et si cela t’intéresse) je te conseille le petit bouquin « la discipline positive » de Jane Nelsen. C’est pour les parents et les instits, et dans mon cas, ça a bien changé ma vie de classe…
Bisous!

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Laura 10 août 2016 at 18 h 06 min

Je suis totalement d’accord avec toi et ça soulage presque de lire que d’autres pensent comme moi. J’essaie aussi d’appliquer l’éducation bienveillante, mais comme toi j’ai vite trouvé une limite : dans tous les articles, livres consacrés à ce sujet, il manque toujours quelque chose : que faire quand il n’écoute pas ? J’ai souvent pensé que c’étais parce que je n’y arrivais pas… Puis je suis revenue à la « réalité », et j’ai réalisé que c’était une théorie, un idéal, que je devais seulement m’en inspirer. Parce que non un enfant qui ne fait une bêtise qu’une seule fois, qui ne recommence jamais dès la première explication (surtout à moins de 24 mois) ça n’existe pas. Alors oui parfois je met au coin, et ça marche plutôt bien.
Par contre, lire ces livres sur l’éducation positive m’a permis de comprendre beaucoup de choses sur la mentalité des petits, leurs besoins, leurs façons de s’exprimer, et ça m’a beaucoup aidé à comprendre et à voir les choses sous un autre angle. Beaucoup de personnes de mon entourage, (surtout les anciennes générations) ne sont absolument pas d’accord avec ce mode d’éducation et confondent autorité et éducation avec sévérité. Mais c’est mon choix, et pour l’instant je n’ai pas à m’en plaindre, au contraire.

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chacha 24 août 2016 at 14 h 58 min

Bonjour Flore! Très bel article!!! L’éducation bienveillante n’est en aucun cas un modèle mais un chemin à emprunter qui permet à une famille de grandir dans le respect (et oui, nous aussi nous grandissons en tant que parent!!!). La culpabilité malgré tous les efforts restera malheureusement (ou pas, ça peut aussi lorsqu’elle est raisonnable être le moteur d’un « meilleur ») le lot de beaucoup de parents. Je crois en l’éducation bienveillante, mais au delà de ça je crois au respect de chacun et à la non violence… les erreurs font parti de la vie et nous permettent d’avancer.

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