En attendant bébéGrossesse

Mes fausses couches silencieuses …

posted by mamanlouve 30 août 2016 138 Comments

Il y a des mots que je ne pensais jamais écrire et pourtant je me suis promis de le faire, quand tout cela irait mieux. Pour toutes les personnes qui vivent ça et pour les autres qui ne comprennent pas forcément cette douleur…

L’été dernier, nous avons fêté les 1 an de notre little G et cela nous est apparu comme une évidence : nous voulions un deuxième enfant. Deux ans d’écart, c’est ce qu’on s’était fixé, c’était parfait. Pour little G, je suis tombée enceinte le premier mois, alors pour ce bébé là j’ai visé deux mois d’attente et ce fut le cas. Je suis tombée enceinte fin août de l’année dernière, une immense joie que cela re fonctionne si vite! Mais très vite ce rêve s’est évanoui, en une après-midi, et la prise de sang confirma mon pressentiment : une fausse couche. Quelque chose que je ne pensais, pour être honnête, jamais vivre…

Cela a été très difficile pour moi à accepter, et je me suis confondue en excuse auprès de mon amoureux qui n’a évidemment pas compris pourquoi. Ce sentiment ressenti c’est la culpabilité, elle venait de naître en moi et n’allait malheureusement pas me quitter de si tôt. J’ai pleuré, beaucoup, et puis j’ai relativisé. Comme des personnes de mon entourage ont pu me dire, certes un peu maladroitement, ce ne sont « que des cellules », ce n’était pas un « bébé », ou la fameuse « la nature est bien faite ». J’étais enceinte de trois semaines. C’était le début, cela montrait que ça marchait quand même, j’ai décidé de prendre le bon côté des choses, malgré ce premier petit caillou sur notre chemin.

Nous avons beaucoup parlé, nous avons décidé évidemment de ne pas se laisser abattre et que la prochaine serait la bonne. Deux mois plus tard je retombe enceinte. Nous apprenons ma grossesse lors des attentats de Paris, dans ce contexte si triste et si angoissant, c’est notre petite lumière. Nous nous lançons dans cette nouvelle grossesse avec beaucoup d’entrain malgré une certaine forme prudence. Mais celle-ci se passe bien et au bout d’un peu plus d’un mois nous l’annonçons à nos proches et à little G. Un choix qui s’est imposé à nous car j’ai vécu un début de grossesse vraiment très fatiguant, j’avais du mal à m’occuper de little G et il me voyait malade, donc nous avons préféré lui dire la vérité plutôt qu’il s’inquiète. Mais au bout de deux mois, lors d’une échographie, le cauchemar.

On regardait notre tout petit, on se tenait la main si fort, tout allait bien, et puis j’ai demandé si naïvement à écouter le coeur. Je l’avais entendu quelques jours auparavant, mais vous le savez, c’est un son dont on ne se lasse pas. Et puis là, la recherche, le silence, le ton grave, la bouche qui se pince et des yeux qui se tournent vers nous avec cet air qui veut tout dire. J’ai brisé ce silence en une question, qui n’en était même pas une : il n’y a pas plus de coeur ?

La suite s’est enchaînée à une vitesse folle, nous laissant à peine le temps de respirer. Un tourbillon de rendez-vous médicaux pour programmer le curetage, qui aura lieu 2 jours et demi plus tard. Deux jours et demi à pleurer, à ne pas comprendre ce qui a bien pu se passer, à tenter de dissimuler notre peine devant little G, à sentir ma carapace se fissurer et mon coeur se briser. 2 jours et demi à toucher mon ventre et en même temps à ne vouloir qu’une chose : qu’on me le retire et vite.

Ce 18 décembre est arrivé, à moins d’une semaine de noël je suis opérée sous anesthésie générale. Cette opération je l’ai très mal vécu. J’ai beaucoup de colère contre ce système qui veut que l’on vive une aspiration au sein d’une maternité, que l’on fasse le rendez-vous avec l’anesthésiste aux côtés de femmes enceintes de 8 mois dans la salle d’attente, et enfin d’attendre son tour pour passer au bloc en entendant des bébés naître dans les salles voisines. Je vais passer tout cela sous silence car c’est un autre sujet bien trop dense, et qui aura sûrement sa place ailleurs que sur le blog…

Les « ce n’était pas un bébé », « la nature est bien faite », ne sont alors plus audibles pour moi qui ai entendu son coeur battre en moi, qui ai vu ses petits bras et jambes, cette vie en construction…Il a fallu alors plier bagages et partir, vite, car je pense que je ne pouvais juste plus communiquer, avec personne; et les fêtes de noël ont été des plus douloureuses, malgré toute la délicatesse de ma famille que je remercie du fond du coeur.

Nous sommes partis tous les trois, sur un coup de tête, comme ça. Nous avons loué un petit appartement au bord de la mer, je ne voulais que ça : respirer. Nous avons fêté le nouvel an en amoureux, juste ensemble, c’était si parfait. Après avoir beaucoup parlé et pleuré, on a compté 3-2-1 et on s’est promis que cette année 2016 serait l’année de notre bonheur. De ces quelques jours, j’ai écrit mon billet « Et être heureux », comme une promesse écrite de ce qu’on s’est dit pendant cette parenthèse.

Et puis, et puis, tout reprend son rythme. Ce projet de bébé, rien ne pouvait nous arrêter à le réaliser, malgré la douleur du corps et de l’esprit. Si j’ai souvent douté, mon mari lui, a toujours cru pour nous deux en ce bébé qui se faisait tant désiré. Et je suis retombée enceinte, 3 mois après mon opération, en mars dernier. Manifestement notre enthousiasme est à toute épreuve, nous sommes si heureux, il ne peut plus rien nous arriver à présent. Nous avons la trouille au ventre mais on veut y croire. Nous nous trompons, encore une fois…pour la troisième fois de suite, en si peu de temps…Que se passe t’il ? Avons nous un problème ? Comment avons-nous pu avoir little G du premier coup et ne plus y arriver.

Et puis il y a les proches, les gens que l’on croise, que l’on connaît de près ou de loin, et qui nous posent sans cesse la même question : « Bon alors c’est pour quand ce deuxième ? Il serait peut être temps de s’y mettre là ! » – Et toujours la même déchirure interne et cette colère, juste envie de leur hurler de se mêler de leurs affaires, c’est suffisamment difficile comme ça. On ne sait décidément pas ce qu’il se passe dans un couple, il faudrait peut être faire attention à ne pas être si intrusif…Et toutes ces annonces de grossesse qui foutent un pieux dans le coeur et dont on n’arrive pas à se réjouir. Et au milieu de tout ça, tenir un blog sur la maternité, alors qu’on s’en sent dépossédé. J’ai eu la « chance » de vivre tout cela après avoir eu un enfant, cela m’a aidé à tenir. Little G a été mon soleil, ma raison de me lever chaque matin avec un sourire à toute épreuve, il m’a fait rire, il m’a ému aux larmes. Il est mon tout, s’il savait comme il a aidé sa maman a gardé espoir de revivre tout ceci un jour.Faire une fausse couche est fréquent mais ce n’est pas parce que c’est « banal » que ce n’est pas douloureux. Faire une fausse couche précoce c’est avoir quand même eu le temps de faire un projet de vie à 3, à 4 ou à plus, de se projeter; et c’est ce rêve là qui se brise en une fraction de seconde, sans comprendre, juste parce que « c’est comme ça ». C’est vivre une épreuve dans son couple, c’est inviter une culpabilité en soi, c’est se demander si son corps est défaillant, c’est se demander si notre maternité est toujours à portée de main, c’est se sentir un peu moins femme. C’est fou hein tout ce que ça peut chambouler mine de rien ? Est-ce toujours si banal ?

Faire des fausses couches à répétitions c’est entrer dans un cercle vicieux, c’est se demander s’il y a une issue à tout cela. C’est maudire son corps, incapable de porter la vie. C’est se demander qu’est ce que l’on fait de mal. C’est se sentir si seule, si incomprise, dans cette douleur silencieuse. C’est baisser les bras tant de fois et rebondir tant de fois.

Après cette troisième fausse couche, c’était trop pour moi, j’ai voulu tout arrêter, incapable d’encaisser encore une fois un échec. J’étais paralysée, je ne pouvais plus avancer et sentir sur moi les regards de « ah encore une fausse couche, bon on a l’habitude avec elle ». Il y a eu une autopsie de pratiquée sur le foetus, tout était « normal ». J’ai passé plusieurs examens pour tenter de comprendre si j’avais un problème mais non, tout était parfait, j’ai dû me débrouiller avec un « vous n’avez juste pas de chance ».

Mais allez savoir pourquoi, le projet de vie est le seul qui peut avoir la peau si dure. J’ai ainsi voulu me battre mais plus de la même manière, j’ai voulu essayer de relayer ce projet en second plan dans mon esprit. C’est ainsi que je me suis lancée à fond dans le travail, j’ai accepté pleins de piges, j’ai décidé de créer mon eshop et de continuer mon blog, je me suis surchargée de boulot mais c’était la seule manière de ne plus penser. Mes journées commençaient à 7h pour se terminer à 2h du matin à faire mes colis, je ne pensais plus et je m’amusais à créer les choses dont j’avais toujours rêvé. Je n’ai jamais oublié ce bébé mais je ne voulais plus que cela me fasse souffrir. Et puis je suis retombée enceinte, et cette fois-ci vous connaissez l’histoire.

Ce petit bébé il est dans mon ventre, et je le sens bouger tous les jours. 

Vous comprendrez peut être mieux pourquoi je suis si émue de cette grossesse, même si elle est loin d’être simple dans ma tête; mais nous y reviendrons plus tard.

Enfin, dans ce billet fleuve qui prend fin, je voulais vraiment dire à toutes les femmes qui vivent une fausse couche, ou plusieurs, de continuer à marcher droit. Bien sûr on flanche, bien sûr on désespère, l’espoir diminue et notre confiance en soi est toute chamboulée mais ça vaut le coup de s’accrocher fort. Après ma troisième fausse couche, j’ai demandé à ma gynécologue si je faisais bien de continuer, est-ce que je ne devrais pas tout arrêter. C’était sur le pas de sa porte. Elle m’a serré la main fort, m’a regardé droit dans les yeux et m’a dit fermement : « Ne vous arrêtez jamais, ça marchera ». Quelque soit son parcours, les épreuves à passer : ne jamais rien lâcher, le dénouement heureux est là, quelqu’en soit sa forme. Fermer ses oreilles devant toutes les personnes qui peuvent vous blesser, s’entourer des amis les plus fidèles et des proches qui font du bien. Enfin, rester solidaire avec sa moitié et l’écouter aussi, c’est fou comme les hommes peuvent souffrir, souvent plus silencieusement.

C’est le billet le plus douloureux que j’ai eu à écrire mais j’espère qu’il pourra réchauffer le coeur de certaines personnes. Et parce que les fausses couches ne doivent pas être un sujet tabou, je me devais d’abattre une barrière et d’en parler, ici, maintenant.

Chacun a son histoire,

Chacun a ses petits cailloux,

J’en ai trois sous le pied.

Mais je sais que quand je rencontrerai mon bébé dans 5 mois et demi, tout ceci prendra un sens.

Parce que c’était lui.

Il fallait que ça sorte, il fallait que ça se sache, pour achever ces 10 mois d’attente.

Sur ce, je vous embrasse fort, particulièrement fort.

*** Flore ***

 

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138 Comments

Ragnagna 30 août 2016 at 8 h 39 min

Des bisous ! La vie est parsemé de cailloux pour chacun, on peut juste slalomer au milieu, tout en se rendant compte de la chance que l’on a par ailleurs. Des histoires comme la tienne il y en a tant !! Tu as raison d’en parler, taire ses choses là ne les rendent que plus douloureuses.

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Ragnagna 30 août 2016 at 8 h 47 min

Pour la culpabilité c’est une vielle amie maintenant pour moi également, chaque jour la taille de Lucie est un rappel des conditions de sa naissance, de ma défaillance à la protéger dans mon ventre. Et chaque remarque des gens que je rencontre et à qui j’explique le pourquoi de sa petite taille « mais vous n’êtes pas vous même bien grande, c’est sans doute cela » me renvoie aux docteurs « mais non madame vous vous trompez sur la date de fécondation, l’échographie ne peut pas se tromper ! ». Ça devient une camarade de route, parfois lourde à porter mais on regarde notre chance par ailleurs et on continue de cheminer.

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Jeanne 30 août 2016 at 8 h 41 min

Oh Flore…
En te suivant quotidiennement sur IG et sur ton blog je n’ai rien vu… tu sembles toujours si souriante…
Je repense à notre rencontre, en octobre l’année dernière… tu étais en « plein dedans » et nous voir n’a pas du être facile pour toi… surtout quand on a évoqué « le petit deuxième »… j’espère de tout coeur ne pas avoir été maladroite…
Tu es passée par des épreuves vraiment difficiles. Je te remercie pour ce billet si sincère et émouvant.
Tu as ton petit bébé bien au chaud désormais, et je vous souhaite tout le bonheur possible si mérité. Je t’embrasse. Jeanne

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Sophie C. 30 août 2016 at 8 h 42 min

Un très bel article Flore, oh combien j imagine difficile à écrire. Apres de long mois à attendre ma première grossesse, j ai fait une fausse couche en mars. Ca a Ete tres dur pour moi, pour nous, mais cela nous a permis de croire en notre capacité à faire des enfants. Cinq mois plus tard je suis à nouveau enceinte. Cest récent (7sa) mais je crois tellement en ce bébé. Jespere que tout se passera bien pour la suite. Je ne peux m empêcher d’être soucieuse mais il faut que je garde confiance. En tout cas merci pour ce bel article plein d espoir malgré tout. Prend soin de toi, de vous. Bonne journée je t embrasse . Sophie

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Die Franzoesin 30 août 2016 at 8 h 43 min

Oh la la je suis émue aux larmes… Je suis tellement triste pour toi que tu aies vécu tous ces drames… Je te remercie de nous en avoir parlé, d’avoir eu ce courage, c’est important de briser ce tabou.
Je t’embrasse très fort de loin et vous souhaite tout le bonheur du monde pour la suite.

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Meggan/ fouettmagic 30 août 2016 at 8 h 44 min

Quel billet émouvant! Qui me fait écho même si je n’ai pas eu autant de désillusion.
Je des petits coups à n’en plus finir, des papillons dans le ventre et toutes ces belles choses que l’on ressent lorsqu’on est enceinte!
Je prends toujours beaucoup de plaisir à lire ton blog si doux. Il m’a également beaucoup aidé pendant ma grossesse alors MERCI de partager cela avec nous.

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Adeline 30 août 2016 at 8 h 44 min

Waouh quel bel article, même si le sujet est si triste… Je te comprends, même si je n’ai pas vécu de fausse couche. Des amies ont perdu un bébé ou ont longtemps attendu avant d’être enceinte et en effet, je pense que le pire de tout ce sont les gens autour, même s’ils ne pensent pas à mal… Comme tu dis, ils ne savent pas ce qui se passent dans un couple, dans la famille.

Mon bébé chou aura 2 ans en novembre et nous commençons « à essayer » pour un deuxième bébé. J’en ai tellement envie, que j’ai peur d’être déçu… Je ne connais pas la déception à l’arrivée des règles, car je suis tombée enceinte tout de suite pour mon 1er… Je pense déjà aux prénoms, à la chambre, à la façon de l’annoncer à tout le monde, je sais que pour le moment il n’y a rien de fait mais je ne peux pas m’en empêcher… et il y a un petite parcelle de moi qui se dit : ‘mais si ça ne marche pas…’

En tout cas, je te souhaite de vivre une belle grossesse avec papa et Little G. Profite de ces bons moments, tout cela est derrière toi… Et surtout, ne laisse pas les paroles des gens qui t’entourent te miner le moral… Entoure toi ceux que tu aimes, comme tu sais si bien le faire. Les autres passent après… et tu as sûrement dû entendre : « alors, ça y est, vous faites une petite soeur à Little G.? » Ahahahaha comme si on dédicait du sexe de son bébé ! Mais bien sûr !!!

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Vanwed 30 août 2016 at 8 h 45 min

Mille mercis, du fond du coeur pour ce billet. Tu ne peux pas savoir à quel point ça me fait du bien de l’avoir lu.
Merci, merci.

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Pauline 30 août 2016 at 8 h 46 min

Tu écris tellement bien…et bravo pour cette confession faite avec beaucoup de délicatesse.
Je n’ai pas encore mis en route le 2eme mais c’est vrai que j’appréhende tellement les embûches que je vais peut être rencontrer…ou pas .
Merci et continue comme cela !
Milles bises
Pauline

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Eulalie Sautier 30 août 2016 at 8 h 48 min

Merci … un tres touchant partage… <3

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Cyrielle (@lhuberlulu) 30 août 2016 at 8 h 49 min

Je t’envoie beaucoup de douceur, cet article résonne particulièrement en moi, car j’ai connu » ça », il y a tout juste un mois, ce n’était que le début, un mois que je me pose des questions, que j’ai peur de ne pas réussir à avoir un second bébé, j’ai vite appris à ne pas en parler, c’est un sujet tabou, les gens ne veulent pas en parler et ils coupent la conversation très vite en changeant de sujet plus ou moins délicatement, mais je me dis qu’il faut avancer et quand je te regarde je me dis qu’il faut toujours espérer, merci de tes mots, de cet article qui me bouleverse autant qu’il me réconforte…

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Gwen (Hubert) Elinaïs 30 août 2016 at 8 h 49 min

Billet plein de sens et heureuse pour vous de cette fin.. J’espère n’avoir jamais à vivre ce genre de perte mais j’essayerais de regarder au loin pour trouver le rayon de soleil discret.
Belle journée,

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Louvelyane 30 août 2016 at 8 h 51 min

J’ai les larmes aux yeux en te lisant Flore. Quel chemin 🙁 je me posais en silence beaucoup de question pour vous sachant ton désire d’une grande famille mais alors ça, tant de souffrance, et tant d’incompréhension et d inhumanité que ce soit du corps médical ou des gens trop intrusifs…. J’en n ai vecu qu’une et tres précoce donc je n’avais pas eu le temps de vraiment me projeter mais je sais que chaque+ est un bébé, un bout de nous, un petit etre quon chérit au plus profond de soi et ce dès le départ malgré tous les risques de tant de chose qui peut lui arriver…
Je suis heureuse pour vous de ce bonheur hivernal qui arrive et qui chassera l horreur de l’année passée et bravo davoir écrit ce message car avec ta notoriété beaucoup de personnes le liront et ça fera peut être à force évoluer les mentalités sur cette épreuve de la vie que trop de couples connaissent et dont personne ne semble comprendre l aspect humain et atroce de se sentir telle une coquille vide incapable de garder la vie en elle
Des bisous à tous les 4 et à vos ptits cailloux d’amour

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Emerveilleuse 30 août 2016 at 8 h 54 min

Holala, que tu m’as émue… J’en suis toute retournée. J’ai si peur, de vivre ça, lorsque nous nous dirons: et le second ? On se lance ? Mais tes mots m’ont permis d’appréhender le sujet autrement, alors merci.
Je t’envoie mille baisers, et il faut quand même le dire: tu m’épates. Quelle force, quel courage, tu es vraiment une battante.

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Pityfleur 30 août 2016 at 8 h 56 min

Je ne vis pas la même douleur que vous, mais je la comprends que de trop. En particulier ce que vous dite sur le regard des autres. En janvier 2016, j’ai perdu mon père, 3 mois après la naissance de mon fils. J’ai été anéantie, je le suis toujours quelque part. Heureusement mon fils est une lumière, un caractère en or toujours de bonne humeur et très doux. Mais là seule question qu’on me pose c’est : « Alors la maternité t’épanouis ? » ou alors j’ai droit à des réflexions du genre « oh mais pour toi tout ce passe si bien ! » VRAIMENT ??? Pensez-vous réellement que je vais bien ?J’ai envie de crier, de taper, de secouer tout ces gens, j’ai envie de hurler ma colère contre ce destin, contre cette injustice. Je n’arrive toujours pas à poser des mots sur tout ça… Bref ! Pourtant au lieu de cela, je souris, je fais face, j’encaisse. Oui la vie nous offre de merveilleux cadeaux et je l’en remercie mais parfois on doit payer le prix fort. J’espère sincèrement que votre grossesse se passera bien jusqu’au bout et que dans quelques mois tout ceci sera définitivement derrière vous. Ce sont les petits cailloux qui font les grands chemins. Pleins de tendresse à vous trois et demi !

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Laurette Flechette 30 août 2016 at 8 h 57 min

Rhooo ma belle… Quel douloureux, magnifique, émouvant, superbe billet… Le monde du blogging à ce quelque chose d’étrange qui fait qu’on s’attache incroyablement à des personnes que nous n’avons seulement jamais vus… Tu fais partie de ceux là… Depuis le tout début, ton blog a eu une attirance magnétique sur moi… Pour autant, on se sent si à coté de la plaque, loin et impuissant à la lecture de ce type d’articles… Je t’embrasse si fort, jolie et forte Flore que tu vas le sentir ! C’est promis tout ira bien et puis, et puis aussi… Je m’aplatis honteusement pour les fameuses allusions « au deuxième » que j’ai probablement dû faire maladroitement dans nos échanges… C’est bien, tout ça fait réaliser la portée que peuvent avoir les mots… J’espère vraiment pouvoir te rencontrer un jour… Vraiment. En attendant fonce tout droit dans ce bonheur bien mérité ! Bisettes des Fléchettes.

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Elodie 30 août 2016 at 8 h 58 min

Merci du fond du cœur pour cet article …

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Clélia 30 août 2016 at 9 h 02 min

Flore je viens de lire ton article, je suis émue au larmes. Nous ne nous connaissons mais tes mots résonnent tellement en moi. J’ai fait une fausse couche et une grossesse extra-utérine quand nous avons décidé d’avoir un deuxième enfant.
L’opération de la grossesse extra-utérine a été une vraie souffrance, j’ai perdu une trompe au passage et j’ai eu du mal après ça à me dire que je pourrais recommencer. Et les médecins qui te disent et bien au moins vous n’avez pas de problème de fertilité ! Oui merci super hein mais la douleur de perde ces petits être j’aurais voulu ne pas la connaître.
J’ai tout lâché mon boulot stressant, les contraintes. Je voulais être libre et je me suis mise à fond dans mon blog. Et puis un jour comme toi ce petit bébé est arrivé. Il va naître fin décembre début janvier comme toi je crois. Je viens d’apprendre que c’est une petite fille et je suis si heureuse. Même si j’ai peur tous les jours qu’il se passe quelque chose pour elle. Je suis tellement émue par cette grossesse et je me sens si chanceuse. Mon fils et mon mari on été ma force pendant toute cette période. Merci pour cet article. Poser des mots en commentaire ici et aussi un peu libératoire pour moi. Je t’envoie mille pensée très tendre pour la suite de cette belle aventure à 4.
Clélia

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Julie & Cie 30 août 2016 at 9 h 03 min

Merci pour ce beau et poignant témoignage Flore!
C’est important…ce n’est pas rien…et même si la nature peut bien faire les choses, la place des ressentis des mères et des pères qui vivent tout cela ne devrait pas passer au second plan. L’accompagnement, l’écoute de ces souffrances est quasi inexistant.
Alors, je crois comme toi, qu’il vaut mieux apprendre à fermer ses oreilles à toutes ces phrases blessantes…
Je vous souhaite de vivre un peu plus sereinement les mois qui arrivent et surtout du bonheur à la pelle!!

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Camdebordeaux 30 août 2016 at 9 h 03 min

Je l’ai vécu aussi juste une fois ..mais je connais ce désespoir de perdre ce petit bout! Persévérer et y croire encore et toujours et croyez moi mais l’amour est 10000 fois plus fort encore pour nos enfants!
Profites de cette 2ème grossesse et savoure tous ces petits moments! Bravo d’avoir eu le courage d’écrire cet article même si C etait sur je pense que tu te sentirais tellement plus légère.

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Sandrine 30 août 2016 at 9 h 03 min

<3 pour votre courage et votre détermination à tous les 2, ce sont des moments tellement difficiles. Heureuse pour vous du dénouement !

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marie 30 août 2016 at 9 h 04 min

Comme ton article d’aujourd’hui me parle, avec trois enfants plutôt rapprochés, autour de nous personne n’imagine que trois fausses-couches ont jalonné ce parcours… Dont la dernière qui a fait de sacré dégâts pour moi, mon corps et la confiance que j’avais placé en lui. Pendant ma troisième grossesse j’ai eu besoin d’un accompagnement psychologique (à la maternité) et ça a été salvateur, je ne peux que conseiller de demander de l’aide. Bonne grossesse à toi et plein de bonheur à vous 4.

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juste1maman 30 août 2016 at 9 h 06 min

Plus j’avançais dans ton article, plus je me disais « Non, C’est pas possible, pas encore!!! »… comme tu as dû souffrir. Je n’ose imaginer mon état si cela devait m’arriver… ce qui est beau, c’est de vous voir unis tous les 3, c’est magnifique de voir que cela existe. Belle journée à toi.

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Jo 30 août 2016 at 9 h 06 min

Je suis toute émue, je suis au travail et j’ai les yeux plein d’eau… J’ai connu des couples qui se sont déchirés pour cette raison alors cela met sans doute le couple, nos certitudes à rude épreuve mais je ne doute pas que cela vous a rendu plus forts comme toutes les épreuves que l’on parvient à partager à deux.
Je vous souhaite une fin de grossesse paisible (sereine c’est toujours difficile quand on a eu des soucis avant…) et plein de bonheur à venir !

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Gwen 30 août 2016 at 9 h 07 min

Quelle émotion … Merci de partager tout cela avec nous.
Tu as fait preuve de beaucoup de courage. Je te souhaite vraiment beaucoup de bonheur avec ton petit bout à venir, vous le méritez !

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Pauline 30 août 2016 at 9 h 08 min

Je crois que je n’ai jamais posté de commentaires sous tes articles alors que je dois te lire depuis environ un an.
Écrire ce texte n’a surement pas été facile pour toi, mais je te remercie de l’avoir fait. D’avoir témoigné pour nous. De nous avoir prouvé qu’au bout du couloir, il y a souvent de la lumière. C’est un joli message d’espoir. Et voilà les larmes qui me montent aux yeux.
Je te souhaite une belle grossesse Flore, et je suis impatiente de voir plus de photos de ce joli bidon qui grandit de jour en jour sur instagram.

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Ludy 30 août 2016 at 9 h 08 min

Merci Flore pour ce très bel article, très émouvant! Il aidera beaucoup de mamans et de futures mamans comme moi. Plein de bonheur pour la suite et très bonne fin de grossesse.

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Loucarnet 30 août 2016 at 9 h 13 min

J’enivres ma petite larme parce que je n’ose imaginer combien c’est difficile de s’attacher à des rêves qui finissent par s’envoler successivement mais lapreuve est que lorsqu’on se bat, l’amour gagne toujours le combat <3 Gros bisous ma belle

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DeboBrico 30 août 2016 at 9 h 16 min

Je te remercie d’avoir le courage d’en parler. Car les fausses couches sont encore tabou notamment parce que les futures maman se sentent coupables et même honteuse. Avant Mona, j’ai fait une fausse couche à trois semaines, trois semaines c’est rien, j’aurais pu ne même pas le savoir, mon médecin a appelé ça une fausse joie plutôt qu’une fausse couche, n’empêche que ça a été extrêmement dur à vivre. Je me suis sentie incapable et détestable. Heureusement je suis tombée enceinte juste après, et il a fallu faire avec mais je n’en ai jamais parlé, sauf à ma mère. Et puis 1 an après, Mona avait 2 mois et là tout est remonté à la surface comme si j’avais pas le deuil de cet enfant qui n’a pas eu le temps d’exister. Bref je te raconte ma vie, mais c’est pour te dire que oui c’est courant mais beaucoup de femmes (comme moi) n’en parle pas, du coup on a vite l’impression d’être seule au monde et ça n’arrange rien! Le plus dur c’est ensuite d’envisager sereinement la prochaine grossesse!
Je te souhaite tout le bonheur que tu mérites et de profiter à fond de cette grossesse. Merci pour ta confiance et tes confidences

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Maaademoiselle A. 30 août 2016 at 9 h 16 min

Oh Flore. Douce Flore. J’ai du mal à écrire parce que mes yeux sont remplis de larmes. Je suis passée si prêt, j’ai eu si peur. Ta gynécologue a été formidable. La vie est plus forte que tout. Même si elle est remplie de tant de moments de doutes. Je ne te souhaite que du bonheur. A ta famille et à toi. Prends soin de toi. Prends soin d’eux. Et bon sang ce que tu es douée, n’arrête jamais d’écrire. Je t’embrasse

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Julycocoon 30 août 2016 at 9 h 19 min

En tant que lectrice j’étais tellement loin d’imaginer toute cette douloureuse année pour toi… Le chemin jusqu’au bonheur à 4… Ça me touche beaucoup, ça me fait réfléchir à notre propre avenir mais aussi à cette belle image que tu renvoies malgré tout depuis un an ! Un an de sourires sur tes photos, de beaux projets de maman louve, un an de little G. si intense que j’ai meme été surprise de cette deuxième grossesse (ne me sentant pas prête moi meme à avoir des enfants trop rapprochés)… Un an de jolie Flore dont on imaginait pas la douleur car tu nous accompagnais sur d’autres chemins avec d’autres bonheurs ! Chapeau madame, tu es tellement belle, tu mérites un happy « end » d’ici la fin de l’année à 4 !!! Je t’embrasse fort, pensée émue à tes 3 pierres précieuses… Que la 4ème brille de mille feux, toute ta vie !

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Marie 30 août 2016 at 9 h 22 min

Merci pour cette article et tes confidences qui nous ramènent toutes à la chance d’être en vie et à comprendre que le chemin de maternité peut être extrêmement douloureux. J’ai pleuré a la lecture de ton post. Je t’envoie tous mes vœux de bonheur pour cette vie à 4.

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Maman Paris 30 août 2016 at 9 h 25 min

Merci pour ce billet, j’ai connu la fausse couche avec le curetage et l’AG, un moment difficile… depuis on essaye, mais pour le moment pas de bébé … Ton article m’aide à y croire encore (même si pas toujours évident au fil des mois). Je trouve ça important d’en parler car cela permet aux femmes concernées de se sentir moins seules. Un grand merci et bravo pour ton blog et évidemment encore félicitations pour ce petit bébé à venir !

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La famille Ours 30 août 2016 at 9 h 36 min

Comment ne pas ne pas réagir après avoir lu tout ton article, qui est si intime, si fort… C’est dur de trouver les mots. J’ai envie de te dire bravo, courage, félicitations. Et surtout je voudrais en profiter pour te dire que je te suis depuis longtemps sur Instagram, et j’ai toujours trouvé tes photos et tes messages pleins de vie, d’optimisme. Je me disais que tu illustrais bien l’image d' »apprendre à danser sous la pluie ». Je ne pensais pas que l’orage était si gros…Je te souhaite beaucoup de bonheur.

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nathalietoutsimplement 30 août 2016 at 9 h 38 min

<3

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Miniju 30 août 2016 at 9 h 41 min

Je suis très touchée par ton article.
Je suis aussi maman d’un petit J qui aura 2 ans en novembre.
J’ai moi moi même fait une fausse couche le 23 juin dernier à 7,5 SA… presque le même cas de figure que toi : une prise de sang à 6,5 SA qui confirmait que mon taux était trop bas pour le terme. Pendant une semaine, ça a été très difficile, j’ai même entendu le coeur du bébé battre la veille de ma fausse couche…. difficile à accepter mais on se relève.
J’aurais accouché en même temps que toi.
Je suis à nouveau enceinte de bientôt 4 semaines, j’ai appris ma grossesse il y a 10j…je t’avoue que je continue de me lever tous les matins en ayant la peur au ventre.
Merci pour tes mots… je prie fort pour que ce soit la bonne…

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Muriel 30 août 2016 at 9 h 47 min

Ho, Flore, que cela a dû être difficile pour toi d’écrire cet article. Plein de bisous et de câlins pour toi.
C’est vrai que l’on ne parle guère des fausses-couches, la société ne tient pas vraiment à le savoir. On passe vite à autre chose, de plus léger, de plus gai. la souffrance des autres, on ne veut pas vraiment la voir. Et pourtant, on la subit et elle ne passe pas comme cela.
Merci pour cet article qui enlève bien des tabous. Maintenant que je suis mère, je comprends mieux cette douleur, ce petit bout de soi où on s’était projeté.
Je te souhaite que cette grossesse te soit douce et lumineuse et qu’elle « répare » un peu ces petits cailloux qui sont venus jalonner ton chemin.

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Aurelia 30 août 2016 at 9 h 48 min

Nos échanges quotidiens font que je ne commente pas souvent tes articles … Mais je ne pouvais pas passer à côté de celui-ci. Celui que tu as dans ton cœur depuis si longtemps, celui que tu as du avoir tant de mal à écrire, celui aussi qui te permet de poser des mots sur cette année si douloureuse et qui signe ainsi le courage dont tu as, dont vous avez fait preuve.
Oh que vous avez bien fait de continuer, de ne pas abandonner ce merveilleux projet ! Parce que dans 5 mois et demi tu tiendras ta victoire et ton nouveau petit amour dans tes bras. Sans oublier bien évidemment ces trois petits cailloux, qui font désormais partie de votre histoire ; mais tes mots écrits ce matin te feront du bien, j’en suis sure.
Tu connais l’admiration et la tendresse que jai pour vous, elles ne faibliront pas de sitôt 🙂

Je t’embrasse si fort ma Florette, ainsi que tes deux hommes et ton petit haricot magique

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Sarah 30 août 2016 at 9 h 49 min

Je ne peux que comprendre tes sentiments, après avoir vécu ça également, et étant médecin, on essaye encore plus de relativiser parce que j’en ai croisé beaucoup des femmes dans notre cas, mais quand il s’agit de notre petite graine, de notre famille, c’est totalement différent… je suis au même terme que toi actuellement, je l’attends avec impatience et beaucoup de peur et de doutes ce petit deuxième, je n’ai jamais été aussi sensible et à fleur de peau… Ne rien lâcher, continuer d’espérer, je me souviendrai toujours des larmes lors de la découverte de ce test de grossesse positif en avril… ce sont ces petits cailloux sous nos pieds qui forgent notre force et les personnes que nous sommes aujourd’hui. Des gros gros bisous.

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Audrey 30 août 2016 at 9 h 49 min

Ton article est très fort et tu partages des moments durs avec nous. Je comprends par quoi tu es passé, j’ai fait deux fausses couches tardives et la fois ou cela a fonctionné ma grossesse a été très dur a vivre mais je n’avais pas encore mon fils. Je suis passée par des moments très dur mais que je suis heureuse maintenant de vivre ces moments de bonheur avec mon fils qui va faire sa première rentrée d’école.
On veut un deuxième mais que c’est dur tout est encore dans ma tête, ces journées interminables a l’hôpital, la peur que le cerclage ne tienne pas, la peur de bouger, la peur de faire subir ca à mon mari parce que mon corps est fait comme ça, je me dis encore que c’est de ma faute. J’écris et j’ai les larmes aux yeux 🙁
Tu es forte d’aller de l’avant il faut pour nos petits bouts qui nous font avancer et grandir.

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Inconditionnellement_Maman 30 août 2016 at 9 h 51 min

J’ai moi aussi un petit cailloux… Je faisais partie de ces personnes qui pensait quand cela arrivait aux autres que ce n’était que quelques cellules et que bon ce n’était pas très grave, ce n’est pas comme s’ils avaient connu leur bébé. Lorsque cela nous arrive, cela nous terrasse… Non je n’ai pas perdu quelques cellules, j’ai perdu un enfant. Un enfant qui avait des bras, des jambes, une tête mais dont le petit coeur avait cessé de battre. Aujourd’hui encore je ne peux écrire ces quelques mots sans que les larmes ne montent… Alors je t’embrasse fort et je vais aller regarder mon bébé dormir, ma petite battante comme je l’appelle ! On n’oublie jamais mais on ne regrette jamais d’avoir continué à se battre…

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Ana 30 août 2016 at 9 h 52 min

Ton article m’a ému aux larmes!
Cela n’a pas dû être facile de l’écrire, pas facile de partager ces moments. Je pense que cela fera du bien aux personnes qui ont souffert dès moments pareils.
Je te souhaite une très belle grossesse, beaucoup de bonheur, beaucoup d’amour et beaucoup de joie. Tu as une belle famille. Et tu as raison, nos enfants nous envoient tellement d’amour même les jours qui sont pour nous les plus sombres. Et ça aide beaucoup!
Je suis ta grossesse sur Instagram et blog, moi même à 4 semaines de grossesse d’écart avec toi.
Merci

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Marie 30 août 2016 at 10 h 00 min

Je vous lis régulièrement mais commente pour la première fois, car votre article me touche particulièrement. Tout d’abord merci beaucoup de l’avoir écrit …. Même si j’imagine bien à quel point il a été douloureux à écrire. Et félicitations pour votre grossesse, que je vous souhaite aussi sereine que possible !
J’aurai aimé lire votre article il y a quelques mois lorsque nous essayions nous aussi d’avoir un second enfant. Comme vous je suis tombée enceinte de l’aîné le premier mois. Pour le second, il a fallu attendre 8 mois avant de tomber enceinte, puis une première fausse couche. Je suis ensuite retombée enceinte rapidement mais j’ai fait encore une fausse couche, qui a été dure à surmonter (encore plus que la première). Mais comme vous, nous voulions ce second enfant et après 6 mois d’attente, j’étais de nouveau enceinte. Cette grossesse n’a pas été très sereine, notamment d’un point de vue psychologique (j’avais la hantise de perdre ce bébé) mais notre petite Claire embellit notre vie depuis 2 mois !
Alors quand les gens autour de moi me disent que 3,5 ans c’est parfait comme écart entre nos deux enfants, j’ai envie de leur répondre « si vous saviez…..  »
Les fausses couches sont en effet un sujet tabou et touchent pourtant beaucoup de femmes ! Le corps médical et les proches ne comprennent pas toujours la douleur de perdre un bébé, même un fœtus de quelques semaines. Et l’entourage est parfois très maladroit sans le vouloir avec des questions très indiscrètes comme « alors c’est pour quand le deuxième ? »
Encore merci pour cet article et je vous souhaite une belle grossesse !

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Mum-andCo 30 août 2016 at 10 h 01 min

Quel récit <3 je me reconnais beaucoup dans ton histoire. J'ai vécu deux fausses couches avant ma première fille. Deux curetages, des mois, des années de tristesse, de peine, de monde qui s'écroule. Et puis on relativise car une fausse couche à côté de certains malheur de la vie ce n'est "pas grand chose" mais quand ca nous arrive le monde s'écroule quand même.
Je t'embrasse tout fort <3

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caroline 30 août 2016 at 10 h 01 min

Très très beau ce texte 🙂
Félicitations pour la belle nouvelle et pour ce beau blog <3

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Si Petite Soit Elle 30 août 2016 at 10 h 15 min

Tu as eu beaucoup de courage pour écrire cet article et je pense que cela te sera bénéfique d’avoir pu mettre les mots sur tes maux. Je te souhaite une superbe fin de grossesse que je suivrais ici et sur instagram bien sur.
Bravo pour ton courage et la petite larme que tu m’as tiré de l’oeil.
Beaucoup de bonheur

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Dorothée 30 août 2016 at 10 h 45 min

MAGNIFIQUE TEMOIGNAGE !
Soyez heureuse !!

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Grete 30 août 2016 at 10 h 55 min

Je l’ai vécu… Et finalement comme toi, j’ai survécu. Et là, j’ai pleuré en lisant votre histoire / notre histoire… Merci ❤️

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Caro 30 août 2016 at 11 h 07 min

Merci ! Merci d’en parler, merci de le faire si bien, merci de partager, merci de penser à toutes celles qui ont vécu le même genre d’affreuse expérience.
Je me suis fait la réflexion un jour que la contraception nous donne l’illusion de pouvoir choisir quand on veut un enfant alors qu’elle sert en fait uniquement à choisir quand on n’en veut pas car quand on a un désir d’enfant, la route peut parfois être très longue et semée de tellement d’embuches avant la réalisation de ce désir. Et je pense aussi ici avec compassion à celles qui apprennent que ce désir ne trouvera jamais de concrétisation dans leur corps.
J’ai moi-même fait une grossesse extra-utérine découverte 3 semaines avant ma première écho, le lendemain de l’annonce à nos familles quand j’ai failli perdre la vie car je perdais tellement de sang. On m’a ensuite dit qu’il s’agissait d’une grossesse molaire (en gros, t’es surveillée pendant 6 mois à 1 an car ça peut être un cancer…). Après 9 mois de suivi, au moment où notre bébé aurait dû naître, nous avons appris que ce n’était en fait pas une grossesse molaire. Toute cette pression pour rien tant mieux, oui, mais c’est rageant de l’apprendre si tard. Bref, bébé 2 est arrivée 1 an après l’arrivée prévue de bébé 1. Un bonheur qui fait, un peu, oublier l’immense chagrin qui m’a suivie pendant des mois. Au début les gens étaient plutôt compatissants et puis plus le temps passait, plus ils estimaient que j’aurais du aller mieux. La coiffeuse qui demande quand on s’y met etc… Heureusement que mon Amour a été d’un soutien sans faille, présent et à l’écoute même s’il avait tourné la page plus vite que moi.
Bébé 3 ? Je ne sais pas… Ca fait peur quand même…

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Vanda Démêle Le Fil 30 août 2016 at 11 h 16 min

Salut Flore,
Ton article est très émouvant, très touchant. Cela doit être vraiment difficile à vivre mais le courage dont vous avez faits preuve ton ami et toi est superbe et je vous souhaite un très grand bonheur à 4!
Vanda

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Eulalie 30 août 2016 at 11 h 23 min

Il est superbe cet article …. <3

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Maman Poule et Cie 30 août 2016 at 11 h 41 min

Je connais ces petits cailloux, moi aussi j’en ai trois. Un qui date d’avant numéro deux et deux quand on voulait un numéro trois. Depuis, notre vie est devenue compliquée (décès dans la famille, problèmes au travail, etc.) et mon amoureux ne veut plus de numéro trois. Et ces deux derniers cailloux en sont encore plus douloureux !
Profite bien de cette grossesse qui se passe bien et de little G. J’aime à croire que ces petits cailloux vont finir par disparaitre mais je n’en suis pas sûre.

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Audrey 30 août 2016 at 11 h 44 min

Magnifique article pour un sujet comme tu le dis souvent incompris et tabou… Je ne connais pas la douleur des fausses couches à répétition mais celles des échecs de FIV et c’est très similaire… Je me retrouve énormément dans ce tourbillon d’émotions, dans les questions des autres (mais vous n’avez pas d’enfant?) et dans ces rdv au milieu de futurs mamans… Avoir un enfant paraît tellement naturel et facile aux yeux du monde qu’on en oublie souvent la douleur qu’elle peut représenter quand on est en dehors de cette « normalité »…
Je vous souhaite tout le bonheur du monde et merci pour ce beau témoignage.

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Aurelie 30 août 2016 at 11 h 47 min

Très beau et touchant billet. Et effet je me suis toujours demandé pourquoi diable les ivg et curetages se pratiquent en maternité, c´est de la torture…En tout cas, votre parcours est plein d´espoir pour toutes celles qui traversent ce genre d´épreuve et c´est très généreux à vous.

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stephanie cardoso 30 août 2016 at 11 h 54 min

bonjour
j’en ai les larmes aux yeux, ma fausse couche date du 28 avril 2016 la premiere (et j’espere la derniere), j’ai subit une aspiration une semaine apres soit le 6 mai. je pleurais, je voulais qu’il parte, je ne comprenais pas pourquoi moi pourquoi lui pourquoi nous pourquoi cette douleurs, qu’ai je pu bien faire pour que sont coeur arrete de battre a 8sa+2jours. je me suis retenue a mon fils qui va avoir 6 ans en decembre qui lui aussi est arrivé sans sy attendre sans y etre prete et rapidement. j’etais anéantis et je le suis toujours on ne se releve pas comme ca d’une fausse couche. et les d’un coté s’il a pas vecu c’est qu’il avait un probleme , oui d’accord mais ca ne soulage pas de dire ca, j’ai cherché a comprendre , des questions sans reponses encore aujourd’hui. les medecins qui rapelle que les fausses couches c’est 6 femmes sur 10 et faut que je sois dedans. qu’il faut 3 fausses couches pour savoir pourquoi pour faire une autopsie du foetus. bref je ne voulais plus d’enfant. et pourtant depuis fin juin on retente et rien ne vient , l’attente ce fait longue et j’ai peur que si je retombe enceinte c’est pour subir ce traumatisme encore une fois et je n’aurais pas la force de la surmonter. en tout cas belle article je n’aurais jamais su qu’un jour j’aurais pu lire cette article en pensant a moi, car on se dit ca arrive toujours aux autres mais quand ca nous touche c’est plus pareil. j’envie toutes ces femmes sur mon fb qui annonce leur grossesse comme la plus normal du monde alors que moi je n’arrive pas a retomber enceinte ni a aller jusqu’au bout de cette grossesse. c’est un sentiment que tant que ce n’est pas arrivé personne ne peut comprendre.

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Zibette 30 août 2016 at 12 h 00 min

Bonjour,
Quel billet émouvant…
Je suis maman d’un petit garçon du même age que Little G.
Je me suis souvent répétée qu’être mère ce n’était pas une banalité, c’est une chance.
Je me réjouis également de revivre cela en espérant toujours garder cet émerveillement face à la maternité.
Je n’ai pas de mot de consolation car je n’ai jamais vécu cette épreuve, je ne permettrai pas d’en inventer.
J’imagine simplement ton courage et celui de milliers de femmes qui vivent cela.
A côté de ça l’insouciance de nos enfants qui nous font avancer contre vents et marées.
Je te souhaite beaucoup de bonheur et sache qu’au travers de tes billets tu ressemble très fort à une super maman!

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Tellou 30 août 2016 at 12 h 17 min

Je ne vois rien d’autre a ajouter qui aurait du sens. Je suis passee par la. 3 fois. Avant d’avoir enfin ma fille. Les enfants post fausses-couches sont appeles « rainbow babies » chez mes amies americaines. Parce qu’ils apportent le soleil….

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Mon Joli Coeur 30 août 2016 at 12 h 31 min

Ohh quel bel article, si triste et touchant à la fois. Tu as su poser les mots justes pour que nous nous mettions à ta place et que l’on comprenne ton ressenti. J’ai personnellement eu la chance de ne pas avoir vécu cela jusqu’à présent (même si bien sûr on y pense toujours durant le premier trimestre…) Comme j’ai été enceinte deux fois je peux tout à fait comprendre la peine des femmes (et des couples !) qui vivent cette situation… 🙁 On te voit toujours sourire sur tes photos, je n’imaginais même pas ce que tu vivais ces derniers mois… Je suis heureuse que tu aies pu tomber enceinte et garder ce bébé cette fois-ci. Quel bonheur ce doit être pour vous ! Cette grossesse doit avoir une saveur particulière, elle est si précieuse après ce passé… Je vous souhaite beaucoup de bonheur à venir !

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maman délire 30 août 2016 at 12 h 39 min

Je n’ai pas vécu ça mais je te comprends tellement.. comme je le disais en conclusion de mon dernier billet, on ne sait pas toujours ce qui se passe dans les couples alors il faut faire attention à ce qu’on dit…. Tu (vous) as eu beaucoup de courage de t’accrocher et de continuer. C’est sûr qu’au bout de 3 fausses couches on doit être sacrément déstabilisée.. je suis heureuse de voir que maintenant tu te portes bien et que tout va bien ! je te souhaite une belle grossesse ! <3

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Sarah, Les Jolis Mondes 30 août 2016 at 12 h 55 min

C’est un article très touchant, merci d’avoir partagé cela avec nous, et avec tant de délicatesse.

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Lilou 30 août 2016 at 13 h 18 min

Merci pour ce bel article qui m’a donné la chair de poule. Tu es une maman formidable, ton little G a beaucoup de chance. Je te souhaite le meilleur pour la suite !

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Melanie 30 août 2016 at 13 h 20 min

Très émouvant cet article.. je n’ai jamais fait de fausses couches, pourtant je me reconnais dans ton témoignage: les annonces de grossesse, les commentaires intrusifs, l’envie de tout abandonner. Nous sommes suivis en PMA et c’est loin d’être facile tous les jours. Je retiendrai les mots de ta gynéco et ta jolie conclusion. Merci pour ce joli message d’espoir.

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PapaBackstage 30 août 2016 at 13 h 23 min

Erf dure année effectivement. La culpabilité, nous connaissons ici aussi. Cela nous est arrivé une fois. Même moi, qui ne suis a priori pas concerné physiquement, me sentais coupable. De quoi ? Je ne sais pas exactement. Quand on attend un enfant, on se dit qu’on le protègera toute notre vie… et quand un drame comme cela arrive…
Quand cela s’est passé, j’étais dévasté autant que ma femme. En quête d’un peu d’aide j’avais déjà fait un tour de la blogosphère mais il n’y avait pas grand chose. C’est pour cela que je pense que ton article peut effectivement aider. Pas à comprendre, non, ça c’est impossible, mais à digérer, à passer ses nerfs, à pleurer…
Tu parlais de banalité pour les gens. C’est ça qui m’avait choqué en effet. Les gens…la famille compatit mais cela semble tout à fait normal et acceptable pour eux. Comme tu disais, « la nature est bien faite » : vachement ouais…

Vous souhaitant le meilleur !

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Emy 30 août 2016 at 13 h 26 min

En pleurs à la lecture de ton article. Merci merci merci d’avoir mis des mots sur ces épreuves douloureuses, cette douleur sourde que l’on oublie pas et qui fait partie de nous à jamais.
Grosses pensée à tes petits cailloux.
Emy

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Corinne (Couleur Café) 30 août 2016 at 13 h 39 min

Magnifique article ! Il nous enseigne encore plus la patience et l’espoir ! Bravo !

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Mhe 30 août 2016 at 13 h 48 min

J’ai mis 18 mois avant de tomber enceinte de mon fils. Un probleme hormonal qui m’a miné pendant plus d’une année, trimballée de docteurs en irm… Pour finalement m’apercevoir que j’étais enceinte de 2,5 mois l’an dernier!
Comme tu le dis si bien, les fausses couches, on est pas préparée à en vivre. Les autres et pas moi. Est-on vraiment bien suivi(e)s… Car c’est un acte « commun » mais pas annodin.
Tout ça pour dire que j’ai tellemeny subi les « alors et vousss, c’est pour Quaaaaand »? De la famille, des amis avec 3 gamins qui courrent autour, et à essayer de baragouiner un « oh oui on en parle… » Alors que ça fait un an que tu fais des exams…. Je me suis jurée de ne JAMAIS poser la question à quelqu’un. Tant un couple qui est ensemble depuis 15ans, qu’à un couple avec un enfant qui approche les 7ans…
Promis car ce sont des questions qui blaissent tellement…
Des bisous. Et belle grossesse à toi 🙂

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Lili 30 août 2016 at 13 h 58 min

Ton billet est très émouvant !
Ma mère a mis dix ans avant de m’avoir. Ma sœur aînée était déjà née. Elle a fait plusieurs fausse-couches, dont une d’un potentiel « jumeau » pour moi. Et il y a même la tombe d’un petit garçon né malade deux ans et demi avant moi.
Tout est si tabou… Te lire aidera sans doute d’autres femmes.
Sur l’hôpital, je peux comprendre car on m’a retiré un polype en me disant que c’était une opération qui ressemblait à un curetage. Les rendez-vous à la maternité quand on rêve d’un enfant et que l’on a un problème gynécologique chronique, c’est assez difficile…
Ta gynéco t’a dit une bien belle phrase ♥
Je te souhaite beaucoup de bonheur !

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Summer Girl 30 août 2016 at 14 h 16 min

Je pensais à toi ce matin en déposant Little G à la crèche et en laissant Mister M à ma maman, ne me demande pas pourquoi, j’ai vu la photo de ton joli ventre mais je n’avais pas lu le titre de l’article qui ne s’affichait pas et me voilà au travail à retenir mes larmes devant ce billet… J’ai la chance de ne pas avoir connu ce que tu as pu vivre et je suis tellement agacée lorsque les gens te demande tous les jours alors c’est pour quoi le deuxième comme si il y avait une date de péremption mais je pense que ce billet va donner beaucoup d’espoir à toutes ces femmes qui passent par là, ces femmes qui rêvent de porter la vie.
Quel courage et quelle détermination…
Je t’embrasse fort, particulièrement fort ma jolie Flore <3

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Vanessa Mère Débordée 30 août 2016 at 14 h 19 min

Tes mots résonnent en moi. Ma 1ere FC, je l’ai vécu exactement comme la tienne : 1ere écho, plus de coeur, curetage en urgence, dégout d’être mêlée aux femmes enceintes dans les salles d’attente.
Puis 2 autres ensuite, quasiment dans la foulée. Après ma 3eme, 2 ans sans réussir à tomber enceinte, on passe des examens divers et variés mais rien….

Puis la grossesse qui dure, malgré des pertes de sang régulière. Mon 1er, en mars 2007. Suivi de ma fille en juillet 2008 et de mon dernier en juillet 2010.

Puis, il y a un an, l’envie d’un 4eme avec nouveau conjoint. Une 1ere fausse couche. Puis une 2eme… Une 3eme enfin.

J’ai désespérée. J’ai entamé un parcours PMA. Et là, le test positif. Je suis actuellement à 6 mois d’une grossesse très compliquée mais évolutive.

J’ai été enceinte 10 fois. En décembre, j’aurais 4 enfants.

Les gens ne se rendent pas compte qu’une FC, ça compte, que ce n’est pas rien pour certaines.

Des bisous à toi

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Tess 30 août 2016 at 14 h 25 min

Juste merci, étant à mon deuxième cailloux ton post fait du bien

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Nanourou 30 août 2016 at 14 h 30 min

Quel texte magnifique! Je me retrouve complètement dans ces mots, venant de vivre il y a 10 jours ma 5ème FC de suite alors que les 3 premiers sont arrivés tout de suite.
Toujours les mêmes questions, incompréhensions, culpabilités : pourquoi ça ne tient plus, aurais-je la force d’en vivre une 6ème, vais-je réussir à porter de nouveau la vie?
Les gynécologues ne comprennent pas non plus et à ce stade la faute à pas de chance, on n’y croit plus!
Je te souhaite une très belle suite de grossesse et un bébé magnifique pour la nouvelle année.

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Anna 30 août 2016 at 14 h 48 min

Merci pour cet article profond et délicat. Ta sincérité et la beauté de tes mots m’ont touché aux larmes. J’ai aussi un caillou sous le pieds et après un premier garçon sans l’ombre d’un problème, j’ai fait une fausse couche précoce très récemment. J’admire ton courage, ta détermination et la force de ta famille. Je te souhaite une très belle fin de grossesse. Et comme l’a si bien dit ta gynécologue, il ne faut jamais lâcher, la vie l’emportera toujours.

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Marie Badin 30 août 2016 at 14 h 53 min

Quel magnifique texte….je me retrouve tellement dans tes mots.
3 fc apres une grossesse facile pour le 1er. Et puis apres ces fausses couches je retimbe enceinte, des jumeaux….le reve j’ai tjs voulu 3 enfants mais malheureusemenr echo du 5eme 1 seul a survecu…..je suis malgre tout l’heureuse maman d un super petit mec de 3 ans et d une magnifique poupee d un mois…..

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Emeline 30 août 2016 at 14 h 54 min

Oui à partir de 3 ça devient dur car on sait Alors qu’on n’est plus dans les statistiques de la « normalité »… C’est là où tous les examens commencent… Pour rien… Et vous avez peu évoqué les indélicatesses des gynécologues qui soignent le corps mais pas l’esprit ! Seuls certaines urgences « spécialisées » font attention pendant la FC et au na grossesses suivantes… Et ça aide à se reconstruire !
Mais vous avez raison de dire qu’il faut garder l’espoir : apres 3 FC précoces, j’ai 2 beaux enfants en pleine santé qui sont restés accrochés 42SA et ne sont jamais sortis seuls !!! (Avec l’aide de l’aspirine en plus !) Et oui ça en vaut la peine !!!

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Alexandra 30 août 2016 at 15 h 00 min

Juste Merci …

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Fred(eu) 30 août 2016 at 15 h 01 min

Merci… Merci de faire tomber un peu ce tabou.
Nous sommes en essai bb2 (bb1 aura bientôt 2 ans) et ma fausse couche date de début juillet 2016.
Ton billet m’a beaucoup touchée.

Bonne grossesse !

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krupette 30 août 2016 at 15 h 03 min

je suis en larme en lisant tes lignes, tes mots auraient presque pu être les miens il y a quelques mois… le coeur de mon cailloux à moi ne battait pas non plus à 2,5 mois de grossesse, le silence le plus dur à entendre de toute ma vie… perdre ce bébé a été une étape terrible dans ma vie, dans mon couple, dans mon corps… les larmes et beaucoup d’amour m’ont aidé à recommencer à vivre sans oublier mon envie d’une 2eme enfant, j’en ai marqué mon avant bras d’un tatouage, une hirondelle qui s’envole, j’en avais besoin pour finir mon deuil! aujourd’hui je suis de nouveau enceinte, j’ai peur à chaque echographie mais je tache de poursuivre ma grossesse avec autant de sérénité que possible. compliqué de parler de fausse couche, c’est que j’ai ressenti pendant des mois où on m’a regardé comme si je disais un gros mot… merci d’avoir rédigé ce douloureux post, pleurer avec toi pour ta peine et ton épreuve et surtout ta magnifique détermination. je te souhaite un avenir merveilleux et doux avec ta famille et tes petits cailloux… ils n’ont pas vécus mais ils feront toujours un peu partie de nous!

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Allychachoo - Famille en chantier 30 août 2016 at 15 h 29 min

Quel billet fort… A chacun sa manière de gérer ces situations douloureuses, mais merci de partager ton émotion avec nous. Ecrire libère tant de choses, c’est quelquechose de très précieux. Cela m’aide beaucoup en tout cas, et je suis certaine que ton billet parlera à tous les parents. Je vous souhaite le meilleur pour la suite <3

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Dorianne 30 août 2016 at 15 h 51 min

3 petits Cailloux aussi chez nous … 3 étoiles à qui je pense chaque jour…
Notre petit Lion est arrivé il y a maintenant 18 mois et chaque jour je suis consciente de la chance et du miracle de pouvoir le serrer fort et l’embrasser … Ces épreuves ont fait de moi une meilleure maman , une maman qui connait la valeur de son bonheur …
On ne peut jamais oublier, mais poser des mots comme tu viens de le faire est une lumière pour ces mamans qui perdent leur enfant ( et non ! un embryon n’est pas juste un amas de cellule ) , pour ces mamans qui sont traités comme des numéros au mieux , comme un tas de chair au pire et qui subissent humiliations, rage, tristesse et qui garde malgré tout force et espoir …

Parce que , pour moi … c’est ça être une maman et même si elles n’ont pas la chance de pouvoir serrer leur enfant dans leur bras , elles ont déjà cette attitude de mère… Elles sont maman, d’un enfant parti trop tôt mais elles sont maman …

Câlin bienveillant à toi , ta famille et à toutes les mamans qui en ont besoin….

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Mémento Eve 30 août 2016 at 16 h 10 min

Je ne sais pas si tu connais la série viking mais tu me fais clairement penser à Lagherta une véritable guerrière qui n’en reste pas moins femme et mère pour autant. Je n’ose imaginer comme cela a pu être difficile. Je vous souhaite à tous les 4 tout le bonheur du monde! Et grâce à ton article je ne demanderai plus jamais à une amie qui a un enfant « à quand le 2ème? »

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Alexandra 30 août 2016 at 16 h 10 min

Merci! Merci du fond du cœur! Tes mots sont tellement touchant et justes. Ça fait du bien de voir qu’il est normal de ressentir cette peine et cette culpabilité pour un événement que tout le monde considère comme « banal ». Sache que ton billet m’a fait beaucoup de bien et me redonne force et espoir (et ce sera le cas pour beaucoup de femme) alors encore une fois merci beaucoup. Je vous souhaite tout plein de bonheur dans cette nouvelle aventure.

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Noëlie 30 août 2016 at 16 h 47 min

Merci d’être là Flore. Merci d’arriver à mettre des mots sur cette douleur tellement immense. Je compatis de tout mon coeur!! J’ai dû interrompre ma 1ère grossesse à 5 mois, lorsque lors d’un « banal » examen, le gynéco a découvert que notre fille avait une très grave malformation au cerveau qui ne lui donnait aucune chance. Ce moment où le sol s’ouvre sous toi et où tu bascules en enfer…La suite n’est que déchirements et coups de poignards, exactement comme tu le décris si bien. Jusqu’au jour où la vie décide de se réinstaller en toi pour de bon. Tu peines à y croire, et un jour, ce bébé si désiré est là dans tes bras… La vie renaît, comme une revanche. Merci pour ce merveilleux blog, tu m’émeus à chaque fois que je te lis!

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Orseis 30 août 2016 at 16 h 48 min

Je suis ton blog depuis peu de temps, je n’ai pas encore commenté, mais tu as si bien décrit tout ce que j’ai vécu il a juste 2 ans. J’ai fait une seule fausse couche, mais quelle claque… 1 an et une semaine après, ma fille est arrivée, ma deuxième petite douceur. Et c’est seulement cela qui permet de vraiment mettre l’épreuve derrière soi, la grossesse en elle même ayant été très angoissante. Essaye de la savourer quand même…

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Roger sabrina 30 août 2016 at 16 h 51 min

Très bel article avec exactement le même ressenti que moi avec seulement deux cailloux sous le pied depuis 1 an et demi. Je n ai pas arreté de me battre mais la nature ne veux pas m donner de nouvel enfant cela fait un an que je ne suis pas retombé enceinte depuis mais fausses couches c est très long et pénible quand tous le monde annoncé leur grossesse je me dit que moi aussi je devrai être en train de serrer mon enfant dans les bras heureusement comme toi j ai un 1ère enfant qui a mi du TPS lui aussi à venir 14mois mais la que de TPS de perdu encore.
Profite bien de ta grossesse et continu tes articles magnifiques

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PAULY 30 août 2016 at 18 h 45 min

Je découvre à peine ton blog et je suis bouleversée par ton témoignage dans lequel je me retrouve tellement…
Pour moi c est pour mon premier enfant et je sais combien toutes ces fausses couches sont difficiles à surmonter… maintenant après deux fausses couches et quasiment deux ans d essais je suis enceinte de 13SA et je vis la peur au ventre que ca se reproduise… j ai hâte de le sentir bouger pour y croire encore plus!
Je te remercie pour ce post, peut être qu il aidera les gens à tourner sept fois leur langue dans leur bouche avant de nous parler bébé et qu il leur permettra de nous comprendre!
Merci

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Agnès 30 août 2016 at 19 h 29 min

Je ne commente jamais mais j’imagine le courage et le travail sur soi qu’il a fallut pour écrire cet article alors ♡

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Laurie 30 août 2016 at 20 h 14 min

Si je te connaissais et si j’étais près de toi, j’aurais envie de te prendre dans mes bras… Je ne sais pas quoi te dire car jai pas connu ça (enfin je l’espère…) mais je voudrais rapporter mon soutien. Te dire à quel point je te trouve fort, très fort. Pleine de courage et d’optimisme. Je suis impressionnée, surprise, émue, heureuse, triste. Bref, les mots me manquent ! Merci, courage et bravo !

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ElodieD 30 août 2016 at 20 h 27 min

Merci , juste Merci .

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Khally68 30 août 2016 at 20 h 48 min

Ton post me replonge dans cette partie de vie. Ou tout les mois je pleurais tant ce désire était fort et tant mon corps ne voulait pas. 2 fausses couches , une à 2 mois et demi, une à 2 semaines et demi. Et puis trois ans déjà que l’on attendait. Trois longues années.
Les trois ans les plus longues . Je les ai vite oublié d’ailleurs quand la secrétaire m’a annoncé ses félicitations . J’allais être maman. Enfin. On a pas parlé du bébé jusqu’à la première écho aux 12 semaines. On a rien acheté. On a pas fait de projet. J’en rêvais secrètement. Au fond de mon coeur je voulais y croire. Je la voulais ma petite fille. Il y a eu la menace de prématurité .. les médecins toujours inquiet pour rien. . . 4 jours après la Dpa , la voilà. Cette petite fille dont j’avais tant rêvé. Elle a 4 ans et demi aujourd’hui et le plus beau c’est que ma petite fille a un petit frère aussi. Bébé inattendu. La grossesse à été difficile et j’ai pensé le perdre plus d’une fois. Il est né. Avec quelques soucis de santé. J’ai l’angoisse de la mort a cause de tout ces séjours en hôpital. 16 mois plus tard il est toujours là à nos côtés. On a cru en la vie et la vie nous la rendue. La perspective de donner la vie donne une force inestimée.

Je te souhaite tout le bonheur que tu mérite, parce que tu le mérites ce bonheur, comme toute personne qui se respecte. Quand tu as un coup dur. Un passage à vide. Regarde ton little G , regarde devant toi et dis toi que « ça passera ». Facile à dire. Mais crois moi parfois ça marche.

Bonne soiree

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Anne-Laure 30 août 2016 at 21 h 01 min

Un énorme merci pour votre article. Pour ce partage d’expérience. Pour votre sincérité et votre authenticité.

Emouvant. Fort.
Je vous souhaite tout le bonheur que vous méritez (et encore plus!!!) à 3, 4 (et peut-être plus…)

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mathilde ciesla 30 août 2016 at 21 h 04 min

Cet article ne peut me laisser indifférente car nous avons vécu la meme chose dasns les memes dates.. Un curtage en septembre, une deuxième fausse couche en décembre et puis aujourd’hui je suis enceinte de 7mois et j’attend avec bonheur notre petit loulou!
Je l’ai tj dit, ça ne doit pas être un tabou! en parler c’est s’en sortir!
Bravo pour cette article et que cela serve aux couples qui ne comprennent pas cette injustice qui est pourtant plus courante de ce qu’on le croit…!
Plein de bonheur à toi!

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Emilie 30 août 2016 at 21 h 16 min

Bonjour Flore,
Je te suis depuis de longs mois et tes billets m’ont toujours beaucoup émus et boostes, tu es tellement positive et sincère, tu es de ces personnes rares qu il est bon d avoir sur son chemin 🙂
Je suis triste que tu ais du passé par ces moments difficiles, mais quelle maman exemplaire tu as fait, à garder tes projets et le sourire pour ton petit little G.
Tout le meilleur pour ta grossesse.
Emilie

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Kat 30 août 2016 at 21 h 39 min

Oui merci pour cet article qui parle de « nous ». C est tellement difficile de mettre des mots sur notre douleur, notre détresse. Ces gens qui te disent, mais ce n est pas encore un bébé. Ou ceux qui te racontent l histoire de la voisine qui elle a perdu un enfant à 5 mois de grossesse, pour elle c était vraiment dur … J ai fais une fausse couche à 2 mois 1/2 je ne m en suis toujours pas remise pourtant c était en juillet 2013 …
Tes mots sont tellement doux pour décrire cette situation tellement douloureuse tellement dure.
En tout cas bonne grossesse et prends bien soin de vous

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Salomé 30 août 2016 at 22 h 19 min

Un petit mot en plus de celui sur FB 🙂 !

J’essaye d’imagine cette douleur quand on désire un enfant …

Ton texte me renvoie à mes angoisses. Je ne suis pas prête à avoir un deuxième enfant pour le moment. L’envie de profiter de Mini Milo, le voir grandir, finir d’oublier la déception de mon accouchement et mon baby blues des premiers mois qui m’a rendue si mal… Mais j’ai 30 ans (oups ! Presque 31 !) et la peur que tout ne fonctionne pas aussi bien le jour où ….

En tout cas, je serai vraiment heureusement de photographier votre prochain bonheur à presque 4. Je te l’avais proposé il y a plusieurs mois mais la proposition tient toujours 😉

Biz !

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Doris 30 août 2016 at 22 h 39 min

Ton texte me touche beaucoup. Particulièrement ce passage : « Et toujours la même déchirure interne et cette colère, juste envie de leur hurler de se mêler de leurs affaires, c’est suffisamment difficile comme ça. On ne sait décidément pas ce qu’il se passe dans un couple, il faudrait peut être faire attention à ne pas être si intrusif… « . Je n’ai pas vécu de fausse couche, mais cela fait 1 an que nous voulons un premier enfant et rien ne se passe. Je reçoit souvent des commentaires à savoir quand nous allons nous y mettre. Je ressens alors cette déchirure dont tu parles. Et j’attends encore avec impatience notre petit miracle…

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Karine 30 août 2016 at 23 h 17 min

Je voulais juste vous dire merci. Merci pour ce partage si vrai, si authentique. Un morceau de mon histoire tellement bien écrit. 3 fausses couches silencieuses dans le monde froid de la PMA. Et cet espoir du « ça marchera » toujours présent.

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Kid Friendly 31 août 2016 at 11 h 13 min

Je n’ai fait qu’une seule fausse couche, avant d’avoir mes enfants. Je me suis reconnue dans ce que tu racontes, je n’ai rien oublié et un jour je me suis promis d’écrire sur le blog l’histoire de la miette. Je me souviens d’avoir détesté ce corps pas capable de porter ce premier enfant, je m’en suis voulue (genre forcément c mon ovule qui était pourri et pas la faute à pas de chance). Tous nos projets s’effondraient. Enceinte je m’étais sentie déjà maman et j’étais une maman sans enfant. J’ai aussi vécu l’annonce à l’écho, le curetage (heureusement pas en maternité). Bref, SweetPrincess s’est installée quelques mois après et a guéri mes blessures. Et je me dis maintenant que je ne changerais rien, sinon elle ne serait là…
PS : les réflexions maladroites et cons j’en ai eu aussi dont un « t’as un polichinelle dans l’tiroir ? » (auquel je me suis mordue la langue pour ne pas répondre « oui, mais tu vois il est mort »). Mais j’en ai aussi fait. En parlant de tout et rien sans réfléchir, par maladresse…

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Lucie BG 31 août 2016 at 11 h 30 min

Bonjour,
Je viens de découvrir ton blog grâce à Hellocoton et cet article tellement émouvant que je suis en train de pleurer devant l’écran de mon ordinateur alors que mon bébé est en train de jouer à côté de moi.
Tout simplement un grand merci d’avoir posé ces mots sur ces instants si difficiles à vivre, ces instants que l’on doit affronter seule alors que l’on est pourtant entourée.
Bravo pour ton courage. Bravo pour cet article qui, malgré tout, est plein d’espoir et d’optimisme. Bravo d’avoir écrit ce billet avec autant de simplicité malgré la douleur. <3

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AnnC 31 août 2016 at 11 h 48 min

Merci pour ce bel article. J’ai de la « chance », une fausse couche je n’en ai vécu qu’une seule, et sur une grossesse « surprise » (désirée du fond du coeur mais pas vraiment planifiée à ce moment là… nous n’avions pas encore d’enfants). Un test positif non prévu, un mélange de joie et crainte (comment le futur papa va t-il le prendre ?), 24h en montagnes russes (mal sur le coup qu’il l’a pris…) puis un bonheur grandissant (une fois l’annonce digérée il s’est réjouit, après 4 ans de mariage encore heureux lol), pour finalement s’entendre dire à la première écho à 9SA qu’il n’y a pas de coeur… la dégringolade brutale la déception… le curetage, comme toi je voulais de nouveau avoir le ventre vide rapidement… des larmes un deuil très rapide pour mon mari mais plus long pour moi. Une promesse qu’on s’y remettrait bientôt de sa part, un espoir que ça marche vite vu que là ça avait marché du premier coup (oubli pilule quoi).
J’ai du attendre quelques mois mais notre petite fille s’est heureusement vite installée une fois les essais lancés et fait notre bonheur depuis 2 ans et 8 mois, et ça a marché du premier coup pour deuz qui a 8 mois… (oui on visait 2 ans d’écart aussi).
Mais ça a été dur. Aujourd’hui j’y pense parfois, à cette petite étoile, je me dis que c’était le destin (projet professionnel alors un peu incompatible), mais mes filles font mon bonheur…

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Marine 31 août 2016 at 12 h 05 min

Si tu savais comme ton histoire me touche…Eté de l’année dernière c’était la première, on se dit c’est normal, je suis tombée enceinte dès le premier mois, il fallait peut être plus de temps. Novembre 2015 je suis à nouveau enceinte, et comme toi j’ai appris cette grossesse pendant les attentats, pour qu’elle s’arrête quelques jours plus tard. Après quelques mois de stand by pour cause de mariage, on s’y remet et je tombe enceinte très rapidement, mais au bout de 2 mois, c’est la douche froide, le petit coeur ne bat plus et comme tu le dis si bien… la on ne peut pas attendre que « ce n’était pas encore un bébé », surtout quand on a commencé à l’annoncer comme toi au bout d’un mois aux proches..
Alors j’espère que comme toi, je connaîtrais une issue heureuse..
Je n’hésite plus à en parler autour de moi, on se rend souvent compte que cela arrive plus qu’on ne le croit et cela permet aussi aux gens de ne pas insister sur le « projet d’enfant ».

En tout cas, merci du fond du coeur d’avoir mis des mots sur ma douleur,

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Sandra 31 août 2016 at 13 h 58 min

Merci d’avoir écris ces mots que je m’étais promis d’écrire un jour…
J’ai été infirmière pendant 6 ans en gynécologie obstétrique, j’ai vu des centaines de femmes vivre ces instants douloureux. j’étais triste pour elles, mais aux vues de toutes les horreurs que je voyais souvent au travail, je me disais que si cela arrivait au début, c’était moins douloureux… j’étais jeune et je ne savais pas..
.
Et puis les projets bébé, 1 interminable année pour tomber enceinte… le bonheur, les projets…
La douche froide à 1 semaine de la barre tant attendue des 3 mois, plus de cœur. Des bras des jambes, mais plus de cœur.. On m’abat en plein vol, ma vie, mon âme… atomisés… Puis attendre 1 horrible semaine la 2ème écho de confirmation de grossesse arrêtée. Puis supplier au bout de 15 jours pour qu’on me délivre car il ne voulait pas « venir » malgré les médicaments… mon curetage, à mon travail avec mes collègues adorées, mais au milieu de tous ces bébés, au milieu de la joie et du bonheur des autres…
Les larmes, la douleur de cette plaie béante mais invisible, la dépression qui m’engloutie semaine après semaine, mon travail (d’accompagner tous ces futures/nouveaux parents) qui devient un supplice au quotidien…et ce silence… car personne dans nos proches ne savent…
Quelques mois après 2ème fausse couche, enfin le terme exacte est grossesse arrêtée à 2 mois et demi. Je déteste mon ventre, la terre entière, je deteste toutes ces femmes qui ne prennent pas soin d’elle pendant leur grossesse, et à qui il n’arrivera jamais rien…, J’ai envie de mourir juste pour ne plus avoir mal. Heureusement dans mon malheur, cette fois la fausse couche arrive vite, pas de passage au bloc
Je mets la pression à mon gynéco, je ne veux pas attendre le 3ème échec pour faire des examens comme le veut leur stupide « protocole » !! Je ne supporterai pas…
J’ai bien fais, une anomalie biologique apparaît, une anomalie qui « tue » le fœtus à chaque fois.
3éme grossesse traitement enclenché dès le début, et 8 mois plus tard, le 18 octobre 2014, ma poupée venait au monde… l’Amour de ma vie qui me comble de bonheur.
Je suis la plus heureuse des mamans, mais dès que je pense à mon parcours, à ces 2 petites bulles, la douleur est là, silencieuse, mais bien là… sous mon pied auprès de mes 2 petits cailloux….
Je comprends ce que ressentaient toutes ces femmes effondrées dans la salle d’attente. je ne pouvais pas comprendre car je ne l’avais pas vécu…J’ai beaucoup de remords de ne pas avoir été plus présente pour elles… J’ai compris qu’on ne devient pas mère le jour de la naissance, on devient mère le jour où l’on sait qu’il est là, qu’il existe, aussi petit et « unicellulaire » soit-il… Une mère d’1 heure, une mère de 5 jours, de 3 mois, de 9 mois, de 10 ans, de 40 ans… reste toujours une mère….

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Je ne suis pas une poule 31 août 2016 at 21 h 13 min

Et je pense à ma soeur, ma cailloux, qui a vécu cela exactement en même temps que toi, en décembre dernier, juste avant les fêtes. Un curetage pour la nouvelle année, chouette non?! Je pense à elle tous les jours, a elle et au creux dans son ventre qui reste désespérément vide depuis janvier. Elle qui commence à ne plus y croire… Je pense à ma soeur en te lisant, mais je pense aussi à moi. Je n’ai jamais vécu de fausse couche et j’espère n’avoir jamais à le vivre, mais mon ventre aussi reste désespérément vide. Espérons que la prochaine FIV soit la bonne. Il faut y croire…

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Eva 31 août 2016 at 23 h 38 min

J’ai l’impression que tu as écrit cet article pour moi …
L’incompréhension, la culpabilité, la douleur si profonde, la difficulté de se réjouir des grossesses des autres, l’enfer du curetage et de la nuit en maternité avec les bébés des chambres voisines qui pleurent et la sage-femme le matin du départ qui demande »il est où votre bébé? A la nursery? -non il n’est plus … »
Le manque de tact et la curiosité des gens … Ceux qui ne comprennent pas pourquoi la douleur est si profonde …
Les fêtes de fin d’année difficiles et le passage aux 30 ans compliqué …

1, 2, 3 petits cailloux … et toujours pas de lumière au bout du tunnel…

Félicitations pour cette nouvelle grossesse, c’est un message d’espoir pour nous toutes qui vivons les difficultés de la vie …

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l-oceane 1 septembre 2016 at 7 h 33 min

Je n’ai pas connu de fausse couche mais j’ai connu l’attente. Cette terrible attente. Entre le moment où le Chiwi a dit ok on se lance et le moment où nous serons (enfin) parents il se sera écoulé deux ans. On en a pris dans la poire des « alors et c’est quand que vous mettez un petit en route ». Quand on ne sait pas on ne peut pas comprendre. On a attendu, on a continué à vivre. J’ai commencé à faire d’autre plan pour nous même si l’on coeur se brisait de voir cette chambre toujours vide depuis notre déménagement. Tout le monde arrivé à tomber enceinte rapidement et mois au bout d’un an toujours rien… Le coup de grâce a été l’annonce de la grossesse de ma meilleure amie. Je n’ai pas compris pourquoi elle qui disait ne pas en vouloir, elle elle tombait enceinte avant moi et surtout en peu de temps. Je culpabilisait de penser ça mais c’était la réalité. J’ai pleuré toute les larmes que j’ai pu quand elle est partie. J’ai culpabilisé de ne pas pouvoir nous offrir cette vie à trois. Et puis j’ai moins pensé à cette vie qui ne voulait pas venir. J’ai fait un grand projet de voyage pour 2017. Finalement aujourd’hui j’en suis à 5 mois et demi de grossesse et nous ne partirons pas en voyage l’année prochaine. Mais il est là. Les cailloux ne sont pas des fausses couches dans mon cas mais tous ces longs mois d’attente et d’espoir quand j’avais quelques jours de retard….

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Nadja 1 septembre 2016 at 9 h 13 min

Très émouvant. Merci et bravo

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Sandy 1 septembre 2016 at 11 h 55 min

Merci de relater ces tristes et pourtant si réels sentiments. 3 cailloux sur m9n chemin aussi, 2 grands un petit… je oleure en vous lisant, la cicatrice de l’âme ne guérit finalement jamais….

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Coccinettte 1 septembre 2016 at 13 h 01 min

Quel bel article. Tu montres avec beaucoup d’émotions quand dans les moments les plus terribles il y a toujours un espoir. Je n’ai pas pu retenir mes larmes. Bravo pour cet article.

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Pauline 1 septembre 2016 at 15 h 22 min

Depuis le début de ma grossesse, je suis ton blog toujours avec attention. Qu’il est bon de lire tes billets sur des sujets très variés (qui sont traités soit de manière trop médicalisée soit caricaturée sur d’autres blogs) et tu les abordes toujours avec douceur et franchise mais surtout sans oublier le ressenti, les émotions et la vibration. (Ton billet de 2015 « on m’avait dit… »a trouvé un écho si fantastique en moi !!)
Et quelles émotions de lire celui-ci !!
Merci à toi de nous confier cela et quel courage !
Et Merci pour tout le bien que tu nous apportes et que tu m’as apporté.
Merci Beaucoup

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GAKAMA 1 septembre 2016 at 15 h 45 min

Merci d’écrire si bien ce que je voudrais aussi dire !
Puisse votre bébé vous apporter tout plein de bonheur.
Le mien est né aprés une douloureuse fausse-couche qui est survenue avec un décés d’un proche trés cher…. il est né le jour de mon anniversaire, c’est le plus beau cadeau qu’il pouvait me faire…. j’ai un lien particulier avec lui… c’est notre histoire
Je n’oublie pas mon bébé du milieu (j’ai une grand fille)….il est dans mon coeur et je l’aime !

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Valentoune 1 septembre 2016 at 16 h 57 min

On ressent toutes plus ou moins la même chose… les annonces des autres, les « alors quand est-ce que vous vous y mettez ? » ou les « Vous allez recommencer et ça va aller » … Dur d’expliquer que ce bébé était déjà accroché à nos coeurs.
J’ai voulu aussi en parler parce qu’on ne le fait pas suffisamment, mais je n’ai pas eu le courage d’écrire. Bravo et Merci de l’avoir fait.
Courage (parce que mine de rien on angoisse jusqu’à la fin).

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Maman Nouille 2 septembre 2016 at 9 h 41 min

Quel billet douloureux et touchant! Merci d’avoir partager ça avec nous et d’avoir redit ce qu’on pense toutes : c’est pas parce que ça arrive que ça ne compte pas.
Je pourrais aussi parler de mon vécu, on est nombreuses à pouvoir (y a qu’à voir les commentaires). J’espère que ça t’as un peu aidé de l’écrire.

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Elise 2 septembre 2016 at 14 h 52 min

Bonjour Flore
J’ai été également très touchée par votre écrit et je trouve émouvant de lire tous les témoignages que celui-ci a déclenchés. Oui, ça fait du bien de lire sur ces douleurs et silences vécus pendant la grossesse !!! On se sent moins seule, et ça donne aussi la possibilité d’espérer : après la peine et l’attente déçue, une nouvelle grossesse peut exister et un enfant combler notre désir… Voici une phrase, lue au hasard des forums et qui reste gravée en moi telle un mantra, lorsque des doutes m’étreignent quant à la possibilité de connaître un jour la maternité : « Ne laisse pas tes craintes miner le chemin de tes rêves… » Alors oui, il faut y croire, coûte que coûte car malgré tout, la vie est belle !

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Aude 3 septembre 2016 at 7 h 52 min

Comme cet article me touche et me parle. Moi, j ai perdu 4 bébés à plus de 3 mois de grossesse. Des bébés que j’ai eu environ 100 jours dans mon ventre, que j ai vu tres régulièrement à l échographie. La perte a été atrocement douloureuse à chaque fois. Nous mettions plus d’un an à mettre un bébé en route et à chaque fois je m’attachais tellement immédiatement….. Je crois que personne n’a compris la souffrance qui a été la nôtre pendant ces années : Il ne s agissait que d’une fausse couche et pas de bol pour nous, on les accumulait et à ce moment on avait déjà notre aîné, donc on sentait que certains pensaient que c était déjà bien. Le sujet est tabou et personne ne m’en parle jamais alors que c’est très présent en moi et que j’y pense tout le temps. J ai l’immense bonheur d’avoir 3 enfants finalement qui ont 5 ans d écart ce qui est beaucoup…. Et je n’oublie pas mes 4 petits anges….

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Véronique 3 septembre 2016 at 18 h 34 min

Cet article me touche énormément! J’ai eu deux grossesses arrêtées une à un mois et une à 4 mois. Je peux comprendre que c’est très douloureux.
Ta gynécologue est très bien. Il ne faut jamais se culpabiliser et il faut y aller en avant avec confiance et courage.
Bravo d’avoir eu le courage d’écrire ce beau témoignage.
Merci et bonne grossesse.
Bises

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Charlotte 4 septembre 2016 at 8 h 52 min

Merci pour ces quelques mots qui sont aussi rassurants que tristes. Tellement d’espoir en te lisant…
En mai dernier, j’ai fais une fausse couche à 5 semaines, en deux jours tout à basculé. A ma sortie de l’hôpital j’étais vide, vide aussi bien physiquement que mentalement, sans goût, sans espoir, sans rien. J’en suis sortie muette durant de nombreuses heures, j’avais beau essayé démettre de un son rien ne sort été. Puis pour me protéger, je me suis enfermée dans une bulle et n’en ai jamais parlé. Je souffre beaucoup des « alors le bébé c’est pour quand ? » lancé de manière si innocente mais qui me fait perdre espoir un peu plus chaque jour.
J’avoue ne pas savoir si je serai aussi forte que toi pour affronter 3 événements aussi tristes et douloureux. Mais j’ai envie d’essayer.
D’essayer de me libérer l’esprit, de me focaliser sur autre chose que ce petit caillou sur notre chemin.
Arrêter de pleurer à chaque début de cycle & voir le positif : tout arrive.
Merci pour ces mots si réconfortants & je te souhaite plein de bonheur & hâte de découvrir ce petit bébé si attendu.
Charlotte

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Alisore 5 septembre 2016 at 17 h 51 min

Je n’ai jamais commenté ton blog que j’aime et qui me parle beaucoup, comme toi ma grossesse m’a réconciliée avec mon corps « mais COMMENT pouvais-je trouver que j’avais de grosses cuisses et fesses avant ??lol », (ceci dit, je me permets de placer qu’on est en droit de se demander où sont tes kilos devant tes jambes longues et si fines (ou alors tu mesures 1m98 et tu ne nous dis pas tout !! ;)), j’ai aussi rencontré mon mari très jeune (17 ans, je vais sur mes 31), et nous sommes mariés depuis 6 ans, j’ai eu les mêmes remarques et doutes que toi ! Mais aujourd’hui, après un long parcours d’AMP pour avoir notre puce de 17 mois, c’est un réel bonheur de contempler notre famille et de constater qu’on est plus complices, heureux (et amoureux!) que jamais. J’ai eu l’immense chance de tomber enceinte naturellement fin juin, mais après une 1e écho merveilleuse montrant un minuscule embryon avec une toute récente activité cardiaque, il a dû cesser son développement quelques jours après car à l’écho suivante, malgré tous ces symptômes… J’ai compris tout de suite et reçu un coup de poignard dans le ventre. Mon curetage remonte à un peu plus de 2 semaines… J’ai lu et relu ton article, j’ai pleuré chaque fois, de tristesse, d’émotion bien sûr, mais aussi de bonheur pour toi et d’espoir, parce que oui, tu m’as réchauffé le cœur, alors merci … <3
Tu es toute belle avec ton babybump , je te souhaite une merveilleuse grossesse 🙂

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Marie 7 septembre 2016 at 17 h 13 min

Bonjour Flore,
C’est la première fois que je te lis et c’est aussi la première fois que je laisse un commentaire mais je voulais te dire un grand Merci pour cet article. Tu as su mettre des mots là où je n’y arrivais pas. Cela fait un an qu’on essaie de faire le deuxième et j’en suis à la 4e fausse-couche (les examens sont tous bons!) . Je tiens le coup (mon petit garçon y ait pour beaucoup, c’est fou la force que les enfants peuvent nous donner) mais c’est parfois très dur et cette angoisse de ne pas y arriver de nouveau mais tu m’aides à garder espoir et à persévérer.
A la suite de ma 2e fausse-couche, j’ai eu un curetage dans la salle de réveil je me suis mise à pleurer et je me souviendrais toujours du personnel parfois peu délicat qui m’avait dit vous êtes jeunes (j’ai 34 ans), faut laisser reposer votre utérus! J’aurai juste voulu lui crier dessus mais je n’en n’avais pas la force!
Je te raconte ma vie, on ne se connait pas mais encore merci d’en parler on se sent tellement moins seule! D
Je te souhaite une très belle grossesse et beaucoup de bonheur.

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Charlotte 7 septembre 2016 at 20 h 56 min

Tes mots résonnent en moi même si je n’ai pas eu le même parcours que toi, j’ai perdu un bébé (environ 6 SA selon mes calculs) entre mon fils et ma fille (tout juste née elle a un mois). Parfois j’y pense et je suis même persuadée que c’était un garçon je sais pas pourquoi. En plus, je l’ai perdu au boulot personne pour me remplacer. Bref une très mauvaise matinée.

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Jouls 9 septembre 2016 at 11 h 47 min

Bonjour Flore, je découvre tout juste ton billet (et ton blog par la même occasion), et je suis bien contente de ma découverte 🙂

Merci pour ces mots si juste et touchants, à lire les commentaires je vois comme il est important d’en parler et de mettre des mots, tant nous sommes nombreuses à vivre cela dans un silence parfois pesant.
J’aimerais ajouter pour toutes celles qui ont vécu ou vivent cela que même s’il faut s’accrocher et y croire comme tu le dis, il est important aussi de s’autoriser toutes les émotions qui nous submergent souvent dans ces moments, s’autoriser à souffrir, à pleurer, à être en colère… Car ce n’est pas parce qu’on « n’a pas eu de chance », que 20% des grossesses se finissent ainsi, que « c’est statistique », que « vous aurez d’autres beaux bébés », que ce n’est pas terriblement douloureux. C’est une perte, un deuil à faire, et il me semble que pour pouvoir le faire il est important d’accueillir cette douleur, quoi que puissent nous dire les médecins et l’entourage (ou notre cerveau, notre raison) pour tenter de nous rassurer ou nous faire penser à autre chose…

Je te souhaite une belle grossesse, et une belle rencontre au bout !

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futuremarraine 16 septembre 2016 at 17 h 32 min

Ton histoire vis à vis de cette grossesse est vraiment touchante. J’espère que tu iras mieux et que bébé à venir te combleras de Bonheur malgré tout !
C’est une situation particulièrement difficile, j’espère que ma belle soeur, et plus tard moi, n’aurons jamais à subir cela. Me connaissant, ça risque de ne pas se passé très bien … Enfin, félicitation pour ta grossesse, tu mérites d’être amplement heureuse avec bébé 2 maintenant 🙂

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Psofamily 21 septembre 2016 at 13 h 49 min

Ton texte est tres émouvant, il fait écho à ce que j’ai également vécu. 4 c’est le nombres d’années que nous avons attendu pour avoir notre premier bébé, 10 c’est le nombre de fausses couche que nous avons subi et 2 c’est le nombre d’enfants que la vie nous a offert. Je me souviens que, par habitude, l’échographe éteignait l’écran suspendu pour que je ne vois plus le triste spectacle. J’ai pleuré et ris avec ces merveilleuses infirmières qui ont toujours eu un mot, un geste ou une gentille attention. Pendant 4 ans je ne suis pas parvenue à en parler, peur de blesser ma famille ou mes amis, alors avec mon mari on a gardé le silence et on s’est épaulés. Je garde le souvenir de cette voisine de chambre lors d’un curetage. Je l’ai subissais, elle elle le choisissais. Pour autant ce jour là sa souffrance était terrible, je lui ai tenu la main et tenté de la faire sourire. On fait un enfant quand on prêt, ce n’était pas son cas, ce n’étais pas son choix. Ce jour là mon aigreur s’est envolé, car oui j’en avais contre toutes les femmes qui y parvenaient sans soucis ou pire qui avortaient. Au bout de 4 longues années, on entamait une nouvelle démarche : la demande d’agrément en vue d’une adoption. Le miracle a eu lieu, mais je n’y croyais plus. Je me préparais au pire. J’ai attendu 4 mois et demi pour annoncer ma grossesse. J’ai interdit à tout le monde d’acheter quoique ce soit à l’éventuel futur bébé’, pas avant la naissance. La chambre à ete préparé une semaine avant la naissance, et je refusais d’y entrer. J’ai préparé le sac la veille de l’entrée à la maternité. Je n’y croyais pas, persuadée que la vie me jouerais encore un mauvais tour. C’était presque trop beau pour nous. Et pourtant ma fille est née un beau matin, entourée d’une ribambelle d’infirmiers qui nous connaissaient si bien, nos médecins, gynécologues qui téléphonaient toutes les 10mn pour savoir si enfin la princesse etait là. L’émotion était à son comble et malgré 9 mois de grossesse j’étais surprise. Oui une vraie surprise car elle était là en parfaite santé, un visage bien rond, 10 doigts, 10 orteils et mon dieu si belle. 9 mois plus tard la vie nous souris de nouveau, le test de grossesse est positif. Ce sont des jumeaux. Hélas un des deux ne survivra pas. Nous avons donné naissance au plus incroyable et courageux des petits garçons, 18 mois après la naissance de notre premier enfant. Merci pour ton texte, car c’est un sujet sensible qui touche tellement de couples mais qui est si peu abordé. Je te souhaite une merveilleuse grossesse.

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Marie 15 octobre 2016 at 15 h 36 min

Merci d’avoir partagé ton vécu. Nous sommes si nombreuses à taire ces moments douloureux. Pour moi, 35 ans et qqs, 1 an d’attente après l’arrêt de la pilule pour tomber enceinte pour la toute première fois. À 6sg le verdict tombe, c’est une grossesse arrêtée. Aucun signe de fausse couche, alors on me donne des médicaments pour évacuer, échec total, mon bébé mort s’accroche. Quelques jours plus tard une aspiration au milieu de femmes sur le point d’accoucher. Je croyais pouvoir tourner la page. À la visite de contrôle tout s’ecroule, mon utérus scintille au doppler couleur, une enorme malformation arterio-veineuse a envahi mon utérus, une hemorragie interne peut se déclencher à tout moment mais je ne suis pas une urgence !! 5 mois d’angoisse, des IRM à repetition, des heures d’attente dans les couloirs des maternités et la malformation a finalement régressé naturellement. Mais il reste encore à réparer les synechies, une operation de plus, se rétablir, se reconstruire. Après plus d’un an d’enfer on prends enfin des vacances. Bientôt 37 ans, j’apprends que je suis enceinte juste avant le départ en vacances. À 5sg des petits saignements et des douleurs, je suis loin de chez moi, je ne parle pas la langue du pays, la panique. On ira aux urgences demain, la peur au ventre. On affronte tout ça seuls avec mon chéri, face à l’indifférence des uns, aux paroles malheureuses des autres, aux bonheurs des potes qui deviennent parents. Alors oui, je me retrouve dans tes paroles.

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Catawoman 20 octobre 2016 at 13 h 57 min

Ton article m’a profondément touché. J’ai vécu la même chose, l’échographie au troisième mois pour ma part, le cœur qui ne bat plus, la tristesse et la colère qui m’a envahie. Puis le curetage, l’hôpital, la reprise du travail …. l’horreur. On s’en relève, mais quand on y repense ça fait toujours un peu mal ! Je me retrouve dans tes paroles

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Zlsa 22 octobre 2016 at 21 h 14 min

Un commentaire de plus au milieu de tant d’autres je ne sais pas si c’est vraiment utile mais je tenais à le faire quand même 🙂
En larmes à la lecture de ce touchant et courageux article. Je découvre le blog que je vais suivre de temps à autre avec plaisir je pense. Jai 26 ans ma fille a eu 2 ans en septembre et je suis enceinte de mon 2eme prévu pour debut mai 🙂 du coup tout me touche dans tes écrits 😉 avant ma fille une fausse couche à 3 semaines de grossesse, tres dure et compensée par plein de nouveautés dans le boulot par la suite qui m’ont permis de continuer d’avancer assez sereinement. Mais on garde toujours ca en soi… Puis nouvelle grossesse, beaucoup d’appréhension et aujourd’hui je vois ma fille et je me dis « dire que ca a failli ne pas être elle » et Cest ca qui me fait le plus pleurer 😉 je remercie le destin dem’aboir fait passer par cette épreuve car ma fille est tellement géniale !!! Mieux que dans tout ce que j’avais pu projeter 🙂 puis projet de 2eme, je suis à chaque fois tombée enceinte au premier mois d’essai je me dis trop de chance et puis le lendemain du test fausse couche. Les pensées les plus dures se sont alors imposées à moi, les memes que tu décrits et Cest surement ce qui m’a beaucoup touchée dans ton article. Puis nouvelle grossesse, débordée je n’y pense que peu et veut me protéger d’une nouvelle « déception » (le mot est faible) et la semaine dernier échographie tout va bien, bébé estbienla et se développe bien. La joie de l’annonce aux proches, à la grande sœur, la joie de se projeter mais toujours ce doute.. Vivement la prochaine echo et en attendant je profite de mon ventre qui s’arrondit 🙂
Bonne continuation belle grossesse et merci pour tes mots.

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Pelotte 17 novembre 2016 at 19 h 44 min

Merci du fond du coeur pour ces mots qui résonnent si fort avec ceux qui ne sortent pas de mon coeur. Merci d’oser dire toutes ces choses que je n’ose pas exprimer. Je n’ai jamais écris ni laissé de commentaire sur un blog mais j’ai pleuré en lisant votre billet alors je voulais vous dire merci Flore.

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Pelotte 17 novembre 2016 at 19 h 44 min

Merci du fond du coeur pour ces mots qui résonnent si fort avec ceux qui ne sortent pas de mon coeur. Merci d’oser dire toutes ces choses que je n’ose pas exprimer. Je n’ai jamais écris ni laissé de commentaire sur un blog mais j’ai pleuré en lisant votre billet alors je voulais vous dire merci Flore.

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Blog du Dimanche 6 décembre 2016 at 15 h 07 min

J’ai chialé toutes les larmes de mon corps.
Merci pour ces témoignages, je ne peux (et ne veux !) imaginer ce que tu as traversé.
Je vous souhaite le meilleur, à tous les (presque) 4 <3

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Elo 6 janvier 2017 at 20 h 28 min

C’est marrant. Mardi 27, j’apprends que je suis enceinte. Première grossesse, 4 mois d’essai. Vite, vite, je cherche moult lectures sur Internet. Je trouve ton blog tandis que j’attends chez le médecin avec mon bilan sanguin. Et je lis cet article fort et flippant á la fois. Hier, je vais innocemment aux toilettes après un chouette diner préparé par mon amoureux. Je vois des saignements. Je pense à ton article. Je previens Mr. On appelle la maternité, on me dit de patienter un peu pour voir si les saignements continuent. Je ne veux pas patienter, je veux savoir. Dans la maison, dans la voiture, dans la salle d’examen je tremble malgré le chauffage. Examen par une sage-femme puis par la gynécologue de garde. Professionnelle mais pas très empathique. Je suis à 7 sa je sais que c’est jeune. Elle me dit qu’il y a une activité cardiaque, mais que l’embryon devrait etre un peu plus grand à ce stade, que la poche est ovalaire non bien arrondie, pas forcément bien placée ( haut bas je sais pas). Bref risque de FC.
Elle m’a mise en arrêt avec repos forcé. Je saigne toujours un peu, j ai un peu mal au ventre. Tout à l’heure aux toilettes j’ai senti passer quelque chose, un petit cailou je le crains…Voilà verdict lundi pour mon prochain rdv. Je suis triste mais on prend sur nous…Tout est irréel…C’est marrant ou pas, mais ton article me fait espérer malgré tout. Je te souhaite le meilleur. Vraiment

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mamiele 12 janvier 2017 at 18 h 20 min

Merci pour ce témoignage, tellement nécessaire.
La fausse couche étant encore un sujet tabou… si incompris.

Moi aussi, 4 petits cailloux qui m’accompagnent…
Et j’espère un jour avoir un bébé. Un vrai, pas un bébé rêve, ni un bébé « cailloux »…
En attendant, j’en parle aussi sur mon blog:
http://mes-presques-riens.blogspot.fr/
Je t’invite a aller jeter un œil!
Cordialement!

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Ursa 13 janvier 2017 at 14 h 50 min

Félicitations pour cette naissance imminente !

Notre Bébé 3 devrait voir le jour d’ici le 6 février, on s’y prépare. Aujourd’hui, mon mari et moi nous sommes rendus chez l’anesthésiste. Non pas que je désire la péridurale (je n’y ai jamais eu recours jusqu’à présent), mais par souci de compléter mon dossier en cas de césarienne (mieux vaut être prudents). Sa première réaction: « Cinq!!! » Et nous: « Euh non, deux. Enfin, trois. » Et lui de renchérir: « Mais si, regardez, il est marqué ‘G:5′ ». Oui, Monsieur, mais juste à côté, il est écrit « P:2 » (donc deux naissances). « Ah, c’est un troisième bébé alors », a-t-il enfin conclu.

Sans entrer dans les détails, on lui a fait comprendre que deux grossesses n’étaient pas allées jusqu’à terme. Dans notre cas, une fausse couche précoce avant notre aînée, suivie de 18 mois de « ça ne marche pas » inexpliqués, et une fausse couche précoce l’an dernier, juste avant cette grossesse qui se termine. Ces mots ne m’ont pas profondément blessée, j’ai davantage été surprise par le manque de tact de l’anesthésiste : comment aurait réagi un couple ayant vécu une histoire plus traumatisante que la nôtre (fausses couches à répétition, mort in utero, …) ?

Alors, à toutes, courage ! Et n’oublions pas ce que nous avons appris par rapport aux « Alors, c’est pour quand ? » On ne sait jamais. 😉

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Boubou 22 janvier 2017 at 14 h 40 min

Je n’ai pas les mots face à ton billet bien qu’effectivement il réchauffe le coeur. J’ai moi même fait une fausse couche que j’ai extrêmement mal vécu, tout comme mon conjoint d’ailleurs. Après ça je suis tombée enceinte & mon fils est né. Lui aussi c’est mon soleil. J’ai écrit ce billet dans mon blog, celui qui parle de ce petit cauchemars mais je n’y trouve toujours pas la force de le publier.. peut être qu’un matin en me levant je me dirais qu’il est temps. En attendant je ne cesse de te lire, tu y trouves tellement bien les mots.

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lady 23 janvier 2017 at 21 h 56 min

Jai eu une cesarienne.
Je commence a pouvoir en parler.
Je lis tes mots je me retrouve dans certains.
Je te laisse le lien de mon nouveau bloghttps://ladyyybabyyy.wordpress.com/ si ca te dit

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Paquerette 6 février 2017 at 20 h 16 min

Bonjour
Je découvre votre blog et cet article en particulier.
J’ai fait 3 fausses couches entre ma grande fille de 8 ans et mon petit garçon qui fête ses 3 mois demain.
J’ai eu 2 curetage à l’hôpital où on m’a fait subir une échographie en salle de naissance pour vérifier que le foetus était bien mort… j’ai patienté à l’étage où les femmes à côté de moi accouchaient, j’entendais les bébés crier… et l’aide soignante a ouvert la porte en me disant : »alors bébé est prêt ? » …
Je ne comprends pas que l’on nous fasse subir cela. Ne pourrait on pas être à un autre étage que celui de la maternité ?
Tes mots sur le papa et sa souffrance silencieuse font aussi écho en moi.
Je n’aurais jamais abandonné ce projet de deuxième enfant, malgré les fausses couches inexpliquées à répétition.
Je n’oublierai jamais les échographies où on découvre un bébé qui ne bouge plus, les épaules de min gynécologue qui s’affaissent et mon mari qui ne comprend pas tout de suite pourquoi il n’y a pas de son… je n’oublierai jamais cette souffrance pendant 7 ans de ne pas réussir à porter la vie.
Je n’oublierai jamais tous ces faux départs et cette souffrance.
Heureusement mon gynécologue était très humain et nous a aussi toujours incités à ne pas perdre espoir.
Merci pour ton témoignage.

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Natacha 1 mars 2017 at 9 h 13 min

J’en suis au même point que toi. Et je rencontre le mien dans 4 mois et demi. 🙂
Alors ne cessons jamais d’y croire.
Et merci, merci d’avoir su mettre les mots, là où moi je n’y suis jamais arrivé.

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Bino 15 mars 2017 at 15 h 55 min

Après 2 fausses couches, il semblerait que celui ci soit bien accroché. Cet article m’a énormément aidé, et m’a permis d’enlever un poids de mes épaules. Déjà j’ai pu constater que je n’étais pas seule à penser ce que je pensais, à vivre ce que je vivais, et à mal vivre ce que je vivais mal. A l’hôpital on nous fait comprendre qu’une fausse couche est tellement banale, que je me demandais « pourquoi je suis si mal après en avoir vécu une ? Si c’est banal, je ne devrais pas me sentir mal ». Puis est arrivé cet article. Il m’a fait comprendre qu’il ne faut surtout pas se murer dans le silence et dans le tabou d’une fausse couche. Il est important de le partager avec son entourage, même si ça ne ramènera pas ce petit coeur qui battait.
Mais maintenant ma grande question est : comment ne pas trouver le temps long entre les échos ? Je n’ai eu que mon echo de datation, et la seconde echo est dans 3 semaines. ça me semble être le bout du monde 3 semaines ! comment s’assurer que ce petit coeur que j’ai entendu bât bien comme il faut :'(
La patience est très dure. Alors Flore.. Comment on fait pour attendre sereinement ?
Merci
Emeline

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Ju 15 mai 2017 at 14 h 38 min

Merci pour ce témoignage qui m’aide à traverser cette épreuve, merci pour tes mots, merci pour ton aide, simplement merci.
Maman d’un petit A qui s’est fait attendre pendant 2 ans et quelques traitements, nous avons décidé d’avoir un second bébé. Au bout d’un an, test positif, c’est un vrai moment de bonheur : déjà! après seulement 1 an (oui ca parait bizarre mais je trouvais ça rapide).
A 8 semaines, des douleurs et un rendez-vous aux urgences plus tard, nous apprenons que le cœur s’est arrêté.
On me propose des comprimés. Plusieurs aller retours aux urgences et quasi 15 jours on me dit que ca n’a pas fonctionné, curetage programmé… 4 jours après…4 jours après 15 jours déjà écoulés ; une éternité… mais finalement le soir même il était parti…
Alors oui, pourquoi être en salle d’attente avec les femmes qui vont accoucher, qui ont de si jolis ventres ronds à nous faire pâlir d’envie… oui pourquoi ? Cela dit, j’ai eu beaucoup de chance car le personnel médical a toujours été prévenant, gentil et attentif à ma douleur.
Aujourd’hui, ce petit caillou est une faiblesse et une force qui n’entame absolument pas notre désir d’une deuxième bébé. Alors oui, je pense de tout cœur que ca marchera !
Félicitation pour cette petite fée! et encore merci 🙂

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calisma'manpoule 22 mai 2017 at 14 h 41 min

Je lis ton post et tes mots sonnent si juste! J’attends mon 3ème enfant, c’est ma 8ème grossesse… pour ma 1ère j’ai eu 2 fausses couches précoces. Quand nous avons voulu un 2ème enfant 1ere FCs à 9sa et curetage, puis 2ème FC précoce (la 4ème donc) et enfin bébé qui s’installe pour s’envoler 2 semaines avant le terme…
Mon 3ème bébé arc-en ciel s’est installé au bout de 5 mois, et tout s’est bien passé.
J’attends mon 4ème bébé j’en suis à 13SA, et mes intestins restent noués.
On ne sort pas indemne de ces pertes…

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Solene 24 mai 2017 at 21 h 53 min

J’ai juste envie de hurler. . De crier. ..de l’annoncer à tous.. j’ai perdu notre bébé. …notre cheri que nous avions présenté à notre petite camille. ..et elle a mis du temps à comprendre qu’il n’y a plus de bébé dans le ventre de maman. …camille,ma camille qui ne comprend pas tout ça car nous y croyons tellement fort qu’on lui a annoncé trop tôt. ..si j’avais su. Pour nous épargner tout ce chagrin… c’est si dur…mais merci camille tu me protège chaque jour et merci mamanlouve de partager ces tragédies avec nous

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