Au quotidienCôté maman

Vole, vole, nouvelle petite maman

posted by mamanlouve 18 mars 2016 97 Comments

Aujourd’hui c’est un petit coup de gueule que je vais poser là, oui je sais ça ne me ressemble pas trop mais ça fait bien longtemps que je rumine ce sujet, cela fait 20 mois en réalité. Car je voudrais parler aujourd’hui du retour à la maison après avoir accouché. De ce néant, de ce vide auquel vous êtes confronté alors que pendant 9 mois on ne vous a pas lâché.

Pendant toute ma grossesse j’ai eu des rendez-vous médicaux, à la maternité avec ma sage femme une fois par mois, puis mes échographies, puis mes cours de préparation à l’accouchement…bref l’impression de courir toujours à droite à gauche mais de me « préparer » à ce qui m’attendait. En effet pendant neuf mois on m’a expliqué ce qui passait dans mon corps et on m’a préparé au jour J, à l’accouchement. Super. C’est essentiel bien entendu. Mais après ? Après bordel ? Vous savez ce jour où il sort, il vit et où vous devez vous en occuper ? Ce jour où on vous donne le feu vert pour sortir de la maternité et où vous vous demandez si on va vraiment vous laisser sortir avec la responsabilité de minuscule bébé ?

J’avais envie de sortir de la maternité, retrouver mon chez moi et construire cette vie à trois, et à la fois ça me rassurait tellement de pouvoir poser toutes mes questions quand je voulais à la maternité. En réalité on ne nous prépare nullement à ce qui va se passer une fois qu’il est sorti de notre ventre. Alors oui j’ai eu un cours sur comment préparer un biberon ou comment changer une couche, waou je me suis sentie d’un coup beaucoup plus prête, ce sont tellement des micros détails … J’aurais voulu qu’on me prépare à la vraie vie !

La première nuit à la maternité, little G n’a fait que pleurer, après une journée à dormir pendant que je recevais de la visite. Je n’avais donc pas dormi depuis presque 48h et il pleurait non stop…Pourtant j’avais appliqué ce qu’on m’avait dit : je lui ai donné un biberon, je l’ai changé, je l’ai bercé, j’ai marché, mais rien n’y faisait, alors ce sont mes larmes qui se sont mises à couler. Même mon mari avec moi ne savait pas ce qu’on pouvait faire de plus, ce qu’on faisait mal ou ce qu’on oubliait…alors on a appelé une première fois les sages femmes, puis une seconde fois puis une troisième fois, avec toujours la même question : mais pourquoi il pleure ? Je peux vous dire qu’on se sent sacrément con de demander ça sur son propre bébé…

Alors voilà j’aurais aimé avoir des cours qui me préparent à ces pleurs inexpliqués. Qu’on me dise : il pleure parce qu’il reçoit beaucoup de stimulations, parce qu’une fois la nuit tombée ça l’excite, parce qu’il digère mal, parce qu’il a des coliques, parce que c’est un bébé, parce que C’EST COMME ÇA ! Stop arrête de réfléchir et de t’en vouloir. Si j’avais su qu’il ne suffisait pas de changer sa couche, le nourrir et vérifier sa température pour qu’il arrête de pleurer, j’aurais peut être moins culpabilisé de ne pas savoir l’apaiser.

Revenons à ce fameux retour à la maison, entre excitation et trouille d’enfer. Je me revois pleine de gaucherie… je peux vous dire que je m’en suis posée des questions bêtes… La première fois que je me suis retrouvée seule à la maison avec little G, j’ai voulu aller prendre une douche mais comment faire ? Nan mais comment je fais pour prendre une douche et le surveiller en même temps ? Je ne vais pas l’entendre pleurer ? Dans la panique j’ai donc appelé ma maman pour qu’elle vienne le surveiller ! Puis ces questions toutes bêtes sont devenues de plus en plus nombreuses : où le faire dormir en journée ? Dans son berceau, sur notre lit ? Dans sa chambre ? Dans le salon ? La tétine du biberon je passe quand au débit 2 ? Son doudou n’est pas trop gros ? Il peut peut être s’étouffer là non ? Je le fais dormir avec ou sans turbulette ? Il fait chaud quand même…mais il régule pas encore sa température ?! BREF je me suis torturée la tête ! Mais qui pouvait répondre à mes dizaines de questions quotidiennes ? Qui ? Par chance j’avais ma super copine, Hélène, qui était maman depuis 2 ans et a répondu à absolument toutes mes questions sans me juger, je la remercie encore de m’avoir aidé comme cela…Mais je ne pouvais pas décrocher mon téléphone à la moindre question qui me passait par la tête…et là on se sent vraiment seule.

Dans le fond je me suis sentie nulle, dépassée, pas prête, ajoutez à cela mon baby blues et ça donne un début catastrophique…Heureusement j’ai pu compter sur mon mari qui a tout géré d’une main de maître, comme s’il avait eu une dizaine d’enfants avant ! Sinon je ne sais pas comment j’aurais fait, c’était trop de choses nouvelles à apprendre et j’avais l’impression d’improviser sur tout, sans savoir si c’était bien ou pas.

La seule initiative que j’ai trouvé excellente pour le coup, c’était la visite de cette sage femme à domicile, proposée à la maternité. Elle est venue trois fois à la maison et elle était attendue comme le Messie à chaque fois ! Je préparais mes post it avec mes 10 000 questions ! J’ai trouvé néanmoins son aide limitée car j’aurais aimé qu’elle me montre comment donner le bain par exemple, mais elle m’a dit qu’elle ne pouvait pas…Dommage c’était mon plus gros point de stress : le bain ou comment ne pas le noyer dedans ? Mais bon il paraît que d’autres sage femme le font, je n’ai peut être juste pas eu de chance. Quoi qu’il en soit j’aurais aimé être plus accompagné dans mes gestes du quotidien que je découvrais.

***

J’aurais aimé pouvoir poser toutes mes questions, mêmes les plus bêtes, quand je voulais.

 J’aurais aimé qu’on me dise que c’était normal de pleurer si fort.

 J’aurais aimé qu’on me dise que la fatigue pouvait te pousser à une fragilité insoupçonnée.

J’aurais aimé qu’on me dise que j’allais me fâcher avec mon mari très fort tant nous serions fatigués.

 Bref,

 J’aurais aimé qu’on me dise que rien de tout ça n’était grave, et que ça allait passer.

***

Je me suis souvent demandée pourquoi on n’en parlait pas, pourquoi était-ce si tabou ? Alors oui bien sûr tout le monde sait que ce n’est pas facile d’avoir un enfant, ça tombe sous le sens, les nuits, tout ça tout ça…mais je parle de tous ces détails passés sous silence et qui ne font sentir d’horribles parents. Alors pourquoi on n’en parle pas ? Par peur d’ôter toute envie aux gens de faire des enfants ? Ou alors étais-je la seule à ressentir ça ?

En réalité je pense que rien ne peut nous enlever cette envie de maternité car le bonheur immense que l’on tire dépasse tellement tout ce que je viens d’écrire …Mais je pense juste, qu’au contraire en prévenant les femmes (et les hommes!) on se prépare un peu mieux à ce tsunami.

Enfin, je pense à toutes ces futures mamans qui appréhendent ce moment, je vous rassure chacune vit ce retour très très différemment, ce n’est que mon expérience. Enfin disons que ce n’est qu’une partie de l’iceberg, la partie la plus sombre, la partie la plus jolie j’ai déjà tenté de la décrire dans mon billet On m’avait dit, écrit au début de l’aventure de mon blog. Je voulais juste dire aujourd’hui qu’on ne se prépare peut être pas suffisamment à ce qui nous attend réellement, mais que si  on se trouve dans une de ces situations il faut alors respirer très fort, remettre les choses dans leur contexte, tenter de relativiser tout ce qu’on peut et se souvenir que ça va aller. Que tout ceci est en fait très normal, on nous demande d’apprendre immédiatement un rôle totalement inconnu et tout ceci dans une grande fatigue, faut avouer que c’est pas simple quand même ?

Mais ce n’est qu’une passade, le temps de trouver ses marques avec ce nouvel être dans nos vies, nos repères de femme, de mère et de couple, le temps de se faire confiance et de trouver une petite routine qui fonctionne. Le temps, le temps, le temps d’aimer, de s’émouvoir, de se laisser aller, de prendre le temps, de se dépasser, d’être fière de nous, d’accueillir cette immense bonheur qui vous chamboule une vie. Tout passe, même ce joli chaos du début, la maternité est aussi difficile qu’elle emplie nos vies de bonheur, tentons de s’en rappeler quand c’est parfois un peu plus difficile… 

– Je vous embrasse –

*** Flore ***

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97 Comments

Corinne (Couleur Café) 18 mars 2016 at 8 h 47 min

J’ai eu exactement les mêmes réflexions quand j’ai accouché de mon premier enfant. On vous prépare tellement lors de la grossesse et pour l’accouchement, mais les gens doivent comprendre qu’une jeune maman devrait être accompagnée dans ses geste au quotidien au tout début, elle devrait être mieux soutenue moralement, mieux guidée, elle devrait être rassurée sur ses propres angoisses et questionnements. J’en ai souffert comme toi, malgré le bonheur immense d’avoir un bébé. C’est pour cette raison que j’essaie d’accompagner et de toujours conseiller les jeunes mamans autour de moi pour qu’elles ne se sentent pas seules avec ses peurs et ses tâtonnements. Super article !

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mamanlouve 18 mars 2016 at 10 h 12 min

Merci à toi pour ton message…tout comme toi j’essaye d’accompagner les futures mamans, mes copines, ma famille qui s’apprêtent à vivre cette grande expérience. Je nous trouve un peu lâché dans la nature à la sortie de la maternité alors si je peux aider d’une façon ou d’une autre je le fais!

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Blog du Dimanche 18 mars 2016 at 8 h 54 min

Pffff MERCI ! Il était temps que quelqu’un le dise…. <3
Je me suis vraiment sentie TOUT COMME TOI et moi j'avais la chance d'avoir ma soeur Maman Orange pour répondre à mes questions les plus débiles <3
J'ai toutefois appris à donner le bain à la maternité, moi ! Je trouve que ça fout qu'on ne te l'ait pas montré :'(

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mamanlouve 18 mars 2016 at 10 h 14 min

Merci Elodie pour ton mot…heureusement que tu avais ta soeur, ça a du bien te soulager en effet ! En fait on m’avait montré le bain à la maternité mais à la maison j’ai trouvé cela très différent, y avait pas tous les équipements de la maternité donc je ne savais pas du tout comment faire! Bon ba on s’est lancé et on a réussi mais pas facile…!

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Nadja 18 mars 2016 at 9 h 11 min

Très joli article. Proche de la réalité. Merci

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mamanlouve 18 mars 2016 at 10 h 14 min

Merci à toi Nadja !

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DeboBrico 18 mars 2016 at 9 h 11 min

Je pense que ça vient peut être de la façon dont on envisage sa grossesse, si on l’envisage comme une fin ou comme un moyen. Car avec tout le suivi pendant la grossesse on a tendance à penser que l’aventure se termine le jour de l’accouchement… alors que c’est précisément ce jour que l’aventure commence. Personnellement pendant ma grossesse je me suis beaucoup interrogée sur la vie avec le bébé, la mère que je voulais être, la logistique, le quotidien, l’endroit où je voulais qu’il dorme la journée, la nuit, les balades que je pouvais faire, les changes, et du coup quand il est arrivé, c’est comme si c’était à peu prés jalonné. Le bain, les couches par contre on m’a montré à la maternité, le 1er jour on regarde comment l’auxiliaire fait le bain, le jour 2 c’est la maman qui fait toute seule, le jour 3 le papa, comme ça on était opérationnels. Ma sage femme est venu à domicile pendant 5 semaines et c’est vrai que c’était rassurant aussi.
Après tu verras pour un 2éme (si tu en souhaite un) on ne prend même plus la peine de te montrer comment faire le bain, j’ai du insister car j’avais l’impression d’avoir tout oublié! En fait c’est comme le vélo ça revient vite!

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mamanlouve 18 mars 2016 at 10 h 17 min

Oui tu as tout à fait raison sur le projection qu’on en fait. Je savais que la grossesse n’était que la première étape mais je pensais que la suite se ferait très naturellement et en fait ba pas tant que ça et c’est déroutant ! J’ai peut être en effet pas assez pensé à la logistique, peut être trop focus à ce moment là sur mon ventre et ce qui m’attendait ce jour J. J’espère pour le deuxième être en effet moins perdue parce que je me doute que tu dois êtres encore plus lâchée 🙂

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Emilia 18 mars 2016 at 9 h 13 min

Hello. En effet, rien ne nous prépare au quotidien avec ce petit être si fragile dont on a désormais l’entière responsabilité. Ma fille étant prématurée, j’ai pu apprendre à m'(occuper d’elle tous les jours au service neonat, avec les conseils des infirmières, précieux… elles m’ont appris à la laver, la changer, la nourrir, toutes ces choses qui paraissent simples mais sur lesquelles j’aurais eu tant d’hésitation. je me souviens qu’en rentrant avec mon bébé un mois plus tard, je me suis dit qu’on devrait toutes avoir cette formation, que si j’étais rentré au bout de 3jours j’aurais peté un câble.
Après j’ai beaucoup compté sur ma communauté d’amies, pleines de conseils pratiques et réalistes, bien que nos bb aient été très différents des uns des autres. Moi-même aujourd’hui, je rassure les jeunes mamans et je les prépare à ce qui va arriver, sachant que chaque naissance est une aventure personnelle et unique.
Les débuts de maman sont fastidieux mais comme il est dit dans le film Un heureux évènement qui est aussi magnifique, réaliste que parfois déprimant (lol), il y en a très peu qui résistent (à la vie, au bébé)

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mamanlouve 18 mars 2016 at 10 h 20 min

J’imagine que le service de néonat n’a pas du être facile mais oui au moins ça t’as permis d’apprendre tout ça avec un peu plus de temps et d’être sûrement plus entourée malgré les circonstances. Rester 3 jours à la maternité je trouve ça si court et à la fois on a pas forcément envie d’y rester plus longtemps, il faudrait un accompagnement plus personnel à la maison mais bon en attendant on se débrouille comme on peut ! 🙂

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Maaademoiselle A. 18 mars 2016 at 9 h 14 min

J’ai un article du même genre en préparation. Comme tu le sais, j’a eu ma deuxième fille en début de mois. J’avais fait les mêmes constats que toi pour ma première, mais alors là, on m’a complètement laissée seule. Et j’ai tout géré, la nuit, le bain, le change, les soins du cordon. On m’a demandé si j’avais besoin d’un rappel pour le change, c’est tout. Comme je le dis, ça m’a plutôt arrangée, j’étais tranquille et plutôt sûre de moi, mais las autres mamans, les autres parents ? J’en ai parlé à mon médecin, qui m’a expliqué que c’est aussi à cause de ça que beaucoup dépriment !! Mes deux accouchements se sont bien passés et plutôt vite, quand on passe 24/48 h en salle d’accouchement, la fatigue n’est déjà plus la même. Et que dire de quelques membres du personnel qui te prennent de haut quand tu pose une question bateau, genre « on fait comment pour le rot ? ».
Pas facile de se sentir à l’aise avec tout ça, heureusement, ça passe vite, mais ça doit être très dur.

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mamanlouve 18 mars 2016 at 10 h 21 min

Oui j’imagine pas pour un deuxième on doit penser que tu connais ça par coeur même si ça fait longtemps ! Je pense être plus sereine pour le prochain parce que tout ça je connais mais chaque bébé est différent ! Le mécanisme ne sera pas le même, ce sera à nous de décrypter tout ça mais j’espère que notre vécu nous aidera cette fois ! Merci pour ton mot !

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Marie 18 mars 2016 at 9 h 15 min

C’est un apprentissage de la parent alité en accéléré. Je ne sais pas si on manque d’accompagnement… Je n’ai pas eu cette impression pour ma part. Par contre on se prend en pleine figure un truc qui va nous arriver tout le temps avec nos enfants, ils nous obligent à nous questionner sur tout, sur nous, sur eux et par la même à souvent donner des réponses fausses. Et à se re questionner du coup !

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mamanlouve 18 mars 2016 at 10 h 22 min

haha oui c’est tout à fait vrai 🙂 notre quotidien ! 🙂

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Laurette Flechette 18 mars 2016 at 9 h 28 min

Il est trop top cet article ! Je me souviens très bien des premiers jours avec mon asticot n°1 à la maison… Une horreur… Ce sentiment de solitude alors qu’au contraire on a jamais été tant entourée… Cette impression de ne pas savoir alors qu’on te serine que la maternité c’est innée… Oh malheur qu’est ce que j’en ai bavé moi aussi ! Mais j’ai eu une grande chance ma maman est auxiliaire puéricultrice, elle travaillait dans la maternité de la ville où je vis (et où asticot est né). Hélas depuis la mater a fermé… Une perte énorme d’ailleurs… Alors je passais mon temps à l’appeler pour lui demander conseil, pour qu’elle me rassure, je l’envahissais complètement. Tu as raison quand tu parles des engueulades dans le couple, pour nous ça a aussi signé la fin du notre (bien sur il ne s’agit pas que de ça mais nous n’étions pas assez forts, pas assez préparés…) Et puis numéro 2 est arrivé et étrangement bien que j’ai réalisé à quel point j’avais eu de la chance avec mon asticot n°1, il m’a semblait que je gérais mieux (ou je relativisais mieux)… Mais tout ça sont des vraies questions et je te remercie de les avoir soulevé ! Bon vendredi Flore !

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mamanlouve 18 mars 2016 at 10 h 25 min

C’est exactement ça « ce sentiment de solitude alors qu’on a jamais été si entouré » ! Tu as eu de la chance d’avoir ta maman dans ces conditions, ça a dû tellement te soulager! Je ne sais pas combien de fois j’ai appelé la mienne les premiers mois 🙂 Pour le numéro 2 je pense que les choses se font plus naturellement même si ce n’est pas si facile non plus, on verra bien! Merci à toi d’avoir pris le temps d’écrire ! Je t’embrasse

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AnA from greenbabycircus 18 mars 2016 at 9 h 57 min

J’ai eu les mêmes moments de panique mais je ne peux que conseiller aux mamans fragilisées de faire appel à une sage femme : c’est remboursé, elle peut venir (il me semble) jusqu’à 5 fois dans les 12 jours qui suivent l’accouchement. Cela permet d’avoir enfin affaire à un seul discours (contrairement à l’hôpital où tout le monde y allait de ses conseils discordants). Il faut évidemment bien tomber….

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mamanlouve 18 mars 2016 at 10 h 27 min

Oui c’est primordial la sage femme qui vient à domicile ! La mienne ne devait apparemment venir qu’une seule fois mais comme little G avait du mal à reprendre du poids elle est venue par deux fois et à chaque fois je bombardais de question 🙂 Je ne savais pas qu’elle pouvait devenir plus souvent je trouve ça super! Oui c’est clair qu’à l’hôpital tu entends vraiment tout et son contraire !! 🙂

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amandine 18 mars 2016 at 9 h 58 min

je partage ton avis, nous ne sommes absolument pas préparé à l’apres. et meme sur le point personnel (retour de couches et cie, une culotte filet c’est quoi caaaaa ???!)

après l’accouchement, au retour en chambre quand la sage femme m’a dit « faudra la nourrir et changer sa couche » j’ai répondu à haute voix « aah oui elle a une couche maintenant » *yeux merlans fris de la sage femme*

j’étais contente de rentrer à la maison, et par contre je n’ai pas hésité sur beaucoup de choses, alors que normalement je suis une personne qui doute, qui a du mal à faire des choix et supra stressée et cie. la maternité nous change complétement.

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mamanlouve 18 mars 2016 at 10 h 29 min

Haha mais tellement : mais c’est normal de saigner autaaaaant??? De ce côté là aussi c’est un peu idéalise 🙂 Tant mieux si les choses sont venues naturellement à ton retour à la maison, je crois que mon baby blues a eu raison de moi ! Et puis les choses s’installent doucement et on se surprend à y arriver et là on revit ! 🙂

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Melanie 18 mars 2016 at 10 h 00 min

C’est tout bête mais moi j’ai lu un livre qui parlait de tout ça et bien plus encore. Tout ce qui peut t’arriver après, au niveau physique, mental et aussi avec ton conjoint.
C’est grâce à ça que je me suis sentie moins perdue. Mais j’en veux à ma sage femme car elle n’a pas été disponible pour m’aider avec mes difficultés pour allaiter. J’ai galèré pendant 1 mois et demi avec des crevasses. Et j’ai eu du mal à trouver les bons conseils.
Le livre c’est le petit guide de l’après accouchement de Alix Leduc.
Bonnd journée.

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mamanlouve 18 mars 2016 at 10 h 31 min

Ah merci pour ton partage c’est vrai que j’aurais sûrement du me renseigner plus par moi même avant..malheureusement je pensais que ce serait « naturel » comme tout le monde avait l’air de dire ! Je vais regarder ce livre pour le conseiller à mes copines! merci 🙂

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La Polygraphe 18 mars 2016 at 10 h 17 min

Salut Flore,
C’est marrant, en lisant ton article, je n’ai pas réussi à m’y retrouver… Moi c’est le séjour à la maternité dont je garde un très mauvais souvenir, ces nuits longues, où ma Poupette n’arrêtait pas de pleurer. Mon copain n’a pas pu rester, la maternité était surchargée, et je ne me suis jamais sentie aussi seule. J’étais tellement soulagée de pouvoir rentrer à la maison. La sage-femme est venue une seule fois, on lui a posé des questions, elle nous a rassurés, et le reste du temps c’était beaucoup de discussions entre le papa et moi (bon, j’avais de la chance, le papa ne travaillait pas beaucoup à ce moment-là et on était deux à gérer, donc pour la douche, on n’a pas eu ce problème. A y réfléchir, c’est peut-être pour ça que je n’ai pas gardé de mauvais souvenir de cette période, alors qu’à la maternité ça a vraiment été horrible). Bref, il faut dire de toute façon aux futures mamans que tout n’est pas rose, et que le lien par exemple peut être difficile à mettre en place, qu’on peut être très rapidement dépassée… Merci d’écrire ce genre d’article !
Bonne journée
Marine

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mamanlouve 18 mars 2016 at 10 h 35 min

Merci pour ton témoignage différent, comme je disais c’est en effet très personnel comme ressenti ! J’ai trouvé le passage à la maternité très difficile aussi parce que beaucoup de visites et je voulais juste rentrer chez moi mais je me suis sentie très entourée par le personnel. Mon mari pouvait rester avec moi, il n’a pas quitté ma chambre pendant 3 jours et j’avais vraiment besoin qu’on fasse tout ensemble. Le retour à la maison c’était un peu : euh on fait quoi du coup? ahah. Et puis on a beaucoup discuté pour savoir comment on s’y prenait pour telle ou telle chose et tout s’est apaisé au fil du temps!

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Fleur du Nord 18 mars 2016 at 10 h 47 min

Bonjour Flore,
La situation que tu décris est un travers de notre société occidentale… et les limites de notre société individualiste. Mon mari est marocain, et j’ai pu voir comment ça se passe au village. Lorsque tu accouches, tu es entourée de 1000 attentions, toutes les femmes de la famille, tes voisines sont à tes petits soins et souvent elles prennent le relais pour s’occuper de ton bébé, te préparer à manger et t’aider à faire le ménage!
Sans compter les hommes, qui sont au Maroc très proches aussi des enfants!

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mamanlouve 20 mars 2016 at 10 h 19 min

Merci pour ton témoignage, c’est toujours intéressant de voir comment ça se passe ailleurs <3

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capdad 21 mars 2016 at 19 h 36 min

je peux comme vous vivre le décalage entre une naissance en France et au Maroc où comme vous dites le mot famille prend tout son sens, quand on n’est pas habitué c’est un peu étouffant, la bas le mot individualiste, solitude etc n’hésite pas

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Miettes de vie 18 mars 2016 at 11 h 28 min

Pour ma part, j’ai mis presque 6 mois à m’y faire… Comme j’ai pu l’expliquer dans mon article « apprendre à l’aimer ». Je n’ai fait aucun cours de prépa (mon choix), le suivi c’était bien mais bon pas assez a mon gout. Mais il n’y a pas eu que ça. Car je me suis retrouvée totalement seule. Le mari qui reprend le travail et donc moins d’aide et qui a eu beaucoup de mal a s’habituer lui aussi, ma maman à 800 km (je l’appelai très souvent meme trop et ca continu xD Merci maman d’être aussi patiente <3), pas de copines avec des enfants ou alors une mais qui est toujours aussi flippée après 2 ans avec sa fille donc j'avais pas envie qu'elle me fasse flipper … La belle famille et bien pas besoin de compter sur elle .. Et les milliers de questions que je me posais !
Et en plus MiniDino faisait les choses a l'envers. Dormir sur le ventre, pas vraiment de calins, pas de coliques, pas de réveils la nuit, pas de biberon la nuit non plus, jamais malade … Le bébé parfait mais on flippe quand même car on se dit que c'est pas normal xD Que chez les autres c'est pas comme ça.
Puis un jour, je me suis dit que ça servais a rien de se posais tout ça car au fond de moi je savais ! Je me suis faite confiance et la ca a été une nouvelle moi. Moins stressée par ce nouveau bébé, cette nouvelle vie ..
Et depuis je vis bien cette nouvelle vie à trois. J'en apprécie et cheri chaque moment.

Ps : Moi aussi j'aurai aimé que l'on me dise qu'il y aurai des tensions dans mon couple, des disputes pour tout et n'importe quoi … Mais on surmonte ça, on discute et on trouve de solutions !

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mamanlouve 20 mars 2016 at 13 h 25 min

Oui j’avais lu ton superbe billet..Je pense qu’on en revient toujours à se faire confiance en fait! C’est la clé de la maternité malheureusement au début on doute particulièrement tant tout est nouveau !

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Ely 18 mars 2016 at 11 h 46 min

Il y a plein de personnes et de structures pour nous aider au début si on se sent décontenancée… il suffit de les trouver

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mamanlouve 20 mars 2016 at 13 h 28 min

Oui c’est vrai mais en fait personnellement je ne me sentais pas assez décontenancée pour chercher de l’aide c’était juste une passade le temps de prendre mes marques. Mais je trouve qu’il est souvent difficile de faire des recherches pour trouver de l’aide quand on a même pas le temps de manger ou prendre une douche…alors oui il existe des structures mais je pense que cela devrait être proposé plutôt que ce soit à nous de chercher. L’exemple de la sage femme à domicile par exemple j’avais trouvé ça super, ça m’a été proposé à la maternité et quel bonheur!

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L'Atelier de la Malie 18 mars 2016 at 12 h 10 min

Merci pour ton article Flore..
Je suis maman depuis 4 mois et toutes ces questions , je me les suis aussi posée. Pourquoi il pleure, le meilleur endroit pour qu’il dorme.. la meilleure position pour allaiter..
A la clinique, nous avons eu des avis différents selon les équipes des AP, sages femmes..
heureusement, on a eu une super sage femme à notre retour à domicile qui nous a donné des conseils et elle nous a aussi rassurés..
Et j’ai comme toi, un compagnon sur qui je peux compter et qui s’occupe très bien de notre petit garçon.
les copines « maman » sont de bons conseils aussi, j’ai apprécié qu’elles partagent leurs expériences avec nous.
Du coup, je me permets de temps en temps de donner quelques conseils à mes amies futures mamans..
Depuis, nous avons bien pris le rythme, on commence à bien connaître notre petit garçon et partageons de bons moments (il fait seulement des micros siestes dans la journée de 30-45min du coup on passe beaucoup de temps avec lui. l’avantage de ses micros siestes c’est qu’il fait de longues nuits)
au plaisir de lire tes prochaines articles
marie

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mamanlouve 20 mars 2016 at 13 h 44 min

Merci beaucoup pour ton message ! Oui moi aussi j’ai eu tellement d’avis différents que parfois on s’y perd un peu…Mais en fait on finit par retenir que ce qui nous convient le plus et ce n’est pas plus mal!

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Je ne suis pas une poule 18 mars 2016 at 12 h 17 min

Je me reconnais complètement dans ce que tu écris (on en a fait des aller-retours dans le couloir à 4h du mat pour tenter de la calmer, de l’endormir… Oh ouii… à en user le tapis…) J’aurais aimé, moi aussi, avoir quelqu’un pour parler, expliquer, questionner. Ma maminette de 90 ans m’a dit qu’avant on faisait venir sa mère ou sa belle mère pour épauler ses premiers mois de maman. On m’aurait proposé ça avant d’être mère j’aurais été révoltée par l’idée… mais maintenant… Qui sait?

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mamanlouve 20 mars 2016 at 13 h 46 min

Oui je vois très bien et à la fois c’est compliqué parce que moi je trouvais pas ça normal de ne pas savoir comment faire, d’appeler ma maman au moindre doute, je me suis sentie encore plus nulle…J’avais l’impression que j’aurais du gérer et que je n’y arrivais pas. Bref jamais facile de demander de l’aide en voulant se débrouiller toute seule ! 🙂

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ClemSimm 18 mars 2016 at 12 h 19 min

merci pour cet article, j’ai ressenti exactement la même chose à mon retour de la mater pour le 1er. Une énorme solitude, un papa qui travaillait énormément et ne comprenait pas forcément mes angoisses (mais savait prendre soin de moi autant que du bébé quand il était là), un baby blues massif et étant la 1ère de mes copines à avoir eu un bébé, je ne savais pas trop à qui en parler. car il faut ajouter que du coup tout le monde venait me voir en me disant « aloooors ? tu dois être teeeeellement HEUREUSE ! ». et je n’avais pas l’impression que quiconque avait envie d’entendre le « oui bien sûr, mais……… ». car on a du mal à capter l’ambivalence des sentiments avant d’avoir connu ce « tsunami » comme tu le dis si bien…
Par la suite je me suis proposé de faire Hotline pour les copines qui venaient d’accoucher 😉

Pour le 2ème, tu verras, tout va tellement mieux ! c’est le plaisir de pouponner, d’avoir ce petit paquet d’amour tout contre soi… (même si les coliques et les pleurs inexpliqués ça rend toujours un peu dingue 🙂 )
pour ma part le retour de mater du 2ème ça n’avait rien à voir, et cela ne remet pas en cause l’amour infini que j’ai pour chacun des mes 2 ptis gars 😉

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mamanlouve 20 mars 2016 at 13 h 48 min

Merci pour ton si joli témoignage…en effet de tout ce que je peux lire j’ai l’impression que le 2ème ne provoque pas un si gros tsunami que le premier, ce qui paraît logique dans un sens. Je sais bien qu’on doit tout de même passer par de gros doutes et des moments où on craque car oui certaines situations sont tout de même difficiles mais je me dis que ce sera toujours mieux pour le prochain, enfin je l’espère 🙂

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Sarrousse 18 mars 2016 at 12 h 32 min

Ah ça, j’avoue que j’ai été ravie de pouvoir compter sur la sage femme et les copines à la sortie de la mater (même si au final, il n’y en a pas tant à qui on ose poser nos questions les plus stupides).
Et finalement, les blogs c’est aussi pas mal pour rassurer, pour se sentir moins seule et moins nouille !
Ton article est sublime, comme toujours !

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mamanlouve 20 mars 2016 at 13 h 49 min

Merci beaucoup t’es trop mignonne, oui en effet les blogs sont pas mal malheureusement je n’étais pas du tout portée blog pendant ma grossesse ! Les copines aussi sont très précieuses mais en effet y a certaines questions que tu ne peux pas poser à toutes tes copines, seulement les plus proches 🙂

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Elodie 18 mars 2016 at 13 h 04 min

J’ai un petit pincement en lisant ton article… Je suis vraiment désolée de ce démarrage chaotique pour tant de parents !
Mais je tiens à dire aussi que ces premiers jours peuvent aussi être sereins, doux et sans panique. Je me suis toujours dit qu’on se découvrait tous les 3, que mon fils n’attendait rien de nous car il ne connaissait pas tout cela lui non plus. Que l’on ferait des erreurs, mais qu’elles seraient constructives et, surtout, que personne d’autre que nous ne saurait mieux ce dont il a besoin (je n’ai jamais sollicité de sage-femme par exemple). Je me suis écoutée, et j’ai mis un point d’honneur à rester zen, et on est passés complètement à côté de ce que tu décris. Je sais que cela peut être difficile, (surtout avec un baby blues et le manque de sommeil, mais je n’ai connu ni l’un ni l’autre) et que l’on a probablement aussi eu de la chance mais je suis persuadée que parents zens=bébé zen. Ca peut paraitre facile à dire, mais c’est souvent la réalité.
Merci en tout cas d’oser dire tout haut, j’aurai adoré lire ce genre témoignage pendant ma grossesse, c’est rassurant de savoir que l’on est faillible et que tout cela est normal !

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mamanlouve 20 mars 2016 at 13 h 52 min

Merci à toi pour ce témoignage si différent ! Oui je sais que c’est un avis très personnel et ce n’est que mon expérience, j’ai certaines personnes dans mon entourage pour qui cela a été beaucoup plus doux et tant mieux je me le souhaite pour le prochain ! J’ai appris avec le temps à faire ce que tu as fais, être plus zen et me faire confiance mais je n’aurais pas réussi à le faire quand mon fils est arrivé. J’ai l’impression que c’est lui qui m’a apprit à être comme ça mais je suis contente de lire que c’est également possible !

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Heaven's sshop 18 mars 2016 at 13 h 26 min

Moi qui est enceinte de 6mois et demi je te remercie beaucoup pour ce témoignage !En effet ,on a beau se préparer psychologiquement a l’arrivé de bébé (avec des tonnes de livres etc ) rien ne vaut un témoignage de maman et la pratique…Au moins on sait a quoi s’en tenir…et pour ma part je saurais que si bébé n’arrête pas de pleurer ,c’est pas forcément ma faute ou qu’il ait besoin de quelque chose de précis 🙂

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mamanlouve 20 mars 2016 at 13 h 54 min

Oh merci pour ton mot…J’ai tellement pensé aux futures mamans qui pourraient lire mon billet, en me disant mince j’espère qu’elles ne vont pas m’en vouloir. Le but de ce billet n’étant pas du tout de faire peur mais à travers mon expérience très personnelle prévenir les femmes qui vivent cela que ça ira et que ça passera parce qu’on en voit pas le bout quand on est dedans. C’était plutôt au contraire un message plein d’espoir et de prévention et tant mieux si tu l’as perçu comme ça! Bonne « fin » de grossesse en tout cas et je te souhaite beaucoup beaucoup de bonheur !

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Mamanorange 18 mars 2016 at 13 h 29 min

Tu sais en fait, je crois que c’est le problème des cérébrales ! C’est le souci de vouloir bien faire. C’est aussi l’énorme prise de conscience. Pour plein de mamans (et de non mamans aussi) faire un enfant c’est facile. Et une fois qu’il est là ben, on fait avec. Je crois qu’il n’y a que ces mamans hyper cérébrales qui cherchent vraiment à ce que ce petit être devienne l’adulte épanoui qu’il mérite d’être que les mamans se prennent la tête.
Pour tout te dire, j’étais si différente avec mon grand et mon petit. Avec mon grand, j’étais pas prête à être maman, j’ai laissé la vie faire, j’me disais qu’il était à moi et que je ne pouvais que bien faire, comme on me l’avait enseigné. (Je n’ai donc ni eu de blues, ni eu de remise en question. J’étais parfaite pour lui, pour moi.)
Et puis, il a commencé à parler et à refuser des choses. Et là tout ce que j’avais commencé à mettre en place s’est bouleversé, je me suis regardée de l’extérieure, j’ai essayé de le comprendre, et d’absolument tout faire pour prendre en compte ses besoins.
Oui, j’ai eu le déclic super tard, il avait deux ans et demi.
A la naissance de son frère, qui pourtant était mon 2e bébé, j’ai ressenti tout ce que tu décris !
Du coup ça me pousse à penser qu’en fait, c’est quand on a envie d’être à la hauteur, qu’on ressent cet énorme vide.
Quand on pense d’office qu’on déchire, ben, on l’a pas XD
J’ai pas vraiment de conclusion, c’était une constatation en live !
Bisous !

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mamanlouve 20 mars 2016 at 13 h 57 min

Merci pour ton témoignage, c’est marrant c’est le premier que je lis qui est inversé! Plus facile pour le premier que pour le 2ème 🙂 Oui je te rejoins totalement sur le côté cérébral et le soucis de trop vouloir bien faire ! Bien sûr que chaque maman se stresse un peu de vouloir bien agir mais je pense chez moi que ça a été très problématique, genre mince comment je dois réagir là? tu crois que si je fais ça il va être traumatisé toute sa vie? Tellement peur de lui donner pas suffisamment les bonnes bases que du coup difficile de lâcher prise. J’apprends cela que maintenant et je me sens tellement mieux depuis que j’ai compris tout ça ! Merci en tout cas je t’embrasse !

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mouflettes 18 mars 2016 at 14 h 11 min

Bonjour. J’ai vécu les mêmes premières nuits, les mêmes moments difficiles à mon retour à la maison et j’ai les mêmes interrogations à savoir pourquoi on ne prévient pas les futures mères de cette possibilité de vide et d’angoisse de l’après accouchement. Même si le sujet est toujours évoqué dans les livres, ça reste en surface et des postes comme le tiens transmettent l’expérience et rendent service. Bon week-end!

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mamanlouve 20 mars 2016 at 13 h 58 min

Merci beaucoup pour ton si gentil mot, oui c’est sûr qu’on peut lire tout ça dans les livres mais rien ne vaut le vécu! Merci beaucoup, bon week-end à toi aussi!

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celine 18 mars 2016 at 16 h 04 min

M.E.R.C.I car oui on y est pas préparé et même si on s’en doute, on ne se doute pas que ce sera aussi difficile que ça… je pense que ces difficultés sont tabous et culpabilisantes, bref c’est pour cela que les jeunes parents n’en parlent pas puis l’effacent au plus vite de leurs mémoires ^^
Nous, on en a parlé franchement autour de nous et bizarre les langues se sont déliées du coup…

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mamanlouve 20 mars 2016 at 13 h 59 min

Oui c’est marrant de voir quand tu en parles avec d’autres parents comme en fait on a parfois vécu les mêmes choses…Oui je pense que c’est assez culpabilisant et c’est pour ça qu’on tente de faire bonne figure mais dans le fond si on parlait plus on le vivrait sûrement mieux !

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Isabelle 18 mars 2016 at 16 h 45 min

oh comme je me suis reconnue !!!
c’est pour ça qu’il faut faire un deuxième bébé, c’est tellement plus cool, serein, on est tellement différente (en tous cas, moi j’ai vécu ça comme un pur moment de bonheur, rien à voir avec toutes les angoisses et larmes que j’ai eues pour mon grand !) 🙂

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mamanlouve 20 mars 2016 at 13 h 59 min

haha oui à ce que je lis le 2ème ça a l’air quand même plus serein, on verra bien je reviendrai faire un debrief sur le blog 🙂

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Nouvelle vie… – Cap ou pas Cap 18 mars 2016 at 16 h 52 min

[…] Il y a beaucoup de tabous en maternité et je trouve ça bien dommage. Est-ce la fierté qui nous empêche de dire certaines choses ? Est-ce ces mamans sur Instagram qui rock et qui nous font culpabiliser par moment au lieu de nous encourager à nous dépasser ? Est-ce parce que tout le monde passe par là ? Est-ce la peur d’être jugé ? Ou est-ce parce que notre mémoire ne se souviendras pas des mauvais côté de toute façon ? Mention spéciale pour ce dernier point pour l’accouchement où, il faut le dire, c’est quand même douloureux  et pourtant si vous me demandez aujourd’hui si ça l’était, je répondrais « Euh…Oui un petit peu mais c’est surmontable et surtout quelle moment formidable que de rencontrer son bébé pour la 1ère fois… » Alors que sur le moment, j’ai crié à mon mari « Plus jamais tu  me touches compris ! » Est-ce parce que finalement l’accouchement ce n’est rien par rapport à tout ce que nous nous apprêtons à vivre dans cette nouvelle vie…(je vous invite à lire le texte de la blogueuse Maman Louve sur le retour à la maison si joliment écrit ici!) […]

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Laura 18 mars 2016 at 18 h 19 min

Merci Flore ! Maman depuis une semaine j’ai la chance d’avoir une amie qui m’a fait découvrir ton blog.
Et justement hier soir nous discutions avec mon compagnon de cette absence d’aide ou de préparation… heureusement que nous sommes tombés sur une sf à domicile fantastique. Mais l’arrivée de mon bébé est beaucoup plus difficile à gérer que tout ce qui a précédé.

Merci encore.

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mamanlouve 20 mars 2016 at 14 h 02 min

Oh tout d’abord félicitations !!! Oui les sages femmes sont fantastiques et leur aide est tellement précieuse dans ces débuts…On pensait avoir fait déjà un gros travail avec cette grossesse puis l’accouchement mais la suite est tout aussi surprenante ! Il faut du temps pour trouver ses marques et connaître son bébé. N’oublie surtout pas de te faire confiance et de parler avec ton compagnon, pour moi tout réside dans ce travail d’équipe et une bonne dose de confiance en nos capacités! Belle journée !

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Emmanuelle 18 mars 2016 at 18 h 31 min

Je vois qu’il y a pas mal de réactions, je n’ai pas lu les commentaires mais comme j’aurai aimé tomber sur cet article quand j’étais en plein dedans!!! Je me suis dis exactement la même chose, comme une sorte d’indignation. Moi qui ai voulu être maman depuis toujours, j’en rêvais… J’ai eu mon premier enfant à 30 ans et 14 mois après le deuxième, loin de ma famille, je ne connaissais personne là où je vivais, je ne travaillais pas et avec mon conjoint c’était une relation plutôt difficile. D’ailleurs aujourd’hui nous sommes séparés. Tout ça pour dire que ça a été un cauchemar!! Et ces milliers d’interrogations…. Il est important d’en parler car la société ne nous prépare pas à être maman. On nous vend un modèle de maternité, de couple, de famille, qui n’est pas conforme à ce qui nous attend. Et on se sent bien seule. Et si l’arrivée d’une nouvelle vie était la responsabilité de tous! Après tout, les enfants sont l’avenir de l’humanité! Pourquoi la mère est elle si isolée dans son rôle? Ne serait il pas plus juste de se serrer les coudes pour assurer la santé physiologie, physique et mentale du bébé ET de la maman. Car pour que bébé aille bien il faut d’abord que maman aille bien… Il y a de quoi détailler sur le sujet, mais je suis vraiment ravie d’être tombée sur ce post!! Parlons en, soutenons nous, et dans tous les domaines d’ailleurs. Courage à vous les mamans, nous sommes des warriors! Je vous aime!

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mamanlouve 20 mars 2016 at 14 h 03 min

Oh merci pour ton mot, tout est si beau…Merci merci de t’être livrée ainsi et je te rejoins sur chaque mot <3

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Salomé 18 mars 2016 at 19 h 40 min

Je l’ai, le dis, le dirai sûrement encore. Je n’ai pas aimé le retour de la maternité.

Après 9 mois hyper entourée (surtout lorsque les choses ont commencé à se compliquer), j’ai mal vécu le fait de me retrouver seule avec ce petit bébé que je ne connaissais et avec lequel j’avais la hantise de me retrouver en tête à tête.

Heureusement que l’on trouve peu à peu ses marques. Devenir Maman n’est pas inné. Le jour de l’accouchement, on a beau le devenir, cela demande un apprentissage et du temps pour se fondre dans ce rôle.

Avoir un deuxième enfant, c’est encore autre chose. Mais au moins, je suis désormais mieux préparée. Parce que maintenant, je SAIS ……

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mamanlouve 20 mars 2016 at 13 h 43 min

Oui je connais ton histoire par rapport à tout ça…moi aussi quand je me suis retrouvée seule pour la première fois c’était vraiment très difficile j’avais super peur de ne pas savoir m’en occuper et j’ai donc appelé : ma maman ! Ahlala on se refera pas ! Oui je pense que pour le deuxième ce sera différent, du moins j’ai l’impression qu’au moins on sait tout ça et on connaît l’évolution et le dénouement donc ça aidera forcément dans les moments de moins bien!

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Pandora 18 mars 2016 at 21 h 39 min

Merci , Merci pour ton article. Mon petit loup à 8 mois depuis peu et le retour à la maison fut effectivement des plus éprouvant.On ne nous dit pas le plus important, résulta on culpabilise à une vitesse …. Nan revenir à la maison avec son bébé ça n’est pas que joie arc en ciel et paillette. Il y a les pleurs, les journées sans pouvoir le poser, les douches qu’on remet à plus tard et les repas qu’on prendra qu’en nos deux mains seront de nouveau fonctionnelles. Sans parler de l’allaitement qui n’est pas aussi facile qu’on nous le laisse croire et qui parfois peut être dés plus douloureux. Alors quand en plus on a pas sa maman sous la main ça devient une véritable épreuve. Aujourd’hui je suis la maman la plus heureuse du monde toutefois j’ai décidé de dire la vérité quand on me questionne sur la grossesse, l’accouchement ou la vie après le retour à la maison 😉 Si j’avais été mieux préparer je pense que j’aurais été moins désemparée. Comme tu l’as dis dans ton message merci aux papas qui sont vraiment le soutient , la compréhension et l’aide dont nous avons besoin.

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mamanlouve 20 mars 2016 at 13 h 41 min

Merci pour ton message, tu as si bien résumé ma pensée…Toutes ces scènes que tu décris je peux me revoir entrain de les vivre ! Commencer mon assiette et puis m’arrêter pour bercer mon bébé et puis ne plus avoir faim ! Pas facile ces débuts mais oui au bout de quelques temps tout paraît plus simple.!

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Chat-mille 18 mars 2016 at 22 h 14 min

Ce qui est drôle, c’est qu’avec le blog dont je m’occupe, on va sortir un guide justement pour aider les mamans APRES l’accouchement. Et je suis rassurée (dans un sens) parce que ce dont tu parles (le baby blues, la fatigue, la relation avec le papa…), on en parle, nous, dans ce guide 🙂 Donc j’espère qu’il aidera plein de futures mamans, qui seront un peu moins paumées que nous on l’a été une fois qu’on a eu notre bébé dans les bras… (désolée pour l’instant pub, mais pour avoir réfléchi à cette problématique pendant des mois, ben ça me fait bizarre/plaisir de la voir aussi abordée dans un de mes blogs chouchous)

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mamanlouve 20 mars 2016 at 13 h 40 min

Ah mais tu rigoles tant mieux je trouve ça super ! J’ai hâte de découvrir ce blog alors, les problématiques sont très intéressantes et on a besoin de parler de tout ça donc je suis à fond derrière toi (vous !). 🙂

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shooting photo 19 mars 2016 at 5 h 27 min

Bonjour,
Je viens de découvrir ton blog et j’adore.
Merci pour l’article intéressant,

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mamanlouve 20 mars 2016 at 13 h 38 min

Merci !

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Ernestine 19 mars 2016 at 8 h 24 min

Je regarde dans mon agenda et je vois, j’ai un RDV tous les jours de lundi à jeudi… et plus la date du jour J approche, moins j’en ai, en fait.
Toutes ces questions, je les poserai à chaque fois et à chaque moment. Dans mon « malheur », j’ai de la chance, je suis chez maman et papa et les enfants, ils en ont eu plusieurs alors je me dis que j’aurais des réponses…Et cela ne m’angoisse pas… Justement, je me demande si le fait d’être dorlotée, secondée et tout un tas de chose dès mon retour de la mater, sans avoir à trop me poser de questions car on va « s’occuper’ de moi, ne sera pas négatif. Je me demande si je ne me sentirai pas « désappropriée », (je sais, ça n’existe pas comme mot). J’ai peur de ne pas me sentir responsable etc… Finalement, ce n’est pas simple, hein ?!

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mamanlouve 20 mars 2016 at 13 h 38 min

Non ce n’est pas simple aucune situation d’ailleurs…qu’on soit seule, isolée ou au contraire très entourée je ne sais pas si y a un bon contexte. Personnellement j’avais besoin d’aide et à la fois je n’avais pas envie qu’on soit trop présent et qu’on fasse les choses à ma place. Une vraie dualité entre les deux !

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Madame Renard 19 mars 2016 at 14 h 35 min

C’est un texte très juste que tu nous écris, merci. Je me souviens encore du jour où j’ai compris qu’il n’y avait de « truc magique » chez tous les enfants et que j’ai arrêté de désespérément le chercher.. Et surtout du jour où j’ai lâché prise et que j’ai accepté que la vie de maman c’était aussi difficile que merveilleux. Mais ça, personne ne nous le dis…

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mamanlouve 20 mars 2016 at 13 h 36 min

Ah ce truc magique, je l’ai cherché longtemps…j’ai cru tellement de fois l’avoir trouvé et en fait le lendemain il ne fonctionnait plus…!!! Oui tu as raison c’est un lâché prise et une prise de conscience que parfois les difficultés sont à la hauteur de notre amour pour eux !

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Fa 19 mars 2016 at 15 h 22 min

Très beau billet ! Pourquoi on en parle pas ? Peut être car il faut être capable de dire tout haut et d’assumer la situation. C’est toujours plus simple de ne rien dire de cette période un peu caché où l’entourage est là sans être trop présent pour ne pas trop déranger. Bravo pour ton article !!

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mamanlouve 20 mars 2016 at 13 h 35 min

C’est vrai que c’est tabou sûrement aussi à cause de ce que tu viens de décrire…il n’est jamais facile d’assumer et de dire tout haut que non ce n’est pas facile car on a toujours l’impression, depuis la nuit des temps, que c’est que du bonheur. Progressivement on en parle et j’avais moi aussi besoin de donner mon ressenti loin des contes de fées mais avec une belle issue car oui tout passe !

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Marie 19 mars 2016 at 21 h 29 min

Merci pour cet article, en effet que de questions et de culpabilité une fois rentrés à la maison! Ma fille n’ayant pas repris son poids de naissance à la sortie de la maternité, j’ai dû aller 2 fois par semaine à la PMI pour la faire peser et j’y ai trouvé un soutien qui nous a permis de vivre sereinement le 1er mois à 3. Les puéricultrices y étaient très à l’écoute, j’arrivais toujours avec plusieurs questions, surtout sur l’allaitement car les débuts ont été difficiles, et en repartais toujours rassurée et plus en confiance. Je ne connaissais pas du tout cette structure avant que l’on m’en parle le jour de la sortie de la maternité, du coup maintenant j’en parle à toutes les femmes enceintes autour de moi!

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mamanlouve 20 mars 2016 at 13 h 33 min

Oui c’est vrai que la PMI est pas mal car permet de poser tes questions mais pour ma part selon la personne que je voyais on me disait l’inverse de la veille donc ça m’a un peu décontenancé ! Mais sur pleins d’autres points ça a été une aide et tu fais bien d’en parler !

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Jade 20 mars 2016 at 0 h 45 min

Je suis bien d’accord avec toi. Cependant, il y a un autre point auquel je ne me suis pas sentie préparée DU TOUT : le changement de mon corps. Comment se réapproprier ce corps difforme ? Mou, flasque… Ce corps qu’on a vu changer petit à petit en 9 mois, comment on fait pour se réaccepter du jour au lendemain ?
Je me demande aussi toujours comment ce sera pour le deuxième, parce que tous ces « mauvais moments » que tu décris, je n’arrive plus à m’en souvenir car j’ai vraiment essayé de les occulter de ma mémoire…

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mamanlouve 20 mars 2016 at 13 h 32 min

Oui ceci n’est qu’un pan de l’histoire, il y a ensuite les suites de couche, le nouveau corps…pas simple de gérer tout ça en plus de notre fatigue et nos milliers de questions. On en parle pas assez non plus ..Moi aussi j’ai occulté bon nombre de détails sur cette période du début et j’en garde que les meilleurs souvenirs mais j’ai récemment quelqu’un de proche qui a accouché et tout m’est revenu en mémoire ! 🙂

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Marianne 20 mars 2016 at 4 h 25 min

Super article!
Quand je repense à mon état d’esprit pendant ma grossesse je n’aurais sans doute pas vraiment écouté les conseils sur l’après. J’étais très focalisée sur ma grossesse et je ne me suis pas du tout projetée à imaginer ma vie avec un nouveau né (ce qui parait ridicule maintenant).
Désormais je fais très attention à être à l’écoute de mes amies toutes jeunes mamans mais je remarque que les conseils pendant la grossesse sur l’après ne sont pas vraiment écoutés car trop abstrait.
Je vis en Australie et on m’a inclus dès 4 semaines après mon accouchement dans un groupe de 10 nouvelles mamans qui ont toutes eu un bébé le même mois que moi. Top, on se voyait toutes les semaines avec les bébés et une infirmière avec nous animait le groupe. Réaliser que toutes les mamans passent par qq semaines de galères m’a beaucoup rassurée.

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mamanlouve 20 mars 2016 at 13 h 30 min

Ah mais c’est super ce groupe ! J’aurais vraiment beaucoup aimé assister à ce genre de groupe et connaître par la même occasion d’autres mamans ! C’est fou les différences entre les pays, merci de nous faire partager ça !

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Aurelia 20 mars 2016 at 12 h 49 min

En fait tu aurais eu besoin d’une Baby planner 🙂
Love ma belle et merci pour ce bel article

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mamanlouve 20 mars 2016 at 13 h 29 min

Ahah mais grave je propose même pas les solutions dans ce billet, nul! Les Baby planner, les PMI et cie !! J’avoue que ce sont de supers aides, enfin tu sais quoi 🙂 <3

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Ragnagna 20 mars 2016 at 21 h 16 min

Après je vois aussi beaucoup de futures mamans qui ne veulent pas écouter ou entendre ce message, qui ne rêvent que de jolie layette et pas du tout de comment mettre la layette sur le bébé (on la sent la mère qui a lutté avec les fringues avec les bras tout mou, les manches trop petites où on peut mettre juste un doigt ? :P). Et le pire c’est quand après elles arrivent la bouche en coeur pour me dire « mais on m’a pas diiiiit avaaaant », ça m’énerve à chaque fois ! Si si je t’avais dit et t’as juste rien écouté !

C’est top d’avoir pu prendre la sage-femme, ici on a eu zéro suivi en sortant de l’hôpital, malgré que l’on sorte de la néonat et que le bébé faisait 2,2kg toute mouillée). Ça a été horrible ! J’ai voulu appeler une sage-femme tellement on luttait, elle mangeait pas et régurgitait beaucoup. Le Chti a refusé pour pas qu’on ait à la payer (il s’est un peu mordu les doigts quand il a vu que c’était une visite 100% remboursée, mais trop tard).

Après je pense que même préparé, rien ne peut matériellement nous préparer, c’est émotionnellement très fort et physiquement épuisant, on est dépourvu. C’est un sale moment à passer. Mais comme tu conclues « ça passe ». Et comme on est SM après on y repense la larme à l’oeil limite. C’est comme un crash test de parents quoi… Mais j’ai pleuré toutes les nuits jusqu’au départ, je l’avais dessiné d’ailleurs (http://ragnagna.fr/2015/02/derriere-les-portes-dune-maternite/).
Le gynéco m’avait grillée en larme et avait proposé une psy (j’aurai préféré une kiné sur le coup pour mes abdos !)…(et j’avais tellement hoooonte d’être grillée !).

Par contre je remercie 1000 fois ma sage-femme lors des cours de préparation à l’accouchement de nous avoir expliqué elle que le bébé ne doit pas être surstimulé par des visites puis chez nous, qu’il relâchera la pression autrement la nuit venue, et pareil pour ma belle-soeur qui m’a dit de ne pas accepter les visites au début pour me reposer. Après en pratique cela a été totalement inutilisable vu que Lucie n’a pas été avec moi avant le 6e jour et que j’arrêtais pas de me déplacer en néonat avec ma perf et mon drain pour la voir un peu, lui donner les repas, et avoir l’impression d’être maman malgré tout. Mais au moins je comprenais pourquoi les bébés autour de ma chambre hurlaient toute la nuit après avoir entendu le vacarme des visites la journée…

Je sais pas du tout si ce que je raconte est intéressant, c’est totalement fouilli (ce soir j’arrive pas à m’exprimer correctement la semaine a été mauvaise) et si j’apporte une pierre utile à ton bel édifice mais c’est ce qui m’est venu spontanément, c’est un sujet qui touche une corde sensible chez moi aussi tu as vu ? ^^

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Ragnagna 20 mars 2016 at 21 h 18 min

Ohmondieulepavéquifaitpeur… Et c’est horrible à lire en plus le bordel !!!
Argh j’aurai dû faire ma vaisselle au lieu de te pourrir ton mur.

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Alice 21 mars 2016 at 7 h 58 min

Effectivement, j’ai ressenti la même chose! Que faire avec ce petit bébé ? La lourde responsabilité que l’on a. J’ai accouché en Nouvelle-Zelande et maigres d’êtres à des milliers de km de ma famille et de mes amis, j’ai quand même senti un soutient important:
1. La sage femme vient régulièrement après la naissance du bébé jusqu’à 1 mois. On peu poser toutes les questions que l’on veux.
2. Après la sage femme, une association prend le relais et vient régulièrement (une fois toutes les 2 semaines puis une fois par mois). Elle prend le poids du bébé, demande si tout va bien, réfère à des spécialistes si qqch ne va pas (une spécialiste du someil est venue pour ma fille). Elle parle également de chaque étape de l’enfant. J’attend sa visite cette semaine pour parler de l’alimentation.
3. Les gens ici gardent contact avec le groupe de préparation à l’accouchement. On cré des groupe Facebook et on se retrouve toutes les deux semaines
4. Je copine avec des filles étrangères comme moi qui ont un petit bébé et ont leur famille loin. Ça aide pour le morale.

L’éloignement de la famille est tout de même lourd mais grâce à ces initiatives, le morale reste à flot (pas toujours mais presque 😉

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Ana 22 mars 2016 at 15 h 47 min

Un peu comme toi, je me sentais tout à fait préparée pour la grossesse et l’accouchement, ainsi que l’allaitement, grâce à internet, aux livres, aux groupes de discussion, aux sages femmes et autres personnels médicaux. Je m’étais tout bien renseignée.la seule chose pour laquelle j’étais la moins préparée c’était la poussée. Je pensais savoir et bien appliquer la méthode vu avec la sage femme mais je n’étais pas au point. Heureusement, tout c’est très bien déroulé.
C’est vrai que l’après, la nouvelle vie avec bébé peut faire peur. Comment faire quand on rentre à la maison tous les trois et que l’on n’a plus l’aide du personnel ? Pour ma part, malgré certaines craintes et hésitations je me suis toujours dit avec mon conjoint, tan pis si l’on ne se débrouille pas « comme il le faudrait » on apprend au jour le jour le rôle de parents et on s’affirmera au fur et à mesure dans nos gestes. Le bain aussi ça me faisait peur, je suis devenue à l’aise au fil du temps.
Autre chose à laquelle on n’est pas forcément préparée, c’est le baby blues, la dépression (légère ou plus forte) qui peut arriver les premiers jours ou dans les mois qui suivent la venue au monde de bébé. C’est important je trouve, d’informer le papa que cela peut arriver, que c’est important de se soutenir mutuellement, de s’aider, de prendre le relais quand l’un des deux parents craque.
J’ai découvert ton blog avec l’article les « mauvaises » habitudes et depuis je lis tes articles. Tu as une bien jolie famille.
Ana, maman d’un little D de 2 ans et demi.

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Sarah 22 mars 2016 at 20 h 37 min

Bonjour, je me permet de donner mes petits trucs après 5 mois de vie de Maman… J’ai eu une expérience un peu différente de la tienne. J’étais très angoissée pendant la grossesse sur tous les petits trucs pratiques (faire le bain, porter le bébé…), du coup j’ai vu plusieurs fois la psy de la maternité. Et en fait, après l’accouchement, avec le bébé en vrai, j’ai trouvé ça beaucoup moins stressant! Bon je n’étais quand même pas très à l’aise, et je me posais aussi des milliers de question. J’ai beaucoup apprécié le suivi de la PMI (et les visites à domicile pour venir peser le bébé), qui m’ont permis de poser toutes mes questions (et même les plus cons : comment j’habille mon bébé pour sortir… :D). Il ne faut vraiment pas hésiter à solliciter les infirmières de la PMI. J’ai aussi fait ma rééducation du périnée très tôt (8 semaines après l’accouchement), ce qui m’a permis de beaucoup discuter avec la sage-femme (spécialiste de l’allaitement et sexologue). Et j’ai eu aussi le dernier « cours de préparation » après l’accouchement, avec les autres couples des cours de préparation et les bébés, pour débriefer. J’ai trouvé ça super intéressant, et ça permet de relativiser sa situation. Sinon, moi aussi, qd je me suis retrouvée toute seule pour la 1ère fois, je me suis demandée comment prendre ma douche! Finalement je couchais mon bébé dans sa nacelle la journée, donc je mettais la nacelle devant la douche pour le surveiller. Quand il était réveiller, je le mettais dans le transat devant la douche!! Bon, maintenant, je me suis détendue, je le laisse sur son tapis d’éveil! Voilà pour le pavé…

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Cyril Haoudi 23 mars 2016 at 14 h 01 min

C’est très touchant ! C’est personnel, mais je trouve qu’on ne parle pas assez de la solitude dans laquelle on se retrouve face aux pleurs incessants d’un bébé… Merci pour cet article !!

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Madamefraize 23 mars 2016 at 15 h 29 min

J’aurais pu écrire cet article mots pour mots !!!
MERCI 🙂
Tellement vraie et tellement dur à vivre. Bravo à toi pour ta franchise et pour tes mots si justes !!

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Mamaravo 23 mars 2016 at 21 h 27 min

C’est rassurant de savoir qu’à priori je n’ai pas été la seule à ressentir ce vide post-accouchement. En ce qui me concerne, je l’ai ressenti dès que j’ai mis un pied hors de l’hôpital. Je suis très nostalgique de nature alors le fait de sortir de là, mon bébé hors de moi ça m’a rappelé toutes ces semaines où je me plaignais de venir là-bas alors que j’étais ultra bien encadrée (diabète gestationnel, bonjour !). Il y a aussi le fait que dès que l’on sort de l’hôpital, c’est 25% maman, 75% bébé. « On » est suivi, oui, mais surtout l’enfant. Un peu l’impression que maman a fait son job alors c’est bon merci ! Heureusement, j’ai eu ma sage-femme à domicile comme toi, mais comme elle était là pour faire son job, elle n’avait pas trop le temps de s’attarder sur mes états d’âme… Chiche de lui proposer rester pour un café pendant le toucher ? 😀 mouahaha

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Didoune 25 mars 2016 at 11 h 00 min

A 100%d’accord avec ton article qui colle totalement avec mon vécu. Être tellement entouré jusqu’au jour J et tellement seul après…On devrait créer des cours remboursés sur les premiers jours à la maison. Une fois que le bébé est né, car avant ca sert à rien ! Ajoutez à cela un bébé qui pleure tout le temps (alors que naïvement on se disait il pleure pour exprimer un besoin, je  » aurai qu’à le satisfaire et il ne pleureura plus…) et un papa absent le soir et la nuit car il bosse… Et puis une petite bronchiolite à 2 mois avec urgences pédiatrique où on vous découvre en même temps un RGO… Un bébé qui n’a pas fait de siestes avant 10 mois… et vous avez le cocktail gagnant pour une belle dépression !! J’ai eu une sf en or qui a suivi ma grossesse et quand je lui ai raconté tout ça qq mois après elle m’a dit « mais pourquoi vous n’êtes pas venue me voir ? » oui c’est vrai pourquoi… J’étais tellement enfermée dans ma merde que je n’y ai même pas pensé… Enfin une chose est sûre je ne revivrai plus jamais les choses comme ça.plus jamais. Et je suis très présente pour assurer le « service après vente » auprès de mes copines nouvellement mamans.Merci pour ces mots si justes !!

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Céline 25 mars 2016 at 17 h 10 min

Tout à fait d’accord avec tout ça. C’est la première chose dont j’ai parlé avec plein de monde. On est pas du tout préparée à l’après. Ce qui est quand même important car c’est le plus long moment à passer en fin de compte. C’est une partie passée sous silence et je trouve ça bizarre avec du recul maintenant. Je pense aux jeunes mamans qui ne sont pas bien entourées, ça ne doit vraiment pas être facile. Merci d’écrire ce que la plupart de nous pensent certainement tout bas.

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Kenz 31 mars 2016 at 21 h 32 min

Tout pareil … Je suis littéralement devenue folle à cause de toutes ces questions. J’en ai fait une mega gigantesque, énorme crise d’angoisse. Je suis sortie de chez moi à 1h du matin en laissant ma fille avec son père pour aller aux urgences tellement j’avais l’impression que je devenais folle et que je perdais le contrôle …. J’ai passé la nuit là-bas et on m’a expliqué que ce que je vivais … Et bien plein de maman l’avait vécu… J’aurai bien aimé qu’on me le dise avant de vivre cet episode traumatisant !

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Sarah 9 avril 2016 at 3 h 32 min

Je ne peux qu’approuver ton article… Je partage tout à fait ton point de vue. À la naissance, on a découvert que mon fils avait des malformations dont on n’avait pas la moindre idée. Le quotidien en a été d’autant plus chamboulé. Moi qui suis une jeune maman (j’ai bientot 22 ans), je pensais que son arrivée allait tout bouleverser mais pas à ce point. J’aurais aimé être mieux préparée à « l’apres ». C’est vrai. Ton article m’a touchée!

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Alice Tagada 10 avril 2016 at 16 h 29 min

Bonjour Flore.
Plus je lis tes articles plus je m’y retrouve. C’est bluffant et très émouvant de se retrouver à ce point là. J’aime ta façon de briser les tabous tout en douceur.
Bravo.

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Choky 12 avril 2016 at 13 h 44 min

Je suis tout à fait d’accord avec ton article, surtout sur les pleurs inexpliqués, j’ai bien connu ça…
Ma fille pleurait toute la nuit, les gens débarquaient à la maternité toute la journée, je ne me reposais pas et au bout de 2 jours et donc plus de 48h sans dormir (elle est née à 0h05 et je n’ai pas dormi cette nuit là, les suivantes non plus du coup), j’ai pété un plomb, ai fait mettre un mot sur la porte pour refouler les visiteurs que j’ai trouvé indélicats de débarquer sans prévenir, sans savoir que l’accouchement avait été difficile, que je ne dormais pas la nuit et que j’avais tout simplement besoin de dormir!
Et le retour à la maison, elle pleurait sans cesse, sans raison… les premiers mois ont été difficiles…
Pour mon deuxième, j’avais prévenu: pas de visite mis à part la famille proche! et je l’ai beaucoup mieux vécu!
Même si mon loulou pleurait aussi la nuit, je pouvais me reposer en journée et ça changeait tout!
Bref, je trouve aussi que les gens sont un peu égoïstes sur le coup: pendant la grossesse, on nous demande comment on va, si on n’est pas trop fatiguée, et bla bla bla… une fois qu’on a accouché, les gens veulent voir le bébé, il y en a même qui sont venus nous voir à J5 en s’excusant de ne pas être venus avant! Comment vous dire, nous n’arrivons pas à nous organiser, donc en fait on ne se serait pas fâchés même si vous étiez venus dans 2 semaines!
Comme si la visite était la chose attendue par des parents exténués qui voudraient juste pouvoir dormir un peu…
Et donc les gens veulent voir le bébé mais ne demandent mystérieusement plus à la maman comme elle va, alors qu’elle n’en peut plus et que effectivement, après l’accouchement c’est dur aussi!

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Revue du web : Etats d'âme de mamans - 13 mai 2016 at 15 h 43 min

[…] Ayez confiance en vous, prenez le temps, et demander de l’aide […]

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Justine 14 mai 2016 at 14 h 40 min

Ah merci merci merci♡ cet article résume tellement ce que j’ai pu ressentir en sortant de la maternité. Grâce à toi je ne culpabilise plus et me dis que je ne suis pas la seule avoir ressentie « tsunami » émotionnel. Au plaisir de te lire

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Stéphanie 2 juin 2016 at 9 h 35 min

MERCI pour ton article qui résume parfaitement les premiers instants de la vie de maman ! Et merci pour ton blog que je viens de découvrir et que je trouve super !

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ColombesMum 29 juillet 2016 at 11 h 11 min

Trop vrai ! Ca mérite d’être dit !!!

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Karin 1 mars 2017 at 16 h 40 min

C’est fou ce qu’il fait du bien ton blog…je suis maman d’une petite fille de 15 jours et je dois dire que ces deux semaines ont été parmi les plus difficiles de toute ma vie. Après une césarienne, j’ai eu un sacré baby blues et la sensation de perdre pied assez vite. Allaitement tres compliqué, peur de rester seule avec le bebe… je me suis pris le train de la maternité dans la tête avec toutes les responsabilités que ça implique et effectivement je n’étais pas préparé à ça. C’est fou les sentiments ambivalent que l’on peut ressentir cet amour débordant pour le bébé et en même temps la sensation qu’il nous possède. Je suis encore en apprentissage et j’apprends encore à faire avec tous ces sentiments mêlés. J’essaye de prendre chaque journée l’ une après l’autre et de ne pas anticiper les différents obstacles que nous allons devoir traverser. Je ne sais pas comment je ferais sans mon conjoint qui est formidable. J’ai beau savoir que bientôt l’amour prendra le pas sur la peur et que j’embrasserai mes nouvelles responsabilités de maman avec plus de confiance j’ai toujours un peu peur de rester dans cet état d’angoisse.

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