Côté mamanJe me questionne

Quand grossesse et travail ne vont pas ensemble…

posted by mamanlouve 24 janvier 2017 58 Comments

Il y a quelques semaines j’ai expliqué sur Instagram mes conditions de départ de mon travail lorsque j’étais enceinte de little G et à quel point j’étais heureuse d’être à présent à mon compte. Mon post vous a fait beaucoup réagir et vous m’avez alors raconté vos anecdotes sur ce difficile sujet de la conciliation de sa vie personnelle avec son travail… J’ai été très clairement sidérée de lire vos témoignages…

***

Lorsque je suis tombée enceinte de little G je travaillais dans une boîte de prod en tant que journaliste. Je proposais des idées de reportages, je tournais les sujets, puis je faisais le montage etc…Je tournais deux sujets par mois donc je bougeais beaucoup. Puis j’ai eu envie d’avoir un enfant.

Comme beaucoup de monde j’ai « caché » ma grossesse pendant les trois premiers mois. Plus le temps passait, plus je me demandais comment j’allais l’annoncer à mon travail…Comment allaient-ils réagir ? Allaient-ils être heureux pour moi ou considérer que je les laissais tomber, que ce n’était pas le bon moment ou que sais-je…Le jour de la rentrée de janvier mon ventre était devenu vraiment voyant, j’ai pris alors le parti d’assumer et de ne pas me cacher, sans en faire des tonnes non plus ! Mon équipe a super bien réagi, ils étaient très heureux pour moi, j’étais aux anges, mais mon appréhension se portait évidemment sur plus haut. Tout de suite je me suis dit « allez fonce c’est maintenant qu’il faut aller en parler », il faut dire que j’avais très peur qu’ils l’apprennent par la bouche de quelqu’un d’autre !

J’ai inspiré profondément, je suis descendue, j’ai traversé l’open space, frappé à la porte, mon coeur battait à mille à l’heure. Je me suis assise devant ma boss et je lui ai dit cash que j’étais enceinte, avec un sourire crispé et le coin de la bouche qui tremblait discrètement. Première réaction : « Ah bon? Mais c’était voulu? » -Ah ba alors celle là je ne m’y attendais pas du tout !- « Euh, et bien oui… »– J’avais l’impression que ça aurait été moins grave à ses yeux si j’avais merdé dans ma plaquette de pilule ! Tout de suite la discussion a porté sur ce que j’allais bien pouvoir faire enceinte! Et, je vous la fait rapide, mais en gros on m’a proposé un poste plus bas et de diviser mon salaire en deux. Quand j’ai rétorqué que c’était inimaginable, que je ne pouvais pas rentrer dans mes frais, elle m’a répondu la phrase qui résonne encore aujourd’hui dans ma tête : « Flore, tu es enceinte, tu vas avoir un bébé, réfléchis, il faut que tu fasses les bons choix ». J’étais scotchée, triste, déçue, en colère, je suis sortie de son bureau, je me suis effondrée en larmes dans les toilettes. Je commençais à me dire que j’avais fait une bêtise, que jamais je ne pourrais élever ce bébé, que j’aurais du attendre. J’ai appelé mon mari entre deux sanglots qui m’a dit de me calmer et qu’on en parlerait le soir même tranquillement.

Quand mon mari est rentré à la maison, il m’a dit viens on sort dîner. j’ai pris ma veste et nous avons été au petit restau à côté de chez nous. De là je lui ai expliqué toute notre discussion et je lui ai confié mes doutes sur si je devais accepter ou non, car dans le fond elle avait peut être raison, c’était mieux que rien. Mon mari m’a regardé avec de gros yeux et m’a dit : « Flore, tu sais ce que tu vas faire ? Tu vas aller voir cette femme demain et lui dire que tu vaux bien mieux que ça, qu’elle n’a en aucun cas le droit de te rabaisser comme cela et que tu trouveras mieux ailleurs. Et puis tu pars. » – Euuuuuh oui chéri ok c’est super mignon, mais en vrai c’est impossible ! De un car je n’ai pas aussi confiance en moi et de deux parce que c’est faux, je ne suis pas sûre de trouver mieux ailleurs. Il m’a dit « tu le dis comme tu veux mais Flore tu pars de cette boîte et cette semaine, c’est une offre que tu ne peux pas accepter ! ». J’ai pleuré, pleuré, pleuré en lui disant qu’il était fou, que c’était pas possible financièrement de vivre sur un salaire, que c’était notre fierté qui parlait, pas notre raison, qu’on venait d’acheter notre appart en plus, bref le gros bordel !

Et puis le destin s’en est mêlé et le surlendemain on m’a proposé un travail ailleurs et en plus mieux payé que mon poste actuel alors je suis partie, seulement quatre jours après avoir annoncé ma grossesse! Je crois qu’il n’y a pas plus beau moment dans ma vie pro que quand j’ai annoncé que non merci je préférais partir et travailler pour quelqu’un qui se fichait bien que je sois enceinte ou non. C’était un pari très risqué, je quittais une situation stable, un revenu fixe pour une vraie vie d’intermittente du spectacle à travailler à la pige, et enceinte ! J’ai enchaîné les petites missions et plus le temps passait, plus mon ventre s’arrondissait et étrangement les portes se fermaient une à une…Il faut savoir que nous parlions là de contrat de 2-3 semaines en général mais pourtant ma grossesse posait problème systématiquement!

Alors une fois j’ai fait tout le processus de recrutement pour une boîte sans dire que j’étais enceinte (de 4 mois et demi). Tout s’est très bien passé, on m’a fait visiter les locaux, on m’a donné mon premier sujet, je partais pour un contrat de 2 mois et j’ai été rencontré la DRH pour négocier mon salaire. Pris de remords j’ai préféré leur dire à ce moment là que j’étais enceinte. La personne en face de moi m’a répondu : « Ah euh bon ba je pense pas que ça pose problème hein, je demanderai là haut au cas où ». Et bien vous savez quoi? Je n’ai plus jamais eu de nouvelles d’eux, jamais. J’ai envoyé des mails, j’ai appelé, laissé des messages, silence radio jusqu’à encore aujourd’hui.

Comment ne pas être en colère ? Une femme enceinte ne peut donc travailler ? Suis-je moins capable qu’une autre ? Pourtant je n’ai jamais rechigné à la tâche, ni à me déplacer, ni à porter le matériel, ni sur mes horaires, mes grossesses par chance ne m’ont jamais été insurmontables physiquement et pourtant…

J’avais 26 ans, j’étais mariée depuis 1 ans, en âge d’avoir un enfant mais on a réussi à me faire culpabiliser, on a réussi à me faire dire que merde j’aurais pas dû vouloir ce bébé si « tôt », ce constat est triste et me laisse franchement un goût amer…Quand cela vient d’une femme je me demande bien comment peut-elle bien faire peser cela sur mes épaules, comment n’arrive-t-elle pas à se mettre à ma place alors qu’elle est peut être passée par là également…Quand cela vient d’un homme je me demande toujours comment il réagirait si sa femme devait affronter ce genre de propos. On veut tous (façon de parler) avoir des enfants, ils se trouvent que ce sont nous les femmes qui les portons et cela arrive à un moment donné de notre carrière. Alors à moins d’embaucher que des jeunes de 18 ans ou des séniors, on se confronte forcément en tant qu’employeur à cette situation. Je ne trouve pas cela normal que de nos jours, encore, on arrive à annoncer sa grossesse la boule au ventre. Le travail prime-t-il sur tout le reste ? Une grossesse n’est-elle pas censée être une heureuse nouvelle ? Ce sont des choses de la vie, c’est ainsi, et personne ne devrait jamais faire porter ce poids sur les épaules de quelqu’un, au delà des mentions légales que cela implique : de la discrimination pure et dure, rappelons le!

Et puis, il y a heureusement parfois les employeurs qui vous marquent, ceux qui vous accueillent les bras ouverts comme une de mes rédactrices en chef qui m’a embauché quand j’étais enceinte de 6 mois et demi. Elle a terminé l’entretien en disant : « Et tu seras gentille demain tu viendras en assumant tes formes, c’est si beau une femme enceinte, il ne faut pas se cacher comme ça. » Jusqu’à mon congé mat j’ai pu découvrir ce que c’était que de travailler avec un gros ventre et un grand sourire, je ne me suis pas cachée, j’ai assumé et ça m’a fait un bien fou ! Une situation qui devrait pourtant être si banale…

2 semaines avant mon accouchement…

Au delà de la grossesse il y a toutes ces années qui s’amorcent à travailler en ayant des enfants …Les challenges que cela comportent pour arriver à être partout, pour les vacances scolaires, pour les jours où ils sont malades, pour leur accorder du temps tout en travaillant efficacement. Le monde du travail n’est pas encore adapté au monde des parents, même si de nombreuses sociétés vont dans le bon sens et mettent en place de bien jolis projets. Tout ceci est encore trop timide, pas assez assumé et j’ai parfois l’impression que nous devons tous faire des choix entre ces deux mondes.

À toutes les personnes qui m’ont écrit suite à mon post je leur ai répondu s’il vous plaît, assumez vos décisions. Que ce soit pour annoncer un grossesse, demander un congé parental ou demander des horaires aménagés pour pouvoir aller chercher votre bébé à la crèche, il faut oser demander et assumer. Si vous y allez à reculons, en montrant votre stress et en vous excusant avant même d’avoir ouvert la bouche, vous offrez des possibilités à votre interlocuteur de vous montrer qu’en effet « c’est pas cool pour eux ». Mon meilleur conseil, bien que je ne sois personne pour en donner ce serait d’y aller franco, sans sourciller et en assumant ses décisions. J’ai fait une dernière mission en télé quand little G avait 8 mois et j’ai dit à l’entretien : « par contre j’ai un bébé, donc je dois travailler en 8h30-17h30 pour aller le chercher à la crèche ». Point barre. Pas de justification (et pourtant mon coeur battait à 10 000), et bien figurez-vous que c’est passé tout seul ! C’est aussi à nous de montrer que certaines situations sont normales et ne pas s’excuser d’avance pour les conséquences de ces jolis événements qui font partie de nos vies.

Je vous dit tout ceci aujourd’hui car au delà de mes hormones de grossesse qui me donnent envie de retourner la planète entière (:)), je vois de nombreuses amies qui ont encore si peur d’annoncer leur grossesse à leur travail… Personnellement je suis un mauvaise exemple car j’ai préféré carrément fuir le travail au sein d’une société, je suis aujourd’hui en presse écrite et à mon compte. Un choix qui me rend très heureuse bien que ce soit clairement plus difficile financièrement. Pour autant la vie en entreprise en étant jeune maman me stresse énormément et tout ceci m’a profondément dégoûté pour être honnête. J’ai besoin de travailler, j’adore mon métier, mais pas à n’importe quel prix et sacrifice. Alors tant que j’ai la chance de pouvoir le faire, parce que nous sommes deux bien sûr, je le fais, et je ne désespère pas un jour de réussir à intégrer un média qui laisse une petite place à la maman que je suis et qui fait indissociablement partie de moi.

Sur ces quelques mots, je vous embrasse,

Et promis je vais me calmer 🙂

Hauts les coeurs !

*** Flore ***

 

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58 Comments

Charlotte 24 janvier 2017 at 8 h 49 min

Je crois qu’on a toutes connues ca. Moi même enceinte de mon premier, je cherchais du boulot après un CDD j’ai jamais trouvé. Je suis Infirmiere.

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juste1maman 24 janvier 2017 at 8 h 59 min

À part ça les hommes et les femmes sont égaux, loooooool

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juste1maman 24 janvier 2017 at 8 h 58 min

Je fais partie des mamans qui travaillent tous les jours : 8h30 – 17h30.
Par chance, je vis à la campagne, mais à tout de même 30 minutes de mon travail (je sais, pour des parisiens c’est dérisoire).
Il n’empêche que quand petit e. va entrer à l’école en septembre, il va faire 2h de garderies… J’en suis malade !
Nous avons besoin de nos 2 salaires. Nous avons beaucoup de travaux, et nous voulons pouvoir offrir ce qu’il y a de mieux pour petit e.
Cependant, devenir freelance et rester « at home » serait vraiment formidable, mais je n’ai pas assez de talents, pas d’histoire en tête, pas d’éditeur et surtout pas assez d’économies pour pouvoir me le permettre. Donc on continue la routine boulot.
Je n’attends qu’une chose, être enceinte, arrêtée (mais pas trop, pas comme pour petit e. et être alitée 4 mois), et être à 80 % !!! Certes moins de salaire, mais les mercredis seront en famille, enfin si mon boss valide…
Il me semblait que tu travaillais à la maison Flore, je me trompe ? Tu vas rechercher un taf à l’extérieur si tu peux ?
Belle journée à toi

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Charlotte 24 janvier 2017 at 21 h 02 min

Pour te rassurer mon grand adore la garderie.

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Famille Plume 24 janvier 2017 at 8 h 58 min

C’est bien triste… et je suis bien placée pour le savoir sachant qu’on a tout fait pour que je parte quand j’étais en parcours PMA, puis enceinte et après mon congés parental… ils ont gagnés je suis partie après beaucoup de souffrances, je suis dégoûtée du monde du travail et bien heureuse d’être maintenant assistante maternelle !
J’ai tellement culpabilisé alors que je n’aurai pas du… c’est honteux cette façon de montrer aux futures ou jeunes mamans qu’elles ne valent plus rien aux yeux des patrons…

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juste1maman 24 janvier 2017 at 9 h 14 min

Quand je lis vos commentaires je réalise la chance que j’ai d’avoir un CDI et que toutes les grossesses qu’il y a dans l’entreprise soient les bienvenues. Il faut dire que nous avons un patron en OR !

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electraztar 24 janvier 2017 at 9 h 09 min

J’ai fait il y a peu de temps mon premier entretien d’embauche en étant enceinte (3mois).
Et je l’ai joué franco car je n’ai pas non plus envie de gruger. ça n’a pas été mal accueilli mais face à d’autre candidats qui saura comment cela va jouer…
En espérant que mes compétences et mon savoir-être leur permet de passer outre ce détail qui n’est que la VIE !
Moi aussi je rêve d’un monde où nous ne nous poserons plus de question sur comment l’annonce d’une grossesse et tout ce qui découle de l’éducation d’un enfant fera réagir nos chers patrons.

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Anne 24 janvier 2017 at 9 h 19 min

Encore un article qui fait réfléchir et qui pose les bonnes questions. On peut dire qu’il arrive également à point nommé dans mon cas, et fais écho à ce que je suis en train de vivre en ce moment.

Je suis graphiste dans une agence de communication, et mariée depuis Juillet, 26 ans, bref dans la même configuration que toi quand tu es tombée enceinte de Little G. Evidemment on me scrute, mais c’est ma collègue qui a crée la surprise en annonçant sa grossesse en Septembre. Réaction polie de mon patron à ce moment là vis à vis d’elle, mais il s’est empressé de me convoquer dans son bureau à mon tour afin de me demander très clairement si j’étais dans le même cas qu’elle, car « ça serait une catastrophe pour l’entreprise si je tombais enceinte en même temps qu’elle ». L’agence est petite et je peux comprendre qu’en tant que patron ce soit un sujet d’angoisse. Ce que je ne comprends pas c’est cette façon limite agressive de présenter les choses (sans parler du fait, que légalement c’est interdit de poser ce genre de questions, et j’ai trouvé ça très « invasif » de sa part.

Manque de pot, nous parlions justement enfant avec mon homme, et sa réflexion m’a fait me rendre compte que non, je n’avais clairement pas envie de mettre mes projets personnels de côté pour le bien-être de mon agence. Lors de notre voyage de noces, nous lançons officiellement notre projet bébé, et à mon retour, j’annonce à mon patron que je souhaite quitter l’entreprise.

En effet, je ne me voyais pas enceinte dans ce travail, avec la pression qui était déjà la mienne sans grossesse, dans un poste qui s’éloignait de plus en plus de ce que j’aimais. Alors évidemment ce genre de décisions peut paraitre illogique, car en partant je me prive des droits des salariées lors d’une grossesse future. Mais comme tu le dis parfois, il faut savoir choisir, et assumer ses décisions.

En Janvier, j’ai appris que j’étais enceinte. Je suis littéralement malade comme un chien, et j’ai du annoncer ma grossesse à mon patron plus tôt que je l’aurais souhaité car je n’arrive plus à manger, vomis sans arrêt et ai déjà fait quelques malaises au travail. Lui qui trainait à me faire signer les papiers de ma rupture conventionnelle me les a sorti dans la demi-heure qui a suivi mon annonce, comme quoi ! 😉

Je pars fin de semaine prochaine et compte me mettre à mon compte en tant que graphiste indépendant. Une façon pour moi de me construire une nouvelle vie que j’estime plus en adéquation avec ma manière de voir l’avenir avec un enfant. J’ai la chance de pratiquer un métier qui me le permet alors au diable l’angoisse de l’inconnu et la sécurité de l’emploi qui m’a longtemps empêché de franchir le cap… Cette fois ci on se lance, et ça sera pour le meilleur parce que je l’ai décidé. 🙂

Désolée pour ce pavé. Je lis tes posts avec beaucoup d’attention depuis plusieurs mois (en fait j’ai découvert ton blog lors de mon voyage de noces 🙂 Je lisais tes articles sur la plage héhé), et n’avais jamais commenté, mais cette fois-ci j’avais envie de témoigner et te dire merci de partager cela avec nous. Je pense que sans vraiment t’en rendre compte tu sers de déclencheur à certaines d’entre nous, alors merci pour ça.

Bon courage pour les derniers mois, quant à moi j’ai rendez-vous cet après midi pour une première échographie qui je sens ne va pas me laisser de marbre !

Anne

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Appellation Maman 24 janvier 2017 at 9 h 24 min

Tu ne peux pas savoir comme ce texte me parle… d’autant que je faisais le même boulot que toi! Moi on a refusé de m’engager sur un poste tenu au préalable par un homme, simplement parce que j’avais 25 ans, en couple et que « j’étais en âge d’avoir un enfant ».Je n’étais pas du tout enceinte à l’époque! 6 ans plus tard je suis maman de trois enfants (dont des jumelles!) et je travaille à domicile pour la boîte de mon mari. J’ai les horaires que je veux, et j’arrive enfin à assumer que je ne ferai certainement plus jamais carrière dans le journalisme! Mais en y repensant j’ai toujours un fort goût amer… Merci pour ton texte, et bonne fin de grossesse!

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Alma 24 janvier 2017 at 9 h 40 min

Bonjour,
Merci pour cet article qui nous montre qu’encore une fois rien n’est gagné. Par contre si je peux me permettre je trouve dommage de dire qu’une grossesse coûte des sous à l’employeur qui doit payer la femme en congé maternité. Le congé maternité est payé par la sécurité sociale, contrairement à ce que veulent faire croire les patrons. Même si parfois c’est toujours l’entreprise qui verse le salaire, c’est la sécu qui le finance.
Je trouve qu’il est important de s’en souvenir.

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Maman BCBG 24 janvier 2017 at 9 h 45 min

Merci pour cet article…le monde du travail et le monde des parents (pas juste des mamans! le type à qui tu colle une réunion à 19h, c’est aussi potentiellement un papa qui ne verra pas ses enfants ce soir) sont un peu deux univers séparés.

J’ai pris le parti d’assumer mes horaires: je suis au boulot de 7h45 à 16h30. A 16h30, je pars. Même si N+1 viens me voir pour un dossier, je répond que je traiterai le sujet demain à la 1ère heure. Même si N+2 m’invite à une réunion, je réponds que j’ai mes enfants à récupérer à la crèche… Pas forcément bien vu, mais si on se cache, on ne fera pas bouger les mentalités, et puis je ne fais pas quelque chose d’honteux: je dois récupérer mes petits AVANT que la crèche ne les dépose au poste de police hein… 🙂

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Lexie 24 janvier 2017 at 12 h 28 min

Je trouve que tu as parfaitement raison, il faut assumer pour faire changer les choses …

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Maman BCBG 24 janvier 2017 at 16 h 29 min

Merci. Mais bon c’est vrai que je me « permet » ce parti pris car j’ai une situation stable… si j’étais juste en CDD malheureusement ce serait peut être plus délicat. Je le ferai quand même mais en étant bien consciente que cela pourrait me coûter un renouvellement. En même temps à partir du moment où le job est fait, nos horaires ne devraient même pas être un sujet… 🙁

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Nolwenn 24 janvier 2017 at 10 h 04 min

Je suis ravie de commencer la journée par lire ton article. Il me reste un trimestre avant d’accoucher mais parfois cette idée d’après m’angoisse. L’annonce de ma grossesse c’est soldé par un « ok » de la part de mon patron, puis après on m’a demandé si je pensais que je partirai plus tôt que mon congé mat’ et si je pourrais prévenir en avance pour qu’ils s’organisent. Je bosse dans une petite structure en CDI depuis fin 2015. On m’a fait miroiter beaucoup de choses et rien ne s’est produit. Je me suis ennuyée ferme pendant des mois et fin décembre, j’ai été mise en arrêt. J’ai eu du mal car physiquement j’étais apte mais moralement ravagée car bien sûr depuis mon annonce c’était pire, j’avais encore moins de tâches (même ingrates). A 5 mois on me demandait de porter des cartons d’archives, on me retenait un arrêt maladie d’un jour sur les heures supp, bref tout à la bonne pour le patron. Je ne parlais plus vraiment à mes collègues, j’avais bien compris que cela les faisait clairement suer aussi que je vienne à ne plus être là. Et j’ai dis à de nombreuses reprises à mon copain que je n’y retournerai pas au terme de mon congé mat. Il m’a dit qu’il faudrait que je négocie la rupture conventionnelle ce qui m’aiderait à prendre le temps de développer l’activité indépendante vers laquelle je me destine pour la suite. Mais je ne rêve pas. Je pense que ça se soldera pas une démission et en plus de mon Bébé je trouverai un mi-temps pour remplir le frigo (un peu) et avoir le temps de développer à côté. Ca va être sport, ca m’angoisse un peu. Mais financièrement, le congé parental ça ne sera pas jouable, loin de là…
je me suis reconnue lorsque tu as dis que tu avais respiré un bon coup pour aller l’annoncer, que tu l’avais lâché cash. J’ai dis pareil, le cœur à 100 mille « je suis enceinte », après tout c’est le plus clair et concis, le plus réaliste. J’étais si soulagée ensuite et de toute façon, d’accord ou pas, bien reçu ou pas du tout, pas le choix pour les patrons.
Toutes mes excuses pour ce pavé mais c’est si plaisant de ne pas sentir qu’on est seule à faire des nœuds, comme si ça venait de nous alors que non, le problème c’est le système, les gens qui embauchent etc etc.
Merci et bonne fin de grossesse, j’ai hâte de suivre encore plus tes aventures de nouvelle maman 🙂

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Lisa 24 janvier 2017 at 10 h 14 min

Merci pour cet article et ton témoignage. Je suis admirative de tes choix et de ta prise de risque. J’aimerais réussir à m’affirmer comme tu as su le faire. J’ai un petit garçon et je suis enceinte du deuxième. J’ai beaucoup de chance. Mon employeur a très bien pris l’annonce de mes grossesses qui sont pourtant assez rapprochées (moins de 2 ans d’écart), lors de ma première grossesse mon contrat a été renouvelé sans problème, je suis contractuelle et j’enchaîne les cdd, normalement à mon retour de congé mat je devrais obtenir le fameux cdi ( 6 ans d’ancienneté). Pour mon premier ma reprise a été très difficile, j’ai trouvé cela tellement tôt, j’ai énormément culpabilisé de laisser mon bébé si petit. J’adorerais prendre un congé mat de 6 mois ou d’un an mais financièrement ça serait trop difficile. Mon mari travaille à la maison en autoentreprise, j’ai un métier qui me permettrait de faire de même mais j’ai encore besoin de cette sécurité d’emploi. Il m’arrive d’envier mon mari et d’avoir envie qu’on inverse les rôles. Je trouve que c’est très difficile en effet lorsque l’on devient maman, que l’on est confronté à ces choix, de devoir se partager, que le monde du travail n’est pas assez adapté à la maternité. Parfois, je trouve que cette vie manque de sens, on court tout le temps, on ne prend pas assez le temps de vivre et de profiter du moment présent. J’aimerais me lancer, oser, pour me sentir plus libre et profiter davantage de mes enfants mais il y a toujours l’aspect financier qui rentre en jeu et une certaine peur qui nous retient.

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memento eve 24 janvier 2017 at 10 h 51 min

Alors vu ton succès et ta justesse des mots je ne sais pas ce qu’attendent l’équipe des maternelles pour te recruter!!!!! Et grâce à toi je me rends encore plus compte de la chance que j’ai d’être dans la fonction public.

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so 25 janvier 2017 at 10 h 50 min

Tu as de la chance d’être fonctionnaire! Pas dans la fonction public! Pour ma 1ère grossesse, j’étais en CDD depuis 3 ans dans la fonction public (je te passe le nombre de CDD réalisés), avec un CDI annoncé à à plus ou moins long terme. Bien sur, dès la grossesse annoncée, le CDD a cessé d’être renouvelé, et j’ai eu le plaisir de me retrouver en congés maternité sans employeur (mais pas au chômage non plus, statut un peu bizarre quand même). J’ai réussi à trouver un autre CDD toujours dans la fonction public 2 semaines après la fin de mon congés maternité. Je suis actuellement enceinte de bb2, et mon CDD se termine tous juste à la fin du congés maternité cette fois (pas de bol pour eux j’ai envie de dire, pour une fois j’ai eu un contrat assez long de 8 mois). Bien sur, je me demande bien ce qu’il va advenir de moi après la grossesse.

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Mary 24 janvier 2017 at 10 h 52 min

Merci pour cet article…. qui me fait TELLEMENT de bien. Tu as raison sur toute la ligne mais il reste encore bien du chemin pour faire changer les choses. Quoiqu’il en soit, tes mots permettent de voir les choses différemment, d’ouvrir les yeux et de m’aider à avoir moins peur d’assumer ma maternité au sein de ma vie professionnelle, promis! Merci…

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Marion 24 janvier 2017 at 10 h 59 min

Je n’ai pas connue la peur de l’annoncer mais celle de devoir annoncer un arrêt de travail à 5 mois de grossesse pour mon aîné (de l’âge de ton little G) et à un peu moins de 5 mois de grossesse pour ma deuxième (qui va sur ses 4 mois fin de semaine) sachant qu’un an avant la naissance de mon fils je me suis faite opérer (une gentille endométriose avait élue domicile chez mois depuis des années) du coup pareil arrêt malade (3 mois cette fois ci) du coup en 2 ans 1/2 ça fait beaucoup d’arrêt maladie et congés mater pour l’employeur. J’ai beaucoup culpabilisé et à ma deuxième grossesse je ne me voyait pas reprendre le boulot infliger an mon fils la garderie du matin l’école la cantine puis re-garderie avec sa sœur chez la nourrice ils auraient eu des journées de 7:30 à 18: pour moi c’était beaucoup (je sais que certains parents n’ont pas le choix que de faire comme ça et je ne critique pas leurs choix mais pour moi ma vie tel que je la vois et j’en ai envie ça ne me convenait pas). Sans compter que je n’ai aucune solutions pour les vacances scolaires (les nourrice de périscolaires chez nous ça ne se trouve pas facilement) du coup comme je ne me plaisais plus depuis un moment à mon boulot j’ai bien réfléchis bien pesé les pour et les contres discute’ avec mon mari et j’ai pris mon courage an deux mains et j’ai été discuter avec mon patron pour lui demander une rupture conventionnelle. Il l’a accepté avec joie voyant que je n’étais pas bien heureuse dans la boite (mon patron est quelqu’un de bien qui reste humain et avec qui j’ai eu beaucoup d’échange nous étions que lui et moi quand je suis arrivée) bien sûr je ne quitte pas mon boulot pour avoir des allocations chômage an ne rien faire (j’ai besoin de travailler pour notre vie mais aussi mon épanouissement personnel) j’ai un projet de me lancer en indépendante tout en alliant ma vie de maman. Ca ne sera pas facile tous les jours mais je ferais ce qui me plaît et pourrais profiter de mes Enfants mon fils an l’école le matin et ma fille avec des horaires plus allégés chez la nourrice et le mercredi rien que pour eux. J’espère y arriver pour garder ce rythme de vie qui me correspond et me plaît.
Mais comme tu dis rien n’est encore bien fait pour allier boulot et vie de famille le nombre de fois où j’ai culpabilisé de partie à l’heure de mon boulot pendant que les autres (célibataires je préfère préciser) eux continuaient de bosser,même si j’arrivais bien plus tôt je culpabilisais et heureusement que mon fils n’a jamais eu de grosse maladie très contagieuse j’aurai eu du mal de demander un jour.
J’espère qu’un jour ça changera tout ça
Je te souhaite une belle fin de grossesse et une belle rencontre avec ta fée et ton little G avec sa sœur (belles émotions en perspective)

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Céline 24 janvier 2017 at 11 h 17 min

il faut quand même rappeler que l’employeur, en fait, ne paie pas sa salariée pendant son congés maternité. C’est indemnisé par la sécurité sociale. Je dis ça, je dis rien….

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Je ne suis pas une poule 24 janvier 2017 at 11 h 18 min

Je trouve toujours ça proprement révoltant! On est des machines, nous les femmes, on peut faire plusieurs choses à la fois, genre être enceinte ET travailler, être maman ET travailler, non mais! La maternité n’est pas un handicap, c’est une force, et si des employeurs sont trop bêtes pour le voir tant pis pour eux!

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Jane 24 janvier 2017 at 11 h 18 min

A peine enceinte de mon deuxième les ennuis ont débutés pour moi ( et de trop nombreuses collègues en même temps) 9mois de grossesse et 9 mois de harcèlement au travail!
Mon petit plaisir le tête ahuris quand ils ont lu mon certificat de déclaration de grossesse ( a présenter à l’employeur a partir de 3mois de grossesse)
Après ca ils ont passé leur temps a essayer de me mettre en faute grave pour avoir une excuse pour me virer car le certificat de grossesse de déclaration à l’employeur ne me met pas en congé c’est juste un document officiel pour empêcher l’employeur de me licencier.
Tout ca en travaillant dans une asbl de mouvement de jeunesse feminine ou mes suprérieurs sont uniquement des femmes (jeune maman ou encore trop jeune pour avoir des enfants!)
j’ai démissionné à la fin de mon congé de maternité car il m’était impossible de travaille à nouveau dans une telle ambiance.
La cerise sur le gâteau : remettre ma démission à ma « chef » => elle qui décide de garder son rôle d’hypocrite même a cet instant et moi qui refuse d’accepter tant d’hypocrisie en déballant à ce moment tout ce que j’ai vu de profondement malhonnete envers moi pendant mes 9mois de grossesse (poliement et avec un calme olympien ses larmes à elles était une victoire pour moi)

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Laurette Flechette 24 janvier 2017 at 12 h 19 min

Forcément je te rejoins à 1000 % !! Je suppose que de nombreux milieux sont concernés par cette forme de discrimination ordinaire… C’est terrible d’être une maman à l’heure actuelle, cela tiens du miracle de voir comment les femmes gèrent leur quotidien, leurs enjeux pros et persos, bien qu’heureusement beaucoup bénéficient aujourd’hui de l’appui et du soutien de leurs maris, ce qui est mon cas et je trouve que ces situation ont au moins ce mérite là : d’équilibrer le couple, de le rendre plus fort, d’avoir la certitude que l’organisation familiale repose sur les deux parents.

Je trouve ton expérience horripilante, j’ai eu la chance de ne pas avoir ce genre de situations mais il n’empêche que les petites piques, les petites réflexions existent et restent déjà de trop… J’ai cet exemple en tête lors de mon entretien individuel annuel lorsque je suis revenue de congés maternité et parental (1 an d’absence tout compris entre mon départ et mon retour) quand ma supérieure m’a dit : « oui vous aviez besoin de couper c’est évident, j’estime que c’est un choix qui porte à conséquence de quitter son poste pendant un an, ça a forcément une signification… » Comprenne qui pourra ! Je ne suis pas certaine que cela ait une autre signification que le fait d’avoir besoin de passer du temps avec mon fils tout juste né et de me reposer, d’être apte à revenir dans de bonnes conditions… Mais très clairement et sous des airs de « fausse » compréhension, avoir quitté mon poste pendant plus d’un an allait avoir des conséquences… ET quelles conséquences !! La personne m’ayant remplacée ayant tout mis en oeuvre pour remettre en cause plus de 7 ans de travail, tout ça dans l’objectif de « prendre ma place »… Quand j’ai réalisé, lors de mon retour l’ampleur des dégâts à quel point cette nana s’était appliquée à tout chambouler sur des choses qui « se voient » et d’oublier les choses plus profondes sur lesquelles il est nécéssaire de travailler, j’ai totalement halluciné ! Sans parler des milliers de piques de ma direction, et de mes collègues laissant sous-entendre qu’elle était « meilleure que moi »… 7 ans de travail acharné réduit à néant pour une année passée avec mon fils… (sans parler des semaines de tuilage avec ma remplaçante alors qu’enceinte de 7 mois et demi j’étais arrêtée pour MAP !!)
Bref tout ça laisse des traces profondes, douloureuses et forcément qui conduisent à la démotivation et à la perte de confiance en soi…
Tu as raison de dénoncer cela, il y a bien trop de cas en France !! Il y a des pays où être enceinte (maman) et travailler est compatible, il y a des endroits sur cette terre où les chefs d’entreprise ont compris qu’une maman épanouie et heureuse qui arrive à combiner du temps de qualité avec ses enfants et son milieu pro est en fait la perle rare !
Si un jour j’avais à diriger une entreprise je me ferais un plaisir de mettre en place ce genre d’avantages ( qui devrait être la normalité) car pour moi, ils sont la clefs du succès (et du bonheur !)

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Marianne 25 janvier 2017 at 21 h 35 min

Ah oui Ca c’est un autre aspect « sympa » aussi – la remplaçante qui te dénigre !
Je l’ai vu pour une collègue qui est parti en congés mat. Sa remplaçante a joué à ce jeu aussi et a continué à so retour en faisant des remarques « juste pour rire@ sur ses horaires et son 4/5ème…
Si même entre femmes on est pas solidaire ! J’attends de voir quand elle tombera enceinte …

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Lexie 24 janvier 2017 at 12 h 23 min

Je ne savais pas que tu étais en presse écrite maintenant ? J’ai eu l’agréable surprise en arrivant au Québec de constater que c’était bien accueilli, d’annoncer sa grossesse. On entend aussi des histoires moins drôles, comme on en entend souvent en France, mais dans l’ensemble la famille est valorisée. On comprend que les employés ont une vie en dehors, des obligations et qu’ils ne sont pas taillables et corvéables à merci (ma mère adooore cette expression ;)). Le fait que les comportements soient plus paritaires, les hommes plus considérés comme pères et donc plus investis, jouent aussi un rôle là dedans je pense.

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Popie 24 janvier 2017 at 13 h 10 min

Ton article est tellement important ! Je trouve que tu n’as pas à te calmer, comme tu le dis à la fin de ton article. On a le droit d’être outré et choqué de ce type de comportement, illégal au demeurant. Tu indiques que cela a un coût pour l’employeur, je souhaite rappeler que c’est la sécurité sociale qui nous paie pendant le congé maternité et la CAF durant le congé parental donc mis à part les cours liés au remplacement et le temps que la personne soit à l’aise sur notre poste je trouve que l’argument des coûts est risible de la part des employeurs. On a quand même le droit de faire ce que l’on veut de notre vie personnelle et la grossesse n’est pas une inaptitude, c’est simplement une courte période d’absence. Je pense qu’il faut soulever le débat et se battre car ce sont les mentalités surtout qui sont à changer. En pratique c’est totalement faisable de remplacer une femme enceinte ..

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ANNE MONTECER 24 janvier 2017 at 13 h 32 min

J’ai l’énorme chance de travailler dans un groupe de presse très « kid friendly » et respectueux des mamans et de la vie de famille. Chez nous, les annonces de grossesse sont toujours très bien acceptées et ton congé maternité ne te met pas au placard ou directement sur un siège éjectable comme cela peut être le cas dans certaines entreprises. Je travaille avec des journalistes au quotidien et la télé a effectivement très mauvaise réputation, chacune de nous a au moins une amie qui s’est fait mettre au placard suite à une annonce de grossesse dans ce milieu qui me semble un peu pourri… C’est dommage car connaissant ton talent pour exprimer les choses, je suis sûre que tu étais une journaliste télé parfaite. Je ne comprends vraiment pas qu’une entreprise se prive de ses bons éléments en cas de grossesse… Je lisais encore récemment l’ITW d’une comédienne dans un magazine people qui racontait que tous ses rôles avaient été annulés à partir du moment où sa grossesse s’était sue. Ça me met vraiment encore en colère, encore plus quand cette discrimination vient des femmes elles-mêmes !

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pellicule de vie 24 janvier 2017 at 14 h 57 min

Encore un très bel article. Moi c’était le contraire.. On savait que j’étais enceinte et on me donnait plus de boulot! Et j’avais le col mou à cause de ça alors la gynécologue m’a fait arrêté. Par contre à mon dernier boulot, je suis tombé enceinte de mon 2e quelques semaines avant de signé mon CDI alors que cela ne faisait que quelques mois que j’étais là. Je leur ai dit et cela ne m’a pas empêché de le signer :).

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elisa 24 janvier 2017 at 15 h 04 min

Je te rejoins totalement, d’autant plus que je bosse dans le même domaine que toi…et je suis un peu perdue… dans mon ancien job on a carrément arrêté de me parler du moment où je suis tombée enceinte. A la naissance de bébé j’ai changé de travail, notamment parce que j’avais trop de trajet…et là je m’ennuie ferme donc recherche ailleurs mais je n’ose pas imposer mes horaires, ma demande de salaire ou mes éventuels jours enfant malade…toujours cette impression d’être jugée et surtout d’être considérée moins investie que les autres… pourtant je bosse plus vite que mes collègues (et je bosse bien apparemment) mais le présentéisme, toujours le présentéisme.

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Lucie 24 janvier 2017 at 15 h 47 min

Typiquement dégueulasse !
Tout simplement de la discrimination, j’espère que tout ça changera un jour.
Courage à vous 4.
J’aime beaucoup te lire

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Laurie 24 janvier 2017 at 21 h 14 min

Une nouvelle fois, MERCI !
Et surtout, ne te calme pas !
Jamais
❤️

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Marianne 24 janvier 2017 at 22 h 07 min

Merci pour cet article !
Ce n’est hélas facile pour aucune d’être nous… Mon employeur actuel m’a embauchée alors que gt enceinte – bon debut !
Mais g vite déchanté…
Ils n’ont pas compris que je demande à décaler des déplacements pour cause d’allaitement (mon bébé n’avait que 3 mois quand j’ai commencé…) ils me préviennent la veille pour le lendemain pour des voyages à l’étranger, je ne peux pas poser mes congés en fonction de ceux de le nounou.. Bref une vrai galere !
Je songe au deuxieme mais je ne vois pas comment cela pourrait être possible avec ce poste..
Les RH m’avaient dit « vous verrez il y a beaucoup de parents dans l’équipe.. » Effectivement deux papas avec des enfants en bas âge.. Et des épouses mères au foyer qui gèrent tout et une maman d’adolescents (comment dire… Non des enfants de 18 et 15 And n’ont pas les mêmes besoins qu’un bébé de 16 mois…). Tout Ca avec une directrice qui n’a jamais eu d’enfants et ne vit que pour le boulot..
Dur de supporter le regard des collègues célibataires qui pensent que vous vous la coulez douce parce que vous partez à 18h00
Bref sujet qui me tient à cœur en tant que femme qui aime travailler mais qui n’a pas fait un enfant pour ne pas le voir!! Je ne vois pas comment on peut faire changer les mentalités!

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Mindy 24 janvier 2017 at 23 h 12 min

C’est fou comme les employeurs sont allergiques à la maternité !
De mon côté, ils étaient « ravis » de ma grossesse lorsque je leur ai annoncé.. Puis les tensions ont commencé à apparaître et l’ambiance se dégrader. Tout ça a vraiment entâché ma grossesse jusqu’au jour où on m’a « invitée » à prendre mon congé maternité en avance « car je semblais fatiguée et je devais penser au bébé » (c’est toujours tourné de manière mielleuse), justement le jour où j’étais absente. Une semaine plus tard, ma collègue et amie me rapportait mes affaires car quelqu’un avait pris place à mon bureau.. Je le sentais mal mais je n’imaginais pas qu’au final, ils me licencieraient 1 mois après la naissance de mon fils, en décembre dernier, le jour où je les prévenais de ma future visite pour leur présenter le bébé.
Ils ont donc réussit à me gâcher, aussi, mon congé maternité.

Je me retrouve donc actuellement avec un adorable garçon de 2 mois, un congé mat’ qui se termine fin février, pas d’emploi mais un prêt hypothécaire à rembourser

Au final, je ne suis pas mécontente de ne plus avoir à faire avec ces gens même si les prochains mois s’annoncent difficiles, mais je trouve ça encore et toujours tellement dégoutant que les femmes disposées à engendrer une progéniture soient traitées comme cela.

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CLa 25 janvier 2017 at 7 h 46 min

Je rejoins un commentaire précédent : qu’attendent les Maternelles pour t’embaucher !? Merci pour cet article qui rappelle à quel point le monde du travail en France n’est pas adapté aux femmes. J’ai bcp bcp de chance je suis prof donc boulot protégé à vie où on peut prendre le congé parental qu’on veut pour s’occuper de notre enfant et revenir ensuite, et comme il y a bcp de femmes mamans chez les profs la situation ne pose pas du tout problème

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Virg 25 janvier 2017 at 9 h 30 min

C’est LE sujet qui me sidère depuis que je m’intéresse à la maternité en règle générale, donc la grossesse et le travail, puis la parentalité et le travail. Entre l’attitude des employeurs et la difficulté, selon la région, à trouver un mode de garde (je ne parle même pas du financement dudit mode de garde qui oblige parfois les mamans à prendre un congé parental non souhaité), je me demande ce que l’on attend de nous. Franchement. J’en suis venue à me demander si l’objectif n’était pas un retour à la femme au foyer au vu de tous les exemples calamiteux qui m’entourent.

Je suis moins concernée puisque je suis aussi à mon compte. La gestion est différente, ça se prépare financièrement quand même mais, au moins, ça ne dépend que de moi.
En revanche, je vous suis tout à fait dans l’idée qu’il faut être ferme. Je pensais que mes clients seraient contents pour moi, je travaille avec certains depuis 10 ans et j’ai 35 ans, on ne peut pas dire que je me sois lancée tôt ! Non, l’un a quand même réussi à me pondre un « ça ne m’arrange pas, c’est la période des budgets ». Heu… pardon Madame, en fait, ce n’est pas moi qui décide quand exactement je tombe enceinte ! Heureusement, je n’ai annoncé ma grossesse qu’à partir du moment où j’étais suffisamment sûre de moi pour organiser les remplacements pendant mon congé mat (je me suis salariée de ma propre entreprise). Du coup, j’ai répondu un truc genre  » mais ça ne pose pas de souci, une collègue me remplacera et je superviserai le travail, je ne suis pas la première à devenir maman dans le métier ». Après avoir été rassuré, ce client se comporte de manière beaucoup plus humaine en me demandant des nouvelles, en faisant attention à mon état lorsque je bosse chez eux, etc. Il faut montrer que ce n’est pas un obstacle. Après tout, ce n’est qu’un moment dans une vie, 9 mois ! faut pas exagérer tout de même !
Je vous suis aussi sur l’idée que l’on peut mettre une pause dans une carrière. On consacre tellement de temps et d’énergie à notre travail (non mais comptez les heures qu’on y passe !), que j’estime tout à fait légitime de faire le choix de sa famille à un moment de sa vie. Après tout, cela n’empêche pas de travailler, c’est seulement un changement de priorité… là encore, limité dans le temps.
En fait, tout le monde semble oublier qu’une grossesse ne dure que neuf mois et qu’un enfant, aussi étonnant que ça paraisse, ça grandit ! Sur une carrière d’une quarantaine d’années, l’incidence ne devrait même pas se voir.
Vraiment, je suis outrée par toutes ces attitudes.

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Jujudorie_Ainsi font les jeunes parents 25 janvier 2017 at 10 h 10 min

Que ça fait plaisir de lire ces mots.!

J’ai 22 ans et un petit garçon de huit mois et demi. Depuis mes 17 ans je travaille, pendant, entre et bien sûr après mes études. Je suis dans le commerce. J’ai besoin personnellement de travailler mais je ne veux pas passer a côté de l’enfance de mon bibou, ne pas le voir grandir. A ce jour je n’ai pas de CDI. Je termine un CDD a la fin du mois, de 20h/semaine. J’ai discuter avec le directeur du magasin. Je lui ai dis que financièrement ce n’était pas possible et en terminant tous les soirs à 19h je ne peux jamais récupérer mon fils a la crèche et c’est de plus en plus difficile pour moi. De plus, j’aimerais entamer une reconversion professionnelle. Il a très bien compris et m’a remercié pour mon honnêteté. C’est peut être parce qu’il a une petite fille qu’il a réagit comme ça.. Peut importe, j’ai eu la chance de ne pas avoir de soucis a annoncer ma grossesse et a  »assumer » mon enfant au travaille. Comme tu dis tout le monde veut un enfant, j’ai espoir que le monde du travail change de vision et s’adapte a la vie de famille.!

Merci pour tous ces billets.! Même Mr qui n’est pas très lecture les lit jusqu’au bout (c’est vraiment un exploit ^.^).

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Audrey 25 janvier 2017 at 15 h 37 min

Bravo pour ce billet, c’est très intéressant d’avoir les témoignages de tout le monde sur la façon de gérer cela. C’est inacceptable qu’à notre époque encore, une mère craigne pour son emploi lorsqu’elle désire un enfant…

Bon courage à toutes!

Audrey

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Jennifer 26 janvier 2017 at 21 h 09 min

Bonjour Flore, Bonjour à toutes.
Je suis contente d’avoir lu ton article et même pas vraiment étonnée car j’ai constaté lors de ma première grossesse, qu’en 2013, c’était encore « mal vu » et « pas normal » de tomber enceinte. C’est un truc de fou, complètement révoltant. Les employeurs en font une fatalité, une maladie, un scandale… alors que cela ne fait pas de nous des incapables, des moins que rien, des bonniches. Ils ne nous payent même pas pendant notre congé mat. On ne leur doit rien, ils ne nous doivent rien. C’est hallucinant et contradictoire. A croire dans un sens que sans nous, la société va couler. Mais par contre, tu es enceinte, on te gicle.
Pour ma première grossesse, j’étais heureuse de l’annoncer à mes employeurs, qui n’étaient autres que ma sœur et mon beau-frère. Ça devait être une bonne nouvelle, comme toute annonce de grossesse. Sauf que j’ai clairement compris que les ennuis allaient commencer. Ils l’ont très mal pris et m’ont pourris la vie (tâches plus compliquées, plus lourdes, horaires de travail qui changent sans raison, harcèlement moral…) avant et après mon accouchement.
Sauf que je n’ai pas voulu me laisser faire et ait fait valoir mes droits. Ce qu’ils ont encore plus mal pris. Genre je suis de la famille, tu peux pas faire ça. Alors toi tu es de ma famille et tu as le droit de me traiter et de me gâcher ma grossesse mais moi non j’ai pas le droit… enfin bref, ça s’est fini par une rupture conventionnelle et voilà maintenant 3 ans qu’on ne se parle plus.
A côté de ça, cette expérience a été très « traumatisante » pour moi. Psychologiquement, je suis désormais incapable de travailler pour une quelconque employeur. J’ai essayé et toujours laissé tomber au bout de quelques jours et je sais bien que cette étape de ma vie y est pour beaucoup.
Je me suis donc lancé à mon compte. Je n’en vis pas mais me sens bien plus sereine et en paix avec moi même.

Quand bien tout ceci est tellement révoltant et le mot est si faible. Je ne trouve même pas les mots.
Je te remercie si tu as réussi à tout lire et je vous souhaite à toutes de profiter de votre grossesse au mieux. Je n’ai pas pu le faire pour ma première. J’étais stressée, angoissée, horrifiée, scandalisée, terrifiée… ça se ressent dans le caractère de ma fille aujourd’hui.
Bref, on n’a qu’une vie et la famille c’est la vie. Le travail passe après.
Je vous embrasse.

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Vanessa 27 janvier 2017 at 12 h 45 min

Bonjour Flore,
C’est avec beaucoup de joie que j’ai lu votre article. Les témoignages font du bien, on se sent moins seule! Vous avez réussi à me faire du bien aujourd’hui et je vous en remercie!
Contrairement à vous, je n’appréhendais pas du tout d’annoncer à ma boss ma grossesse. En effet, en poste depuis plus de 2 ans au sein de cette petite entreprise très familiale, nous avions développé un lien qui allait au-delà du professionnel.
A 8 semaines donc, je lui annonce la (bonne) nouvelle. Super réaction de sa part et chacune repart à ses activités.
Les choses se sont corsées à mon premier RDV médical qui avait lieu à 11h et pour lequel je me suis absentée la matinée. A mon arrivée à 14h, douche froide, « gueule » (je vous assure qu’il n’y a pas d’autre mot) de trois pieds de long et no communication de la journée…
Moi, j’étais super contente d’apprendre que j’attendais un petit garçon et que tout allait bien pour nous deux. Bref je garde ma joie et je bosse jusqu’à pas d’heure.
Le lendemain, Madame me convoque dans son Bureau afin de faire un « point ». Tout se passait bien, malgré le froid; et en toute fin de RDV, sa phrase « dorénavant je vous remercie de prendre vos RDV médicaux à la première heure » m’a achevée… S’en sont suivis des reproches sur mes pauses déjeuner durant lesquelles j’éprouvais le besoin de m’allonger, mes petites pauses goûter, et mon avenir au sein du cabinet.
J’ai pleuré, pleuré, et re-pleuré… Aucune compassion dans ses yeux. Aucune compassion de cette femme que j’ai considérée comme plus que ma boss. Aucune compassion de cette maman d’une petite fille de 11 ans.
Cela s’est produit début décembre. Depuis, il y a des pics, il y a des regards qui ne trompent pas. Il y a les remarques aux collègues (qui me soutiennent à fond).
J’ai perdu toute motivation. Je viens, je fais mon job (de consultante en recrutement), je pars. Je déteste ça!
J’attends la bonne opportunité pour partir. Mais je ne suis pas « attractive ». Que faire d’une femme enceinte qui va aménager ses horaires et ne venir que pour toucher son salaire??
Faux, complètement faux!! Après l’accouchement, la femme va avoir besoin de se prouver qu’elle est bien plus qu’une super maman. Et n’oublions pas super papa qui est là lui aussi…
Bonne journée, profitez de votre grossesse. Je suis la plus heureuse depuis que BabyBoy est là!
Vive la femme, vive le travail!!
<3

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Cindy 27 janvier 2017 at 16 h 50 min

Merci pour ce billet ! Même si sur le fond, je préférerais qu’on n’ai pas à affirmer haut et fort ce genre de choses !
C’est une discussion que j’ai eu avec mon conjoint il y a quelques jours à peine (j’ai de la chance, il a un point de vue très « évolué » sur la question) quand je lui expliquais qu’une de mes amies avait repoussé à plus tard son projet de deuxième enfant pour accepter une promotion… Mon amoureux m’a répondu : « Je trouve dommage qu’elle ait eu à « choisir », je ne vois pas le problème, pour moi, les deux ne sont pas incompatibles ! » Si seulement tout le monde (surtout les hommes, mais pas que..) pouvait penser la même chose.
Par contre, présenter les choses sans laisser le choix peut avoir un effet pervers. J’ai repris le travail quand mon fils avait 3 mois 1/2 mais je souhaitais continuer à l’allaiter. Pendant plus de 3 mois, j’ai donc tirer mon lait sur mon lieu de travail, sans vraiment laisser le choix à mon employeur (le droit du travail allait dans mon sens) mais ça lui est resté en travers de la gorge…
Tout ça pour conclure que l’idée « travailleur indépendant » fait de plus en plus son chemin dans ma tête, en parallèle de celle d’un deuxième bébé ! Ne plus avoir à se justifier de devoir partir à 17h et n’avoir des comptes qu’à rendre à soi-même, je pense qu’on tient là la base de l’équilibre personnel, et donc du bonheur 😉

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Emilie 27 janvier 2017 at 17 h 10 min

Bonjour Flore,

Tout d’abord un grand merci à toi de clamer à voix haute ce que beaucoup d’entre nous ressentons. J’ai 26 ans et suis enceinte de mon premier enfant. Ma situation a été plus ou moins similaire à la tienne.

Quelle bonheur de porter la vie!! On est un peu dans sa bulle et quand le moment fatidique de l’annonce arrive tout s’écroule. Je ne sais pas ce qui est le plus dur dans tout cela..voir la déception de tes boss (à qui tu as évidemment donné tout ton temps et toute ton énergie jusque là), que l’on te demande si c’était voulu, que l’on te demande quand est ce qu’est prévu ton arrêt ou que l’on te dise que de toute façon il n’y aura personne pour te remplacer…

Je crois que le plus difficile pour moi a tout de même été les remarques désobligeantes de ma boss, mère de famille qui n’a aucun scrupule à quitter une réunion pour s’occuper de son fils… ado !! Chaque jour elle me faisait comprendre que j’étais devenue un « boulet » pour la boite. Ses remarques ont fini par m’atteindre psychologiquement et physiquement. Je rentrai chaque jour en pleurant, ne sachant plus quoi faire pour mettre un terme à cette situation…pourtant je n’ai jamais demandé quoi que ce soit (ma grossesse se passait extrêmement bien par chance). J’en étais même arrivé à me demander si ce bébé était une bonne idée, si je ne faisais pas une erreur, comment je pourrai réagir si jamais je le perdais… Soutenu par mon mari et ma sage femme, j’ai eu la chance d’être rapidement arrêtée. Bizarrement mon ventre s’est arrondi de jour en jour…

Aujourd’hui je profite pleinement de ma grossesse en préparant mon avenir. Une chose est sûre je me donne tous les moyens pour quitter cette boite qui ne respecte pas les futures mamans. Ma grossesse et ce bébé me permettent d’ouvrir les yeux sur le monde du travail, sur mes priorités.

A toutes les futures mamans, assumez ce si joli moment de la vie. Les moments gâchés par le travail durant votre grossesse seront perdus. Et puis après tout c’est tout de même grâce à nous que ce construit l’avenir!! Soyons fières d’être ce que nous sommes !

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Maman Chouette 28 janvier 2017 at 8 h 00 min

Merci pour cet article. Il tombe à pic pour moi…
Quand j’ai annoncé ma grossesse à ma responsable, en novembre 2014 je tremblais, mon cœur battait à 1000, je tenais à peine sur les jambes, et j’ai fondu en larmes…
Et en effet, je ne crois pas que ce soit normal de ressentir un si gros stress pour l’annonce d’une pourtant si belle nouvelle…

On m’avait promis un meilleur poste juste au moment où j’ai arrêté la pilule alors quand j’ai annoncé la nouvelle, on m’a demandé d’attendre mon retour pour enfin prendre ce poste et je me suis un peu sentie mise au placard…

Quand j’ai repris le boulot, ma puce fêtait ses 3 mois. Mon chéri ayant perdu son emploi alors que j’étais enceinte de 8 mois, impossible d’envisager un congé parental…
J’ai donc 1 mois avant prévenu mon employeur que je reviendrai à 80%, et que je souhaitais mon mercredi (par anticipation, je sais que grand nombre des ass mat ne travaillent pas le mercredi et la ville nous a refusé les 6 places en creche demandées).
Le jour de mon retour, on m’annonce que mon mercredi est refusé car ma collègue à ses mercredis (son plus jeune à 20 ans !).

Je n’ai rien du faire ou dire pour me défendre et j’ai dû accepter de prendre mon vendredi.
J’ai pleuré chaque jour avant d’aller bosser pendant presque 1 an.
Et je suis toujours malade tous les matins, surtout le lundi, bouffée par le stress de laisser mon bébé.
J’ai la chance de faire 9h/17h. Et pourtant…
Le matin quand je pars elle dort. Je rentre le soir à 17h30 on joue un peu, bain, repas puis dodo j’ai l’impression de ne jamais voir ma fille… ça me rend malade.

Cette semaine j’ai enfin pris la grande décision de demander mon mercredi !
Ma puce ne rentrera à l’école qu’en septembre 2018, mais je veux en profiter aussi avant ! J’ai déjà loupé tant de choses…
J’ai fait mes calculs, réfléchis aux horaires que je pourrais faire…
Ok. À 95% en commençant à 8h le matin et en faisant 15mn de plus le soir ça passe c’est parfait.

Seulement il me reste à trouver le courage d’en parler et de faire ma demande…
Tout en sachant que ma nouvelle collègue (changement de service) à son mercredi malgré que elle aussi ses enfants soient grands…
Je pars en sachant très bien qu’ils vont essayer de me convaincre de ne pas prendre mon mercredi ! J’en suis malade !

Mais voilà qu’arrive cet article, partagé par le Huffingpost, et surtout la fin, qui me dit de prendre mon courage à deux mains, d’y aller sure de moi, sans sourciller et que je suis dans mon bon droit…
Ça m’a fait un bien fou. Alors pour tout ça et apres ce roman je tiens à dire MERCI.
Et je relirais ces quelques lignes qui m’ont fait du bien, juste avant de partir au « front », pour me gonfler de courage !

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Popie 30 janvier 2017 at 19 h 42 min

Bon courage pour ta demande. Il n’y a pas de raison qui tu y aies moins droit que les autres ! Et puis tu as une excellente raison de le demander. Je pense que c’est absolument méchant de ne pas essayer de s’arranger pour que tes collègues avec des enfants bien bien plus âgées échangent. A 20 ans je doit qu’elle passe ses mercredis avec lui …

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Maman CHouette 1 février 2017 at 15 h 36 min

Merci pour ton commentaire Popie !

Ma demande a ma chef est faite… Elle n’était pas très contente et m’a dit ça se faisait historiquement dans la boîte de travailler sur 4 jours avec un 95% ou 100%, Céline l’a en effet (ma collègue) car ça date d’il y a longtemps mais maintenant on ne le fait plus… Une demi-journée peut-être et encore… Si tu prends ton mercredi il n’y aura qu’une personne en compta 1 mercredi sur 2 c,’est gênant… (Bah oui, elles ont toute leur mercredi sauf moi, seule Maman de jeunes enfants avec ma chef !)
J’ai bien fait comprendre que moi ce que je veux c’est ma journée entière, que ma fille à moi elle n’a que 20 mois, mais c’est pas gagné…
Je dois déjà en parler avec ma collègue demain, voir déjà si elle accepterait de ne prendre que ses vendredi au lieu de mercredi semaines paires et vendredi semaines impaires… Nous verront bien !

Sinon il ne me restera qu’à changer de société, pour un poste sur 4 jours ou à temps partiel…

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Capucine 29 janvier 2017 at 21 h 43 min

Je suis infirmière et je reprends le boulot dans dix jours alors que mon bébé aura trois mois.
À partir du moment où j’ai annoncé ma grossesse la chef m’a changé de service soit disant pour que ce soit plus confortable pour moi mais en fait j’ai fais le bouche trou dans les services toute ma grossesse, ce qui a été encore plus fatiguant car j’ai du me réadapter à chaque fois.
Je reprends à 80% pendant six mois mais pas dans mon service. Ils m’ont changés sans me laisser le choix, pour me mettre dans un service que je déteste. J’en ai la boule au ventre de reprendre, déjà que de laisser mon tout petit va être très dur mais alors dans ces conditions… Je sens bien qu’ils me poussent dehors mais je ne sais que faire et où aller et surtout si je dois leur donner raison…
Et je ne parle pas de nos horaires (mon mari est aussi infirmier) et du fait qu’il est « impossible » d’aménager mon planning (on va devoir poser notre bébé à 6h chez la nounou ou le récupérer à 21h).
Je suis en colère, très en colère contre le système. On ne devrait pas avoir à choisir.

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Popie 30 janvier 2017 at 19 h 43 min

C’est honteux. On devrait aménager pour arranger les parents, ne serait ce que pour le bien-être des enfants…

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Maman Chouette 1 février 2017 at 15 h 39 min

Je t’envoie tout mon courage pour la reprise. J’ai moi aussi repris le jour de ses 3 mois. C’est un moment très difficile.. Et encore plus dans ta situation.
Tu es tout à fait en droit de leur demander de partir…
Propose une rupture conventionnelle pourquoi pas…
En tant qu’infirmière, tu devrais retrouver 🙂

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Mathilde 30 janvier 2017 at 14 h 32 min

Après avoir un ma première, j’ai postulé en interne pour la fonction supérieure. Il m’a été répondu que je devais comprendre que jusqu’a mes 40 ans je n’évoluerait pas dans la société…
Heureusement j’ai un mari, qui comme le tien, m’a dit de partir et vite!
Courage à toutes les mamans!

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Popie 30 janvier 2017 at 19 h 33 min

Mais la blague… comme si ça empêchait d’être efficace ou d’être compétente et intelligente ! Tu as trouvé ailleurs par la suite ? Mieux ?

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Mia 30 janvier 2017 at 17 h 56 min

Merci pour cet article ! Je suis tout à fait de ton point de vue, aucune femme ne devrait se gâcher le début de sa grossesse à cause de l’annonce au travail ! Je viens quand même donner un peu d’espoir à toutes celles qui ont peur de franchir le cap.
Je travaille dans ma boîte depuis 1 an et demi. Lors de mon embauche, mon n+2 m’a signifié, cash, qu’accepter une proposition d’embauche chez eux me faisait prendre un engagement moral de ne pas tomber enceinte avant au minimum 3 ans. Je n’ai rien répondu du tout (et je me suis bien gardée de lui dire que j’étais sur le point de me marier et que nous pensions avoir un enfant avant 3 ans). J’ai été embauchée en CDI. J’ai souvent ruminé cette discussion, je me suis mariée, et les discussions et envies bébé se faisaient de plus en plus fréquentes. Un jour, un déclic, je me suis dit que je n’avais pas à faire ma vie en fonction de mon boulot. Et si dans 3 ans il m’arrive un accident et que je ne peux plus avoir d’enfants ? La vie est tellement imprévisible parfois. Même si je devais changer de boulot après mon congé maternité, il fallait que je le fasse.
Alors, nous nous sommes lancés. Le lendemain, je ne le savais pas encore, mais j’étais enceinte. Le fait que cela arrive si vite m’a fait très peur, et pendant 2 mois, je n’ai eu de cesse que de faire des cauchemars. J’avais des crises de larmes, de panique, d’angoisse, tellement peur d’avoir fait le mauvais choix ! Je revoyais la tête de mon responsable lorsqu’il a appris mon mariage, et je me suis mise en tête plein de films catastrophes sur mon annonce. Je me suis finalement lancée à 8 semaines. Et la réaction a été plus que positive ! Tous mes supérieurs se sont dits ravis pour moi. On a limité mes déplacements sans que je ne demande rien, on me demande souvent comment je vais, bref, la réaction parfaite. La semaine dernière, mon n+2 (celui qui m’a embauchée) est venu me parler de ma grossesse et de notre petite discussion d’il y a un an et demi. Il m’a paru très gêné et m’a dit que, malgré ce qu’il avait pu dire et sa manière de considérer les femmes qui font des enfants comme des « chieuses », (!!!) je n’avais pas de soucis à me faire et qu’il était très content pour moi.
J’ai conscience d’avoir beaucoup de chance même si je me dis que cette situation n’aurait même pas dû exister. J’ai aussi la chance d’avoir un poste spécifique, pour lequel il est difficile de recruter, et que ma grossesse tombe pendant la période « creuse », il n’y aura donc même pas besoin de me remplacer. Mon travail n’est donc plus une source de stress pour moi et depuis, je la vis à 200 % ! Mais malheureusement, même lorsque cela se passe bien, on se heurte à un problème de mentalité. L’intimidation pour dissuader de tomber enceinte, la discrimination à l’embauche … Tout cela me reste en travers de la gorge. Je transmets tout mon courage aux femmes qui en sont victimes, et surtout, ne vous laissez pas faire, vivez vos rêves <3

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Popie 30 janvier 2017 at 19 h 32 min

Font des enfants comme des chieuses ? Elles le font exprès pour faire chier donc ? Et elles les font seules ? Ça me choque quand même. Bien sûr ton entourage pro a eu une réaction plutôt positive mais je trouve ce commentaire un peu choquant malgré tout.

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Mia 30 janvier 2017 at 22 h 58 min

Bien sûr ; c’est bien pour cela que cela me reste en travers de la gorge et que je dis qu’il y a un problème de mentalité. Mais tres égoïstement je préfère me focaliser sur ma situation personnelle, les réactions positives à mon egard et vivre ma grossesse pleinement.

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Maman Chouette 1 février 2017 at 15 h 41 min

On m’a demandé si je comptais faire des enfants dans les années à venir lors de mon entretien d’embauche…
Interdit et pourtant à lire les commentaires ils sont très nombreux à le faire !

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Electraztar 3 février 2017 at 8 h 32 min

J’avais posté un peu plus haut que je venais de postuler.
Honnêtement je le sentais bien, très bien, ça se sent quand un entretien roule comme sur des roulettes.
Mais voilà mon arrêt mat’ leur pose problème et ils préfèrent prendre quelqu’un d’autre.
Je suis très amère. Et çe qui est dur c’est quand notre entourage ne semblent même pas révolté. 🙁

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Alice 18 avril 2017 at 20 h 23 min

Désolée je lis ce poste plusieurs mois en retard…. mais j’ai quand même eu envie de commenter et de participer à vos discussions. Moi j’ai du m’arrêter à 4 mois de grossesse parce que le travail debout toute la journée était intenable pour moi. C’était une souffrance de chaque minute et le soir je rentrais en pleurant dans les bras de mon chéri… bien entendu mon patron m’a bien fait culpabiliser en disant que je le mettais bien dans « le caca »… je n’arrive pas à comprendre pourquoi être enceinte dans une boite petite ou grande (nous sommes juste 6 employés dans la mienne…) est quoiqu’il arrive un problème qu’il faut assumer! Je suis sûre qu’il aurait préféré que je perde mon bebe! Bref… et à présent je me pose la question de prendre mon congés parental ou non… sachant que je meurs d’envie de le prendre en fait! Ce qui me fait le plus peur c’est le côté’ financier bien entendu. Et c’est la que la révolte reprend… j’ai juste l’impression d’être « tenue » par mon boulot….comme enchaînée à un truc qui me pèse! Suis je la seule à ressentir ça? Mon rêve serait de pouvoir bosser de la maison ou bien être à mon compte pour faire ce que j’ai envie de faire! Et surtout pour être sereine avec mon bebe dans l’avenir. Pas coincée et stressée au boulot alors qu’il a besoin de moi… à me culpabiliser si je dois partir en urgence… voilà le coup de gueule d’une future maman qui se pose beaucoup de question sur son avenir et celui de son bebe… je suis preneuse de bons conseils et de bonnes paroles Bonne continuation à toutes.

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diana 21 juin 2017 at 12 h 11 min

J’ai arrêté de travailler au 3e mois. Par choix.
Mon travail était stressant. J’avais toujours des deadlines à tenir.. Mon mari et moi avons donc décidé qu’il serait mieux de rester à la maison.
J’étais pas habitué, au début je n’arrivais pas à me trouver une place ! Quand on travaille toute sa vie et puis on termine par rester enfermé à la maison, ça devient rapidement un cauchemar… C’est à ce moment là que j’ai décidé d’ouvrir un blog ! Comme beaucoup d’entres-nous 🙂
L’article que je conseille souvent à mes lecteurs, porte sur la fatigue: https://www.zonegrossesse.com/fatigue-grossesse/

A bientôt ! ++

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Annette 21 juin 2017 at 18 h 34 min

J’ai aussi candidaté pour un post pendant ma grossesse (à 3-4 mois il me semble), l’entretien s’était très bien passé, et puis je leur ai dis cash que j’étais enceinte et pareil… plus de nouvelles ensuite. Alors que sur le moment j’ai eu le droit aux ahhh et ohhh des recruteurs et des « toutes mes félicitations ». J’ai été très déçue…

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Juliette THELLIER 22 août 2017 at 14 h 34 min

Merci de cet article, je me sens moins seule.
Ma grossesse a été la plus belle surprise de notre vie, c’était inattendu car je venais de commencer un nouveau travail (cela faisait 5 jours !!) mais la vie est plein de surprise !
Étant de nature honnête, je décide de le dire à mon DGD alors que je n’étais même pas à un mois de grossesse. J’étais encore en période d’essai et je préfèrais me préparer le cas où cela pourrait poser un problème. Mais je n’aurais jamais imaginé la réponse que j’ai eu : « Ah, et j’imagine que vous allez le garder? ». Je suis restée sans voix, comment peut-on dire ça, comme si je venais lui demander la permission d’avoir mon bébé !!! Précision étant faite qu’il venait d’avoir un bébé quelques mois avant.
J’étais coincée, j’avais démissionné de mon ancien travail pour venir à celui-ci, si je partais ou s’il ne me gardait pas, je tombais au RSA. J’étais dans un état de stress très avancé. Durant les trois premiers mois de ma grossesse, j’ai eu peur de faire une fausse couche à cause d’eux. C’était terrible. Ils ont réussi à me faire sentir coupable de ma grossesse, à me faire culpabiliser. Je n’arrive toujours pas à me dire que j’ai pu ressentir ça !
Arrivé à la fin de ma période d’essai, j’arrive dans le bureau de mon DGD qui me tend un courrier annonçant qu’il réitère ma période d’essai. Je lui demande quels sont les points sur lesquels il souhaite que je m’améliore, ce à quoi il me répond que je suis parfaite et qu’il n’a rien à dire sur mon travail. J’insiste pour connaître la raison pour laquelle ma période est renouvelée et il me dit enfin que c’est parce que je suis enceinte ! Ce qui implique qu’il veut être sûr que je ne m’arrête pas pendant ma grossesse, que je ne sois pas malade. Une dose de stress en plus. Étant désemparée, je signe le courrier en pensant à mon petit bout dans mon ventre et en me disant qu’il fallait que j’assure financièrement. Durant cette période, je suis allé au travail avec 39°C de fièvre, pendant la canicule… Bien évidement j’ai été arrêté à 7 mois et demi car beaucoup trop fatiguée et exténuée moralement pour continuer à travailler.
Lorsque je suis partie en congé maternité, on m’a bien précisé qu’il n’était pas question que je prenne un jours de plus pendant mon congé maternité. Je devais impérativement revenir le jour J ! A mon retour, première phrase de mon deuxième directeur avec lequel je travaille : “Tu imagines bien que l’on attend beaucoup plus de toi que des autres!”. Quant à mon DGD, lui, il m’a expliqué que l’important avec les enfants c’est la qualité du temps passé avec eux et non la quantité…
Dans la continuité de mon retour, un jour ma nounou m’appelle car mon bébé de 5 mois est malade et doit impérativement aller au médecin. Je vais voir mon DGD pour lui demander de m’absenter pour emmener mon bébé chez le médecin. Sa réponse : “ Non, je trouve que vous en demandez beaucoup trop ! “.
Je suis actuellement encore dans cette société mais je suis entrain de chercher à partir car maintenant je me rends compte que ce que j’ai vécu n’est pas normal et qu’avoir un enfant est l’une des choses les plus merveilleuses et plus jamais je ne laisserai quelqu’un me malmener de la sorte.

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